PARIS : Souvenir Français – Serge BARCELLINI : « Mour…
Partager :

PARIS : Souvenir Français – Serge BARCELLINI : « Mourir pour Beyrouth » ?
Le 23 octobre 1983, 58 militaires français étaient tués lors d’une explosion dans le quartier général qui les abritait, le bâtiment du Drakkar à Beyrouth.
58 soldats intégrés dans la Force Multinationale d’Interposition (FMI). Chacun d’entre eux avait répondu aux ordres de leurs chefs. Ils étaient venus dans le cadre d’une politique nationale de la France, décidée par le gouvernement. Ils étaient venus afin de prolonger cet amour du Liban qu’ont toujours manifesté les gouvernements français depuis le XIXème siècle. Le Liban, ce territoire francophile traversait alors une crise qui mettait en jeu son avenir. Les 58 cercueils rassemblés aux Invalides créèrent un moment d’émotion partagée pour un grand nombre de nos concitoyens.
Et puis l’oubli.
Que reste-t-il aujourd’hui, 40 ans plus tard dans la mémoire nationale, de ce drame ? Que reste-t-il dans notre souvenir de ces 58 soldats ?
Il est sans doute plus difficile de faire mémoire de ces combattants tombés au Liban dans une guerre cachée que pour les Poilus de 14-18 ou les Résistants de 40-44. Faire mémoire du Drakkar, c’est pourtant se forcer à comprendre les enjeux du temps présent. C’est se forcer à comprendre que mourir pour la France, c’est aussi mourir pour Beyrouth.
Il appartient au Souvenir Français de porter leur mémoire, car elle est la nôtre.
Serge BARCELLINI
Contrôleur Général des Armées (2s)
Président Général de l’association « Le Souvenir Français »
SOURCE : La lettre n°87 du Souvenir Français


