PARIS : UDI – Un accord historique pour l’avenir de l…
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PARIS : UDI – Un accord historique pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie
Éric Hélard, Secrétaire national UDI aux Outre-mer, salue un accord historique pour la Nouvelle-Calédonie.
Du 2 au 12 juillet s’est tenu à Paris, sous l’autorité du Président de la République et du Ministre d’État, Ministre des Outre-mer, un sommet consacré à la Nouvelle-Calédonie. Cet évènement a clôturé un cycle de discussions engagé avec les différentes forces politiques calédoniennes afin de tracer l’avenir institutionnel du territoire.
Pendant dix jours, d’intenses négociations se sont déroulées à huis clos dans un hôtel situé à Bougival dans les Yvelines, commune symboliquement liée à Michel Rocard. Après une ultime nuit blanche de discussions, l’accord a finalement été signé le 12 juillet. Ce texte prévoit notamment l’ouverture du corps électoral local à tous les résidents installés en Nouvelle-Calédonie depuis au moins dix ans, et ce à compter des élections provinciales de 2031. On se souvient que la réforme du corps électoral avait été à l’origine des émeutes de mai 2024, marquées par un lourd bilan humain et matériel : 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts.
Autre avancée majeure : l’accord acte la reconnaissance d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » inscrit dans la Constitution française. Une nationalité calédonienne sera créée, et cet État pourra être reconnu au niveau international. Une loi fondamentale devra être adoptée par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie afin d’affirmer sa capacité d’auto-organisation. Ainsi, le « Caillou » ouvre un nouveau chapitre de son histoire, dans une relation apaisée avec la France.
L’UDI salue le courage et la responsabilité des formations indépendantistes et non-indépendantistes, et se félicite du rôle essentiel joué par les partis modérés du bloc central calédonien, en lien permanent avec notre président Hervé Marseille.
Bien sûr, tout n’est pas réglé : les signataires de l’accord, de retour à Nouméa, devront expliquer à leurs instances respectives les concessions faites par chacun des camps. Cette étape s’annonce délicate.
Malgré tout, cet accord permet à l’espoir de renaître parmi une population encore marquée par les événements traumatisants de mai 2024. Il apporte aussi de l’espoir aux forces vives du territoire, aux entreprises et à la jeunesse, avec notamment un futur « pacte de refondation économique et financière » ainsi qu’un « plan stratégique » pour le nickel en cours d’élaboration.
À l’automne, le Parlement national devra adopter une loi organique pour reporter les élections provinciales à juin 2026. Ce texte sera suivi d’un projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XIII de la Constitution relatif à la Nouvelle-Calédonie, qui devra être adopté par le Parlement réuni en Congrès. Le groupe Union Centriste du Sénat, sous la conduite d’Hervé Marseille, sera alors au cœur de ces débats parlementaires.
Enfin, les Calédoniens seront appelés à se prononcer sur cet accord historique lors d’un référendum prévu en février 2026. Le chemin reste donc encore long, mais pour l’heure, saluons ensemble le « pari de la confiance » incarné par cet accord de Paris-Bougival.
Source : UDI – Les infos de la semaine.


