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PARIS : Transition écologique – L’État investit…

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PARIS : Transition écologique – L’État investit massivement pour soutenir les projets franciliens

Réuni ce lundi, le comité régional de l’ADEME a dressé un bilan 2025 marqué par 187 millions d’euros d’aides et fixé les priorités pour 2026.

C’est un rendez-vous stratégique pour l’avenir environnemental de la région capitale qui s’est tenu ce lundi 16 février 2026. Marc Guillaume, préfet de la région d’Île-de-France et préfet de Paris, a présidé le comité régional d’orientation (CRO) de l’ADEME Île-de-France. En présence d’Amélie Renaud, directrice régionale de l’agence, cette instance a permis de faire le point sur une année d’investissements soutenus et de tracer la feuille de route pour les mois à venir. Le message de l’État est clair : le cap de la transition écologique est maintenu, avec un soutien financier et technique renforcé auprès des collectivités et des acteurs économiques.

Un investissement de 187 millions d’euros en 2025

L’année qui vient de s’écouler témoigne d’une accélération notable des projets sur le terrain. Au total, l’État a soutenu 431 projets en Île-de-France, représentant une enveloppe globale de 187,02 millions d’euros versés. Ce financement se décompose en plusieurs volets stratégiques, illustrant la diversité des chantiers engagés.

Le « budget incitatif » de l’ADEME a permis à lui seul de financer 269 projets pour un montant de 112,8 millions d’euros. La répartition de ces fonds montre une priorité nette accordée à la transition énergétique, qui a capté 100,74 millions d’euros. L’économie circulaire suit avec 8,45 millions d’euros, tandis que la mobilité durable, la qualité de l’air et l’adaptation au changement climatique se partagent 3,61 millions d’euros.

Par ailleurs, le Fonds vert a joué un rôle complémentaire essentiel en injectant 6,24 millions d’euros dans 18 projets spécifiques, ciblant le recyclage du foncier, la valorisation des biodéchets ou encore la transition écologique des territoires industriels. L’innovation n’est pas en reste, avec 46,7 millions d’euros alloués via le plan France 2030 pour soutenir 21 projets d’avenir.

La chaleur renouvelable, fer de lance de la décarbonation

Secteur clé de la souveraineté énergétique, la production de chaleur renouvelable a bénéficié d’un soutien massif. Le bilan du Fonds Chaleur est particulièrement positif : plus de 60 projets ont été aidés en 2025, mobilisant 100 millions d’euros. Depuis sa création en 2009, ce dispositif a prouvé son efficacité en accompagnant plus de 480 installations franciliennes, générant une production additionnelle de 6,8 TWh par an d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R).

Cette dynamique s’est concrétisée par la signature de deux « Contrats Chaleur Renouvelable » majeurs d’une durée de quatre ans. Le premier, conclu avec le syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Île-de-France (SIGEIF), prévoit un financement de 6,1 millions d’euros pour un objectif de production de 9,4 GWh. Le second, signé avec la Ville de Paris, engage 2,7 millions d’euros pour atteindre 7,5 GWh.

Mobilisation des territoires et des entreprises

Au-delà des infrastructures, l’année 2025 a été marquée par une forte mobilisation des acteurs locaux. Le réseau « Élus pour Agir » compte désormais plus de 300 membres en Île-de-France, signe d’une prise de conscience politique croissante. Plus de la moitié des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de la région sont désormais engagés dans le programme « Territoire Engagé pour la Transition Écologique ».

Côté entreprises, l’ADEME a accompagné près de 50 projets liés à l’écoconception et à la transformation durable, ainsi que 28 entreprises dans leur démarche de décarbonation. La reconversion des friches polluées reste également une priorité, avec huit projets soutenus via le Fonds vert pour un budget de près de 2,5 millions d’euros.

2026 : cap sur les élections municipales et l’industrie

Pour l’année 2026, l’État et l’ADEME entendent maintenir la cadence. Dans un contexte marqué par les élections municipales, l’agence ciblera deux priorités : accompagner les nouveaux élus dans l’intégration des enjeux de développement durable et accélérer la décarbonation de l’industrie.

Le Fonds Chaleur restera un levier central, maintenu à son niveau national de 2025 (800 millions d’euros). L’année sera notamment ponctuée par la restitution de l’étude GeoScan, menée par le BRGM, qui devrait affiner la connaissance du potentiel géothermique de l’ouest francilien, ouvrant la voie à de nouveaux réseaux de chaleur.

L’économie circulaire sera renforcée via le dispositif ORMat (objectif recyclage matière), tandis que l’adaptation au changement climatique se poursuivra avec l’accompagnement de 14 collectivités engagées dans la démarche TACCT. Enfin, pour le secteur privé, des outils comme la méthodologie ACT® (Accelerate Climate Transition) ou le programme « Mon parcours économie d’énergie » seront déployés pour aider les PME et les grands groupes à définir leur stratégie climat.

Pour plus d’informations sur les actions de l’État en région : http://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france