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PARIS : Technologie – L’orchestration s’impose pour maîtriser les coûts de l’IA autonome

Face au déploiement massif des agents d’IA, Camunda préconise une orchestration hybride pour éviter la dérive financière et garder le contrôle.

L’adoption de l’intelligence artificielle a franchi un nouveau cap en ce début d’année 2026. Au-delà de la simple génération de contenu, les entreprises intègrent désormais massivement des agents autonomes capables d’exécuter des tâches complexes. Cependant, cette course vers l’« entreprise autonome » s’accompagne de risques majeurs : perte de contrôle, désordre opérationnel et explosion des coûts cachés. Pour Stéphane Faivre-Duboz, Vice-President Sales EMEA chez Camunda, la solution réside dans une architecture rigoureuse d’orchestration des processus.

Un risque de fragmentation et de surcoûts

Si les prédictions de Deloitte indiquaient dès 2025 qu’une entreprise sur quatre utiliserait des agents d’IA, la réalité opérationnelle se heurte aujourd’hui à la fragmentation des systèmes. Les IA intégrées dans les applications SaaS ou les bots RPA (Robotic Process Automation) fonctionnent souvent en silos. « L’automatisation devient fragmentée, nécessitant une intervention humaine pour corriger les problèmes, ce qui va à l’encontre de l’objectif initial », analyse Stéphane Faivre-Duboz.

Cette désorganisation génère des coûts imprévus, tant financiers qu’humains. Sans une vue d’ensemble, les organisations risquent de « dilapider leurs ressources » et de compromettre leur conformité réglementaire, un point critique dans les secteurs sensibles où chaque décision de l’IA doit être auditable.

L’orchestration comme système de circulation

Pour reprendre le contrôle, l’expert compare l’orchestration des processus à un système de gestion du trafic routier. Si l’IA autonome est une voiture sans chauffeur, l’orchestration est l’infrastructure qui permet à des millions de véhicules de circuler sans accident. « Elle relie les agents d’IA, les personnes, les systèmes, les appareils et les technologies existantes dans des processus métier unifiés de bout en bout », précise le dirigeant de Camunda. Cette cohésion est indispensable pour garantir que chaque tâche s’exécute au bon moment et dans le bon contexte.

Vers un modèle « agentique » hybride

La maîtrise des coûts passe par le choix du bon modèle de pilotage. Camunda identifie trois approches distinctes :

* L’orchestration déterministe : basée sur des règles prédéfinies, elle reste la plus économique et fiable pour les tâches répétitives et réglementées.

* L’orchestration dynamique : l’IA décide en fonction du contexte, offrant de la flexibilité mais posant des défis de contrôle.

* L’orchestration agentique : c’est le modèle hybride préconisé par Stéphane Faivre-Duboz.

« L’orchestration agentique permet aux agents d’IA de prendre des décisions et d’agir, mais selon des paramètres définis », explique-t-il. Ce système permet d’aiguiller les tâches simples vers des processus peu coûteux tout en réservant l’intelligence adaptative aux scénarios complexes.

L’humain reste au centre de la boucle

Malgré les avances technologiques, l’entreprise totalement autonome demeure une vision lointaine. Le modèle qui s’impose en 2026 est intrinsèquement hybride. L’orchestration agentique assure que « l’autonomie ne se fasse pas au détriment de la confiance ». Dans cette configuration, l’humain conserve la capacité de surveiller, d’auditer et d’intervenir, garantissant que la technologie reste au service de la performance économique sans générer de dérapages budgétaires.

Via Presse Agence.