Passer au contenu principal

PARIS : UDI – Second tour, des alliances contre nature

La réaction de Jean-Philippe Dugoin-Clément, Maire réélu de Mennecy (91), Vice-Président de la Région Île-de-France et Porte-Parole de l’UDI.

Le second tour des élections municipales est un moment charnière dans notre vie politique locale. En quarante-huit heures à peine, les discussions, les négociations et les alliances se nouent dans l’urgence des résultats.

Les règles sont connues : toute liste ayant obtenu plus de 5 % des suffrages peut fusionner avec une autre, tandis que celles dépassant les 10 % peuvent se maintenir. Cette mécanique démocratique est saine à condition qu’elle repose sur un projet et des valeurs partagées. Or, cette année, le spectacle qui s’offre à nous est d’une nature particulière.

Dans de nombreuses grandes villes comme Avignon, Besançon, Brest, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Limoges, Lyon, Nantes, Toulouse, Tours et même à Tulle, la ville de François Hollande, le Parti socialiste (PS) a conclu des alliances avec La France Insoumise (LFI). Des alliances majoritairement dites « techniques », présentées comme de simples arrangements électoraux. Ne nous y trompons pas, il s’agit d’une alliance purement électorale, sans aucun programme cohérent ni valeur partagée.

Comment le Parti socialiste peut-il, d’un côté, prétendre incarner une gauche républicaine, modérée et responsable, et, de l’autre, s’allier avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Le même Jean-Luc Mélenchon ayant multiplié les « blagues » antisémites, qui a affiché son soutien sans faille à la Jeune Garde et valorisé la violence et le chaos. Ce double discours est insupportable.

La contradiction éclate d’ailleurs au grand jour à Strasbourg, où le Parti socialiste va jusqu’à retirer son soutien à sa propre candidate parce qu’elle a eu le courage de s’allier avec des centristes. Autrement dit : s’allier avec LFI, oui, mais s’allier avec un centriste républicain, non. Cela en dit long sur l’état de la gauche et sur les priorités de son premier secrétaire, Olivier Faure.

Johanna Rolland, numéro 2 du PS et candidate à Nantes, incarne cette même contradiction. Comment porter un discours de rassemblement républicain tout en validant des alliances avec ceux qui fracturent le débat public ?

La politique n’est pas un jeu de répartition de postes. Ce n’est pas une course aux sièges où tous les moyens sont bons. C’est un contrat avec les citoyens, fondé sur des valeurs et un projet pour la ville. Trop de candidats semblent l’avoir oublié.

Les candidats de notre mouvement ont choisi leurs alliances en fonction de ce que nous voulons construire et de ce que nous portons. Cette différence est notable !

Dimanche, le choix est clair.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.