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PARIS : Trading, le VIX, l’outil sous-estimé pour booster v…

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PARIS : Trading, le VIX, l’outil sous-estimé pour booster vos performances

À l’automne 2024, l’intérêt des Français pour les actions atteint un record depuis 2017.

Selon le Baromètre, 30 % des sondés déclarent vouloir investir en actions dans les 12 prochains mois, contre 27 % en 2023. Une tendance particulièrement marquée chez les moins de 35 ans : ils sont désormais 53 % à envisager ce type d’investissement, contre 42 % l’an dernier.

Dans ce contexte d’engouement croissant pour la Bourse, les experts en courtage forex de BrokerChooser livrent leurs conseils pour utiliser l’indice VIX, un indicateur clé de la volatilité, afin de trader plus intelligemment et protéger son portefeuille en période d’incertitude sur les marchés.

Comment les traders peuvent-ils utiliser l’indice de peur (VIX) à leur avantage ?

  1. Le moment de vendre : bien choisir ses entrées et sorties du marché

En surveillant les fluctuations du VIX, les traders peuvent affiner le timing de leurs entrées et sorties, notamment dans le cadre de transactions à court terme. Cet indice, qui mesure les variations de volatilité attendue du marché, peut offrir un avantage stratégique important.

Par exemple : 

  • Un VIX élevé (au-dessus de 30) peut signaler une peur exagérée sur les marchés, poussant certains investisseurs à y voir une opportunité d’achat.
  • À l’inverse, un VIX faible (inférieur à 20) incite de nombreux traders à envisager une sortie, anticipant un possible retour de la volatilité.

Mais attention : il est essentiel de garder à l’esprit que des niveaux bas du VIX peuvent perdurer. Au premier semestre 2024, l’indice est resté en dessous de 20 presque en continu, à l’exception de quelques heures, tandis que les indices boursiers poursuivaient leur progression. Il ne faut donc pas se précipiter pour vendre uniquement en raison d’un VIX faible.

Adam Nasli, expert chez BrokerChooser, illustre bien l’importance du timing autour de cet indice :

« Lorsque Trump a annoncé ses droits de douane mondiaux, le VIX a bondi à plus de 45, atteignant des sommets extrêmes. 

Ce pic de volatilité a été interprété comme un point d’entrée par de nombreux traders contrariens. Le VIX a ensuite chuté rapidement, montrant à quel point il est un indicateur émotionnel puissant dans le trading ».

2.           Signaux contrariants : l’opportunité d’achat offerte par un VIX élevé

Lorsque le VIX grimpe, de nombreux traders paniquent, car cela reflète une forte tension sur les marchés. Pourtant, ces pics de volatilité coïncident souvent avec des creux boursiers, suivis d’un renversement de tendance.

En théorie, un pessimisme généralisé pousse les cours des actions en dessous de leur valeur réelle. L’investisseur contrarien, celui qui agit à contre-courant du sentiment dominant, achète à ce moment-là, misant sur une reprise lorsque le climat de marché s’améliore et que les prix remontent. Cette stratégie est particulièrement adaptée aux investisseurs à long terme, car elle comporte des risques et peut mettre du temps à se concrétiser.

Adam Nasli l’illustre avec un exemple parlant : « Un cas emblématique fut le crash boursier lié au COVID en mars 2020, l’une des chutes les plus brutales de l’histoire. Lorsque le VIX a atteint un niveau record, signalant une peur extrême, cela a indiqué à de nombreux traders contrariens qu’un point bas avait probablement été atteint, et qu’il était temps d’acheter.

En août, le marché s’était entièrement redressé et atteignait de nouveaux sommets. Ceux qui avaient acheté au plus fort de la panique (en mars 2020) ont récolté les fruits de leur prise de risque, grâce à la reprise rapide ».

3.           Stratégies de couverture : protéger son portefeuille grâce aux instruments liés au VIX

Les portefeuilles d’investissement sont naturellement exposés au risque de volatilité, qui peut entraîner des pertes importantes, notamment en période d’incertitude économique. Dans ce contexte, le VIX s’avère un outil précieux pour aider les investisseurs à se couvrir et à limiter les effets négatifs des fluctuations de marché. Il permet une gestion des risques plus fine et des décisions de trading plus éclairées.

« Le VIX est généralement inversement corrélé au S&P 500, ce qui signifie qu’il tend à grimper lorsque le marché boursier recule, et inversement. En détenant des produits liés au VIX, les investisseurs peuvent potentiellement compenser les pertes enregistrées sur leurs portefeuilles d’actions lors de corrections brutales », explique Adam Nasli.

En période de forte volatilité, cette approche permet donc de contrebalancer les pertes potentielles des actions. Le VIX ayant tendance à s’apprécier lorsque les marchés chutent, les investisseurs peuvent se positionner sur des produits dérivés liés au VIX, comme les contrats à terme ou les options, afin de tirer profit de ces hausses et ainsi renforcer la résilience de leur portefeuille pendant les périodes de crise.

Limites de l’« indicateur de peur » (VIX).

Bien que le VIX soit un outil précieux pour les traders, il convient de garder à l’esprit certaines limites essentielles. L’« indicateur de peur » doit être vu comme un baromètre des émotions du marché, un guide, non une garantie. Il ne doit donc jamais être utilisé de manière isolée dans une stratégie d’investissement.

1.    Il mesure la volatilité, pas la direction

Le VIX indique la volatilité attendue, c’est-à-dire l’intensité potentielle des mouvements du marché, sans prédire leur sens (hausse ou baisse). Il ne permet donc pas de déterminer avec certitude l’évolution future des indices.

2.            Une vision à court terme

Le VIX se concentre sur les 30 prochains jours, reflétant les anticipations de volatilité à court terme. Cela en fait un outil davantage orienté vers le sentiment immédiat du marché, peu adapté à ceux qui cherchent à anticiper les tendances à long terme.

3.            Un indicateur centré sur le S&P 500

Le VIX est calculé à partir des prix des options sur l’indice S&P 500. Par conséquent, il reflète uniquement les grandes capitalisations américaines et n’intègre ni les actions à moyenne capitalisation, ni les marchés internationaux, ni les économies émergentes.

Cela limite sa pertinence pour les stratégies de couverture globales ou les analyses macroéconomiques mondiales.

Cela dit, lors de véritables chocs mondiaux, comme la pandémie de COVID-19 ou les guerres commerciales, une montée en flèche du VIX coïncide souvent avec une chute généralisée des marchés internationaux. Néanmoins, ce n’est pas systématique : dans certains cas, le VIX ne reflète pas entièrement l’ampleur des inquiétudes globales.

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