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PARIS : Sport – Le monde sportif accélère sa transiti…

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PARIS : Sport – Le monde sportif accélère sa transition vers le zéro plastique à usage unique

L’association No Plastic In My Sea publie une enquête et un guide pour aider le monde du sport à bannir le plastique à usage unique.

Dans le sillage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, qui ont marqué un tournant en matière de durabilité, le mouvement pour un sport plus respectueux de l’environnement prend de l’ampleur. L’association No Plastic In My Sea a dévoilé ce 10 mars une enquête menée auprès des acteurs du sport français, accompagnée d’un guide pratique référençant les meilleures initiatives pour éliminer le plastique à usage unique. Ce document, qui arrive à point nommé au début de la saison des événements en plein air, sera intégré à la boîte à outils de la charte des 15 engagements éco-responsables du Ministère des sports.

Pour réaliser cette étude, deux questionnaires distincts ont été adressés à 67 fédérations et 13 organisateurs d’événements majeurs, permettant de recueillir les retours de 24 fédérations et 7 organisateurs.

Une transition engagée mais inégale

L’enquête révèle une prise de conscience majoritaire et des progrès notables. Un des signaux forts concerne le sponsoring : 66,7 % des fédérations interrogées déclarent ne plus recourir aux sponsors du secteur de l’eau et des boissons embouteillées, et près de 30 % y ont renoncé récemment.

L’usage des bouteilles en plastique est également en net recul. Seules 8,3 % des fédérations y ont encore recours régulièrement, la plupart évoquant une utilisation exceptionnelle, faute d’alternative. La solution la plus plébiscitée est l’autonomie des participants : 79,2 % des fédérations encouragent désormais athlètes et spectateurs à venir avec leur propre contenant (gourde, gobelet, flasque), une consigne communiquée en amont des événements. D’autres postes de consommation sont bien engagés dans cette transition, avec 75 % des fédérations utilisant une signalétique réemployable et 70,8 % ayant adopté une logique zéro déchet pour leurs produits dérivés (arrêt de la production, goodies durables ou immatériels).

Des freins à lever pour atteindre le 100 % réutilisable

Malgré ces avancées, des points de friction persistent et ralentissent la généralisation des bonnes pratiques. Le suivi des dispositifs de vaisselle réutilisable reste un angle mort pour près de la moitié des organisations. Seules 52,4 % des fédérations indiquent mesurer le taux de retour des gobelets et autres contenants consignés. Or, ce suivi est crucial : les experts estiment qu’un taux de retour de 90 % est indispensable pour que le dispositif soit écologiquement pertinent, un gobelet réutilisable devant servir entre 7 et 10 fois pour être plus vertueux que son équivalent jetable.

Le secteur de la restauration apparaît également comme un défi majeur. Seules 29,2 % des fédérations interrogées parviennent à mettre en place des menus zéro déchet sur leurs événements, le suremballage restant une pratique courante pour le snacking et les repas.

Le guide des bonnes pratiques pour inspirer l’action

Face à ces constats, le guide publié par No Plastic In My Sea se veut un outil concret, s’appuyant sur des expériences réussies menées par des acteurs comme la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, l’Ultra-trail du Mont Blanc (UTMB) ou encore les Eurogames de Lyon.

Plusieurs solutions éprouvées y sont détaillées. Pour l’accès à l’eau, même en l’absence de raccordement au réseau, des solutions temporaires existent : cuves, citernes ou rampes mobiles. L’inscription de l’obligation pour les participants de venir avec leur propre contenant dans le règlement des courses se révèle très efficace, comme l’a démontré le Marathon de Paris qui l’appliquera en 2026. Le guide insiste aussi sur la nécessité de poursuivre l’autorisation des gourdes dans les enceintes sportives, une mesure testée avec succès lors des JO 2024 qui a permis de contourner les anciens blocages sécuritaires.

Pour la restauration, les recommandations portent sur le choix d’aliments bruts et non emballés, comme des fruits frais plutôt que des desserts en pots individuels.

Au-delà des emballages : la question des microplastiques

Le guide aborde enfin les risques sanitaires liés aux terrains, équipements et vêtements synthétiques, sources de pollution aux microplastiques. Il préconise des solutions alternatives et des pratiques visant à limiter l’exposition des sportifs, comme une aération renforcée des installations.

Fondée par des citoyens, l’association No Plastic In My Sea (https://www.noplasticinmysea.org/) agit contre la pollution plastique sous toutes ses formes. Le guide complet « Zéro plastique à usage unique dans le sport » est disponible en téléchargement à cette adresse : https://services.hosting.augure.com/Response/c7u3t/{60787bb0-0842-4727-8599-0d57b054a17d}.