Passer au contenu principal

PARIS : Trafic ou usage de stupéfiants, davantage de mis en…

Partager :

PARIS : Trafic ou usage de stupéfiants, davantage de mis en cause dans les communes touristiques, frontalières ou avec de plus faibles niveaux de vie

Quelles sont les spécificités des communes qui enregistrent le plus de mis en cause pour trafic ou usage de stupéfiants ?

Cette étude,  de nature économétrique,  permet d’isoler les caractéristiques des communes qui sont le plus liées aux infractions à la législation sur les stupéfiants enregistrées par la police et la gendarmerie nationales.

Différentes catégories d’indicateurs disponibles au niveau communal ont été testées : structure démographique de la population, caractéristiques socio-économiques, situation géographique, infrastructures et équipements, activité des communes et caractéristiques du parc de logements.

Les personnes mises en cause, pour usage ou pour trafic de stupéfiants, ne sont pas uniformément réparties sur le territoire. Ces infractions sont majoritairement commises dans les aires d’attraction des grandes villes. Rapportés à la population, les taux pour usage ou pour trafic de stupéfiants pour 1 000 habitants y sont les plus élevés.

Certaines infrastructures et caractéristiques socio-économiques ou démographiques des communes sont liées à un plus fort taux de mis en cause pour trafic ou usage de stupéfiants. En particulier, la présence au sein d’une commune d’un établissement pénitentiaire est fortement corrélée à un fort taux de mis en cause à la fois pour trafic et pour usage de stupéfiants.

L’activité touristique d’une commune est aussi un facteur de plus fort trafic, tout comme le fait d’être une commune côtière ou frontalière ou disposant d’un aéroport. La présence d’infrastructures de transport terrestre (routes nationales, aires d’autoroute) est associée à un plus fort taux de mis en cause pour usage.

Les communes avec les indicateurs de niveau de vie les plus bas sont aussi plus fortement concernées par le trafic et l’usage de stupéfiants. Un taux de chômage plus haut et un niveau de vie médian plus bas sont associés à de plus forts taux d’infractions à la législation sur les stupéfiants, et ce de manière plus prononcée pour l’usage.

Enfin, des effets régionaux propres, non expliqués par les variables sociologiques, démographiques et économiques, existent également. C’est le cas en Guyane avec un fort surtaux de mis en cause pour trafic, mais pas pour usage.

Cette publication s’inscrit dans une série d’études menées sur les disparités communales en matière de délinquance enregistrée par les forces de sécurité, série inaugurée en mai 2023 par l’Interstats Analyse  IA n°60 consacré aux cambriolages de logement.

Précautions d’interprétation

Cette étude est basée sur un modèle économétrique élaboré qui permet d’isoler des liens (corrélations) entre plusieurs variables et le nombre de mis en cause pour usage de stupéfiants, ou celui pour trafic de stupéfiants. Cette étude ne permet pas de définir le sens de la causalité générant ce lien. Il est donc extrêmement important de lire ces résultats en ayant à l’esprit l’existence de multiples phénomènes pouvant donner lieu aux corrélations observées.

À propos du SSMSI

Au sein du ministère de l’intérieur, le SSMSI est le service statistique en charge de la sécurité intérieure, rattaché à la fois à la police et à la gendarmerie. Il compose avec l’Insee et 15 autres services statistiques ministériels le service statistique public coordonné par l’Insee.

Créé fin 2014, le SSMSI a pour mission de produire et de mettre à disposition du grand public et des services du ministère des statistiques et des analyses sur la sécurité intérieure et la délinquance.

Comme les autres membres du service statistique public, il respecte un certain nombre de règles visant à maintenir la confiance dans les informations produites et diffusées, en particulier indépendance professionnelle, fiabilité, neutralité, qualité des processus, méthodologie solide, accessibilité. Son programme de travail fait l’objet d’une concertation avec l’ensemble des utilisateurs au sein du Conseil national de l’information statistique (Cnis). Son activité est évaluée par l’Autorité de la statistique publique (ASP).

Retrouvez la publication ici

Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI)

Interstats Analyse IA n°75

Toutes les publications du SSMSI sont disponibles et téléchargeables en ligne sur son site internet

SSMSI sur Twitter

SSMSI sur LinkedIn

SSMSI sur Instagram