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PARIS : Service Public – Une ambition légitime, con…

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Floriane Dumont
9 Déc 2023

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PARIS : Service Public – Une ambition légitime, confirmée par le Gouvernement

La Gestion Déléguée : Un Pilier de l’Amélioration des Services Publics.

Transports publics, traitement des déchets, aménagement du territoire, la gestion déléguée participe à l’optimisation opérationnelle et devient le garant de la qualité des services que nos concitoyens méritent.

Focus transport ferroviaire 

L’IGD possède également une expertise au service de l’optimisation des services publics sur de nombreuses thématiques. A ce titre, vous trouverez en pièce jointe une note sur les atouts de la gestion déléguée pour la mobilité ferroviaire.

PARTIE 1 : RÉFLEXIONS GÉNÉRALES LA MOBILITÉ FERROVIAIRE : ENJEUX, AMBITIONS ET CONTRAINTES

UNE AMBITION LÉGITIME, CONFIRMÉE PAR LE GOUVERNEMENT 

La mobilité ferroviaire comporte à l’évidence de nombreuses vertus : elle est toujours collective – d’où un report modal très significatif par apport aux transports individuels même bonifiés par la pratique du co-voiturage – et elle est décarbonée à condition d’utiliser exclusivement (ou quasi exclusivement) de l’énergie électrique « propre ». Elle est pour ces raisons un axe important de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC). Elle joue en outre un rôle d’aménagement du territoire à un moment notamment où les centres villes adoptent progressivement des zones à faibles émissions, où le développement du télétravail entraine un certain mouvement vers des habitats moins urbanisés tandis que les habitants des zones dites périphériques ont un ressenti d’éloignement, voire d’abandon, que des liaisons périurbaines ou interurbaines ferroviaires efficaces peuvent contribuer à atténuer.

Au développement du trafic ferroviaire passager s’ajoute l’ambition de développer le fret ferroviaire, la France étant l’un des plus mauvais élèves de l’Europe dans ce segment du marché des transports terrestres. Les objectifs nationaux dans ce domaine doivent comme d’autres être cohérents avec ceux qui sont arrêtés au niveau de l’Union Européenne dans le cadre de la politique dite TEN-T (Transeuropean Networks Transports) qui se traduit par des subventions significatives pour les réseaux assurant l’interconnectivité dans l’Union (ces subventions jouent un rôle important dans la structuration financière de plusieurs projets) mais également par des objectifs contraignants assortis de dates limite d’exécution (comme par exemple l’équipement des grands réseaux en ERTMS).

Enfin, le fait de disposer d’un réseau ferroviaire de bonne qualité et raisonnablement dense est un atout de compétitivité et d’attractivité de notre pays, à un moment où la concurrence pour attirer les grands investissements nationaux et internationaux n’a jamais été aussi forte au sein même de l’Union. Ces éléments ont conduit la Première ministre à présenter le 24 février 2023 un plan d’avenir pour les transports – dans lequel la mobilité ferroviaire au sens large1 occupe une place prépondérante – prévoyant un investissement de 100 milliards d’euros à l’échéance 2040.