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PARIS : UDI – France – Chine, entre fascination…

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PARIS : UDI – France – Chine, entre fascination technologique et impératif de vigilance européenne

Jean Hingray, Sénateur des Vosges et membre du groupe France-République populaire de Chine au Sénat.

Observateur passionné des parcours de nos entreprises françaises à l’international, j’ai eu la grande chance de participer à plusieurs reprises à des voyages officiels en Chine.

En octobre dernier, je me suis rendu au Forum culturel franco-chinois à Changsha, capitale de la province chinoise du Hunan, organisé par la Fondation prospective et innovation, présidée par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre.

D’un déplacement à l’autre, je suis frappé par l’effervescence de ce pays, son appétit pour les nouvelles technologies et par les aménagements urbains qui accompagnent ce développement.

Je suis ensuite heureux de constater que l’accueil réservé à nos entreprises françaises est toujours aussi chaleureux et positif. La French Touch fait toujours recette.

Cet intérêt des investisseurs chinois pour nos entreprises françaises mérite d’être cultivé. Avec en ligne de mire, des retombées exportatrices dans nos territoires. Certaines chambres de commerce et d’industrie (CCI), comme celle des Vosges organisent avec succès des rencontres entre des investisseurs chinois et des entreprises locales.

Je note aussi à quel point les autorités chinoises sont disposées à enclencher avec notre pays via nos musées ou nos fondations des échanges culturels très stimulants. J’encourage vivement nos institutions à se montrer réceptives, quitte parfois à faire bouger les lignes.

En revanche, dans les domaines de la recherche qui entrent dans mon périmètre de parlementaire, je me permets de lancer une alerte à notre écosystème national. Selon des observateurs, la Chine dominerait dans 90 % des technologies stratégiques mondiales, sur un total de 44 identifiées ; étant sur dix d’entre elles en situation de quasi-monopole, comme en biologie synthétique, super condensateurs, hydrogène et ammoniac pour l’énergie, bien sûr en batteries électriques. Dans les technologies où ils sont en retrait, nous les aidons en leur proposant des partenariats avec de grands organismes de recherche, comme par exemple avec l’Institut Pasteur, courant le risque d’être dépassés à court terme.

De retour de Chine, faisant fi des cocoricos, on se dit que l’Europe comme continent et comme Union prend une fois de plus tout son sens. Nos liens d’amitié avec la Chine sont profonds, mais nos deux pays sont plus que jamais soumis à une forte compétitivité internationale. Après avoir cédé sur le terrain de la production, nous ne devons pas perdre la bataille des technologies, tout aussi structurante pour nos économies.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.