PARIS : Stéphane Rambaud : « Autonomie locale et lutte cont…
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PARIS : Stéphane Rambaud : « Autonomie locale et lutte contre le millefeuille »
La défense de l’autonomie locale et la lutte contre contre le millefeuille territorial marquent la constance du Rassemblement National.
Stéphane Rambaud, député RN de la 3ème circonscription du Var, explique : « Grâce aux voix des députés du RN, nombreux dans l’hémicycle, l’Assemblée a voté en seconde lecture du PLF 2026, un amendement baissant la dotation globale de fonctionnement de 4,9 Md€. La désinformation qui l’a entouré a suscité des inquiétudes légitimes. Nos opposants politiques ont instrumentalisé cette coupe afin d’effrayer les municipalités à l’approche des élections, alors qu’elles ne sont nullement visées.
En effet, l’enchevêtrement administratif que connaît notre pays est un sujet aussi ancien que la décentralisation, et que les différentes lois de simplification ne sont jamais parvenues à résoudre.
Le Rassemblement national l’a dénoncé de façon constante.
Les lois du 16 décembre 2010 (réforme territoriale) et du 7 août 2015 (NOTRe), sous couvert de régler ce foisonnement, ont créé des nouvelles structures (les EPCI) et agrandi les régions tout en élargissant leurs
compétences. Loin de la promesse initiale de simplification, tout cela est venu s’ajouter à l’existant, pour créer complexité administrative, inefficacités opérationnelles et gabegies budgétaires.
Le plan du Rassemblement National consiste à faire des économies sur ces strates, et uniquement sur celles-ci. Dans le cadre d’une loi de finances, il n’est pas possible pour les parlementaires de cibler plus précisément les collectivités visées autrement qu’en l’indiquant dans l’exposé des motifs ; qui est en l’occurrence limpide.
Ceux qui laissent entendre que la mesure toucherait les communes ne l’ont pas lu… ou mentent sciemment à l’approche des élections.
Ainsi, les 4,9 Md€ de d’économies votées concernent uniquement un retour à la moyenne des dépenses de fonctionnement des EPCI (3,96 Md€) et des régions (0,94 Md€), comme annoncé dans le contre-budget présenté en octobre 2025. D’ailleurs, comme l’a annoncé la ministre elle-même au cours de la séance, avec les mesures supplémentaires votées à l’Assemblée et au Sénat, les crédits des collectivités vont augmenter en net d’1,5 Md€ après le vote de cet amendement pour 2026.
Lors des débats budgétaires actuels, le Rassemblement national s’est opposé à toute économie aveugle susceptible de toucher les communes et les départements.
Il s’est opposé aux plafonnements et minorations des compensations de l’État versées aux collectivités et autres « variables d’ajustement ».
Il a déposé et défendu des amendements en visant à augmenter l’IFER sur certaines activités, une ressource fiscale qui bénéficie principalement aux communes et aux départements.
Il a voté le fonds de sauvegarde au bénéfice des départements.
Lors des débats relatifs à la loi de finances de fin de gestion pour l’année 2025, il a voté l’ouverture de crédits supplémentaires pour le Ségur de la Santé, au bénéfice des départements et des centres municipaux de santé.
Cela traduit une philosophie.
Si le Rassemblement national a défendu les finances des communes, c’est pour rendre le pouvoir aux maires et aux conseillers municipaux, plutôt qu’à des EPCI lointains et inefficaces.
Si le Rassemblement national a défendu les finances des départements, c’est pour rendre lui rendre un pouvoir que les régions, trop grandes et déconnectées, exercent mal.
Par conséquent, tant au vu des prises de position passées que des engagements présents, le Rassemblement
national réaffirme son soutien aux communes et aux départements, ainsi que sa volonté de maîtriser l’inflation budgétaire des EPCI et des régions« .


