PARIS : Taxe foncière – Comment les entreprises antic…
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PARIS : Taxe foncière – Comment les entreprises anticipent-elles l’explosion des coûts en 2026 ?
La taxe foncière, déjà en forte progression, risque de s’envoler à nouveau dès le 31 décembre 2025 : la révision des valeurs locatives devrait en effet s’appliquer pleinement à cette date.
Face à ce risque, les entreprises revoient l’ensemble des bases de leur imposition, et parviennent à réaliser des économies de 15 à 20 %. Ces dix dernières années, la taxe foncière payée par les entreprises a flambé de plus de 30%1 . En cause, l’inflation, mais aussi la décision de certaines grandes villes de voter des hausses massives : Paris a ainsi augmenté son taux de près de 50 % entre 2021 et 2024, et Grenoble de plus de 24 %. Aujourd’hui, la taxe foncière risque à nouveau de s’envoler brutalement, puisque les bases d’imposition changent en cette fin d’année. Depuis 2017, le fisc a en effet décidé de réviser les valeurs locatives des locaux professionnels. Jusqu’à présent, un mécanisme de lissage et de planchonnement limitait les hausses, mais il doit disparaître au 31 décembre 2025. Dès cette date, les entreprises seront imposées sur les nouvelles bases définitives. L’addition pourrait alors atteindre des records, même s’il reste difficile de les quantifier aujourd’hui, puisqu’ils dépendent de chaque commune.
Une taxe complexe, des erreurs de calcul dans un cas sur deux
Une certitude en tout cas : dans le calcul de cette taxe complexe, les erreurs sont déjà légion. “Un avis sur deux contient des incohérences », explique Antoine Cote Colisson, responsable du pôle Fiscalité Locale au sein du groupe Spartes. « Par exemple, on voit fréquemment une catégorisation erronée des locaux parmi les 38 classes existantes, une mauvaise ventilation des surfaces entre principales et secondaires, ou encore l’absence de prise en compte de permis modificatifs ou exonérations légales”. Toutes ces inexactitudes alourdissent considérablement la facture. « Nous avons vu des entreprises surimposées pendant quinze ans, qui ont payé des millions en trop« , souligne Antoine Cote-Colisson. « Dans certains dossiers, nous avons réussi à obtenir une réduction de 15 à 20 % ».
Des contestations possibles, mais dans des délais contraints
Dans ce contexte tendu, un nombre croissant d’entreprises se penchent attentivement sur leur taxe foncière et sur son mode de calcul, afin de pouvoir agir à temps. Elles vérifient les avis 2024 et 2025, afin de pouvoir contester la catégorisation de leurs locaux, demander les exonérations auxquelles elles ont droit – qu’il s’agisse de zones franches, de quartiers prioritaires ou d’exonérations liées à la construction et à l’aménagement et contrôler la cohérence entre impôts locaux calculés sur la même base.
« Trop d’entreprises considèrent encore la taxe foncière comme une dépense incompressible », reprend Antoine Cote-Colisson. « Or, dans un cas sur trois, nous identifions des erreurs significatives qui permettent de réduire la charge. Mais pour en bénéficier, il faut agir maintenant, car après le 31 décembre 2025, certains paramètres ne pourront plus être remis en cause ».
La taxe foncière représente aujourd’hui le deuxième poste de dépenses immobilières pour les entreprises, après le loyer. Dans un contexte économique marqué par la hausse des coûts et la pression sur les marges, les directions financières se montrent conscientes de l’urgence de sécuriser cette ligne budgétaire, et se protéger contre les dérives d’un système fiscal devenu de plus en plus complexe et imprévisible.
A propos de Spartes
Depuis sa création en 2012, Spartes s’impose comme un acteur incontournable de la performance opérationnelle et économique des entreprises. L’approche hybride unique de Spartes combine conseil, externalisation et solutions SaaS. Cette démarche innovante permet d’aider les entreprises à mieux maîtriser leurs coûts, qu’ils soient sociaux, fiscaux, assurantiels ou immobiliers. Spartes accompagne également ses clients face aux nouveaux défis réglementaires, tels le reporting extrafinancier ou la transparence salariale. Spartes regroupe aujourd’hui 4 filiales, 4 logiciels et plus de 150 collaborateurs. Plus de 2500 entreprises lui font confiance.

