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PARIS : Un an après l’UNOC-3, la France poursuit la dynamique engagée pour la protection de l’Océan
A l’occasion de la Journée mondiale de l’océan et du premier anniversaire de l’UNOC-3, les ministres Monique Barbut et Catherine Chabaud ont annoncé de nouvelles mesures pour protéger l’environnement marin grâce à la labellisation de trois nouvelles zones de protection forte et la présentation du plan national de lutte contre les plastiques en mer.
En juin 2025, la France accueillait à Nice la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC-3), un rendez-vous historique qui a réuni 50 chefs d’État et de Gouvernement, 24 représentants d’organisations internationales et plus de 130 000 visiteurs.
Cette conférence a marqué un tournant décisif pour la protection de l’Océan et de ses écosystèmes marins. Elle a permis de faire émerger des engagements concrets et de renforcer la mobilisation internationale en faveur de la biodiversité marine, de la lutte contre les pollutions et de la gestion durable des ressources océaniques.
Des avancées majeures obtenues à l’UNOC-3
L’UNOC-3 a permis d’accélérer les ratifications du traité sur la protection de la haute mer, dit traité BBNJ, de favoriser la création de nouvelles aires marines protégées et de zones de protection forte, ainsi que de renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
La conférence a également suscité de nouveaux engagements internationaux pour décarboner le transport maritime, lutter contre les différentes formes de pollution marine et améliorer la connaissance scientifique de l’Océan grâce à des outils innovants tels que le baromètre Starfish et la mission Neptune.
Un an plus tard, des résultats concrets
Un an après cet événement, la France poursuit ses efforts pour transformer les engagements pris à Nice en réalisations tangibles.
Le traité BBNJ, entré en vigueur en janvier 2026, a désormais été ratifié par 89 parties prenantes. La mobilisation internationale se poursuit afin de préparer avec succès sa première Conférence des Parties (COP) dédiée à l’Océan, qui se tiendra à New-York en janvier 2027, étape essentielle pour sa mise en œuvre effective.
Dans le cadre de sa présidence du G7, la France a porté cette année deux initiatives majeures : l’une consacrée à la lutte contre la pêche INN, l’autre visant à renforcer l’efficacité de la gestion des aires marines protégées.
Par ailleurs, l’aire marine protégée de Polynésie française annoncée lors de l’UNOC-3 a été officiellement créée. À elle seule, cette aire marine protégée couvre désormais près de 50 % des eaux souveraines françaises.
La France franchit aujourd’hui également une nouvelle étape dans la protection de ses espaces marins avec la labellisation de trois aires marines protégées en zones de protection forte (ZPF) dans les Terres Australes françaises (900 000 km2), à Petite-Terre en Guadeloupe (8,42 km²) et dans la baie d’Audierne (0,09 km²), reconnaissant le haut niveau de préservation des habitats et des espèces les plus sensibles[1]. Ces zones portent ainsi à 14,68 % des eaux françaises reconnues en protection forte.
Enfin, alors que chaque année, près de 12 millions de tonnes de plastique rejoignent nos océans, cette journée est l’occasion de présenter le nouveau plan national de lutte contre les déchets plastiques en mer.
Ce plan s’appuie sur quatre axes :
- Prévenir les pollutions plastiques, en amont, y compris en identifiant des alternatives au plastique (concernant par exemple les gobelets plastique)
- Intercepter les plastiques au niveau des cours d’eau, des réseaux d’assainissement ou des écoulements d’eaux pluviales avec, par exemple, un accompagnement des collectivités dans le déploiement des solutions telles que des filets dans les cours d’eau pour intercepter les déchets plastiques;
- Récupérer les déchets sur le littoral et en mer, grâce à des actions menées avec les professionnels de la pêche pour aller récupérer des «filets fantôme » ;
- Sensibiliser l’ensemble des acteurs grâce à travers des guides à destination des collectivités et des organisateurs d’évènements ou le soutien aux aires marines éducatives, permettant de sensibiliser les écoliers.
Maintenir l’ambition pour l’Océan
Face aux défis croissants liés au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux pressions exercées sur les ressources marines, la France demeure pleinement mobilisée pour faire vivre l’héritage de l’UNOC-3.
Un an après Nice, la dynamique engagée se poursuit : la protection de l’Océan est plus que jamais une priorité collective, au service des générations présentes et futures.
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le Climat et la Nature : « L’UNOC-3 a démontré que la protection de l’Océan pouvait devenir un moteur de l’action internationale pour la biodiversité et le climat. Un an après Nice, les résultats sont là : le traité BBNJ est entré en vigueur, les aires marines protégées se développent et de nouveaux États se mobilisent contre les atteintes aux écosystèmes marins. Face à l’urgence écologique, nous devons maintenir cette dynamique collective. La France continuera à porter une ambition élevée pour la protection de l’Océan, convaincue qu’il n’y a pas de transition écologique réussie sans un océan en bonne santé »;
Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche : « En cette journée mondiale de l’océan, et an après l’UNOC-3, la France poursuit son action pour transformer les engagements en actions concrètes et renforcer la protection de notre bien commun : la labellisation de trois zones de protection forte et la présentation du plan de lutte contre les plastiques en mer en sont des exemples concrets. Notre responsabilité est de concilier protection des écosystèmes marins et avenir durable des activités maritimes. C’est le sens de l’action que nous menons, en France comme à l’international »;
[1] La labellisation « zone de protection forte » reconnait un haut niveau de protection, tel que défini par le décret n°2022-527 du 12 avril 2022, et garanti par des mesures préexistantes.


