PARIS : UDI – « Mieux vaut une loi spéciale qu’…
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PARIS : UDI – « Mieux vaut une loi spéciale qu’un mauvais budget »
Par Vincent Delahaye, sénateur de l’Essonne, membre de la commission des finances au Sénat et conseiller municipal de Massy (91).
« Pour la deuxième année consécutive, nous avons été obligés de voter une loi spéciale permettant aux services de l’État de fonctionner en 2026. C’est la conséquence de l’absence de majorité à l’Assemblée nationale depuis la » fameuse » dissolution de 2024. Et l’on peut d’ores et déjà anticiper, sans être un grand clerc, qu’il faudra une troisième loi spéciale pour 2027. Celle-là pourrait durer au moins six mois après la présidentielle et de possibles législatives post-présidentielles.
Certains agitent cette loi spéciale comme un épouvantail. » Attention, on ne va plus rien pouvoir faire ! » reprennent à tue-tête les ministres. Mais c’est faux. Rien n’empêche à travers les crédits ouverts de faire des économies sur certains postes pour en financer d’autres. Tous ceux qui ont géré ou gèrent encore des collectivités le savent. Il n’y a qu’au niveau de l’État que l’on n’imagine pas pouvoir le faire. Et le projet de budget 2026 du gouvernement était loin d’être fantastique.
En le modifiant et en l’approuvant, le Sénat a malheureusement dégradé un déficit qui était déjà trop élevé. Bien sûr, il n’a pas suivi l’Assemblée nationale dans ses folies fiscales totalement irresponsables (taxer toujours plus le capital et les entreprises, c’est pénaliser les emplois et les salaires), mais il a réduit les augmentations d’impôts prévues par le Gouvernement. Il a également limité l’effort des collectivités locales à une proportion juste et raisonnable (2 milliards principalement ciblés sur les intercommunalités et les régions). Dommage que dans le même temps, il ait refusé la plupart des économies qui auraient permis de compenser ces décisions en ramenant le déficit à un niveau plus décent.
Et surtout, il a validé la dégradation de ce déficit en entérinant un transfert organisé par le Gouvernement de 6 milliards vers les caisses de Sécurité sociale afin de masquer partiellement l’ampleur du déficit accru du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le dérapage du PLFSS a en effet été complet : en dépit de nouvelles taxes pour faire plaisir aux socialistes, aucun effort sur la dépense, et même une suspension de la réforme des retraites alors qu’il eût fallu la poursuivre…
Cela fait longtemps que je préconise de baisser la dépense et d’arrêter d’augmenter les impôts et taxes. Par facilité, on continue à faire l’inverse. Et les socialistes s’en donnent à cœur joie avec leur traditionnelle politique » toujours plus de dépenses, toujours plus d’impôts » qui nous a menés dans le mur et dont on n’arrive pas à se débarrasser. Et cela continue… Pour la commission mixte paritaire (CMP), les socialistes demandaient d’augmenter la dépense de 10 milliards. Et pourquoi pas ? On ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut passer !
Personnellement, je n’ai pas validé par mon vote la poursuite d’une politique que je désapprouve :
Un déficit de 136 milliards, soit près de 30 % de nos dépenses.
Des dépenses dont l’utilité et l’efficacité ne sont jamais appréciées, comme si tout était toujours une question d’argent.
Des » efforts » qui reposent quasi exclusivement sur des hausses d’impôts.
Une dette qui continue de croître avec un record prévu en 2026 de 310 milliards d’emprunts nouveaux.
Espérons que la voix de la raison l’emporte, et qu’avec la trêve des confiseurs, le budget puisse être amélioré… on peut toujours rêver » !


