Passer au contenu principal

PARIS : Taxe foncière – La DGFiP confirme que 31 mill…

Partager :

PARIS : Taxe foncière – La DGFiP confirme que 31 millions de propriétaires sont taxés sur des loyers de 1970

Une note de la DGFiP confirme que la taxe foncière des particuliers repose sur des bases de calcul obsolètes datant des années 1970.

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) vient de le reconnaître officiellement : le calcul de la taxe foncière pour les locaux d’habitation repose sur une méthode datant des années 1970, créant une distorsion fiscale qui pénalise lourdement les propriétaires particuliers.

Cette confirmation est contenue dans la note « DGFiP Statistiques n° 46 » publiée ce mois de mai 2026 et accessible en ligne (https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2005726/dgfipdoc.pdf).

Une reconnaissance officielle de l’administration fiscale

Le document de l’administration fiscale est sans équivoque : « La valeur locative des locaux d’habitation est une fonction des valeurs de loyers observées localement dans les années 1970 ».

Cette phrase, issue d’une publication officielle, vient valider une situation dénoncée de longue date par les contribuables et les experts en fiscalité. Le système, jamais réformé pour l’immobilier résidentiel, se base sur un marché locatif vieux de plus de cinquante ans. Selon cette même note, la taxe foncière sur les propriétés bâties a atteint 55,1 milliards d’euros en 2025. Sur ce total, les 31 millions de propriétaires particuliers, qui représentent 94 % des redevables, s’acquittent de 34,7 milliards d’euros, soit 63 % du montant global. Le montant moyen de la taxe foncière pour un foyer s’élève ainsi à 1 117 €.

L’« effet ciseau » pénalise les ménages

Cette obsolescence méthodologique n’est pas sans conséquence. Alors que les valeurs locatives des locaux professionnels ont été révisées en 2017 sur la base de loyers réels, celles des habitations sont restées figées dans le temps. La DGFiP chiffre elle-même l’impact de ce décalage : sur la période 2018-2026, la revalorisation annuelle cumulée des locaux d’habitation a atteint +23,7 %. Sur la même période, celle des locaux professionnels, pourtant actualisée, n’a été que de +9,6 %. Ce phénomène, qualifié d’« effet ciseau », signifie que les ménages ont vu la base de leur impôt augmenter deux fois et demie plus vite que celle des professionnels, le tout sur un fondement de calcul déjà archaïque. Cette situation engendre des inégalités structurelles importantes entre les contribuables et les territoires.

Un droit à la contestation complexe et inaccessible

Bien que le Code général des impôts prévoie un droit de contestation de la valeur locative pour chaque propriétaire, celui-ci reste largement théorique. La complexité des fiches d’évaluation cadastrale, l’opacité des données de comparaison et le manque d’outils simples et accessibles découragent la grande majorité des particuliers d’entreprendre une telle démarche. Le système, conçu par et pour des spécialistes, demeure une boîte noire pour le citoyen.

Une plateforme pour détecter les anomalies et faire valoir ses droits

Face à cette défaillance du système, la société orka.tax propose une solution. Cette plateforme legaltech, fondée par l’avocate fiscaliste Manon Bellin et par Gary Cahn, permet aux propriétaires d’analyser de manière automatisée la cohérence de leur taxe foncière. En quelques clics, l’outil peut identifier des anomalies fréquentes telles qu’une catégorie de bien erronée, une surface mal déclarée ou un coefficient inadapté.

Selon les statistiques internes d’orka.tax, le trop-payé moyen constaté sur les dossiers audités est de 260 € par an et par foyer. Une fois l’erreur identifiée et la réclamation engagée, le contribuable peut obtenir le remboursement des sommes indûment versées et une mise à jour pérenne de sa valeur locative.

La plateforme orka.tax (https://orka.tax/) offre une simulation gratuite et un accompagnement complet à la réclamation pour un honoraire fixe de 78 € par bien, avec une récupération moyenne de 435 € par an pour ses clients.

À l’heure où l’administration fiscale admet elle-même l’obsolescence de ses méthodes, la vérification de cet impôt devient un réflexe de bonne gestion.