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PARIS : Sarah Knafo : « Découvrez mon entretien avec The …

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PARIS : Sarah Knafo : « Découvrez mon entretien avec The European Conservative »

Sarah Knafo vous invite à lire l’entretien qu’elle a accordé à The European Conservative.

Vous pouvez le lire directement sur leur site, en anglais, en cliquant ici.

Vous le trouverez également en français ci-dessous.

Vous venez de vous déclarer troisième sur la liste de Reconquête aux élections européennes. Vous avez fondé ce parti et beaucoup ont dit que vous étiez la mastermind derrière la campagne présidentielle d’Éric Zemmour, pourquoi avez-vous décidé de sortir de l’ombre ?

Il y a trois ans, avec Eric Zemmour, nous avons créé un parti politique de droite qui est devenu en 6 mois le premier parti de France en termes de militants, et la quatrième force politique du pays. C’est une très grande fierté ! Nous sommes plus mobilisés que jamais car nous avons encore du chemin pour mener nos convictions au pouvoir en France. Depuis tout ce temps, j’organisais, je structurais, je réfléchissais, mais je restais en coulisses.

Il y a deux semaines, j’ai pris la décision de franchir le pas et de défendre nos idées en mon nom. Je suis donc troisième sur la liste de Reconquête, aux côtés de Marion Maréchal et de nos 79 autres colistiers, et j’espère demain, si les Français nous font confiance, députée au Parlement européen.

Pourquoi les Français devraient voter pour votre liste Reconquête pour les futures élections européennes ?

Parce que nous sommes les seuls en France à proposer un véritable plan de libération des Européens.

Nous voulons libérer les Européens de l’immigration et de l’islamisation avec un blocus naval militaire, en dissuadant les départs, en empêchant les arrivées, en contraignant les retours.

Nous voulons libérer nos nations de l’emprise bruxelloise avec la suppression de la Commission européenne et avec la primauté du droit national sur le droit européen.

Nous voulons libérer l’économie européenne de la tyrannie réglementaire et mettre fin des gabegies budgétaires : ce n’est pas l’argent de von der Leyen qu’elle dépense : c’est notre argent.

Et enfin, nous voulons libérer les Européens de la propagande woke trop souvent soutenue et financée par l’Union européenne.

Vous êtes très engagée sur la lutte contre le wokisme, comment ça se matérialise ?

Oui, la classe politique en parle mais agit peu. Or, ce n’est pas seulement une bataille entre la droite et la gauche, c’est une sape de l’intérieur. Alors, j’ai créé une association qui s’appelle Parents Vigilants et qui propose aux parents d’élèves de nous faire remonter les scandales qu’ils constatent dans l’école de leurs enfants. 75 000 parents nous ont rejoint ! C’est colossal. C’est-à-dire que nous avons des représentants dans chaque académie scolaire française.

Nous mettons toute la force de frappe de Reconquête à leur service. Médiatique, juridique, notre maillage territorial. Chaque semaine, nous faisons arrêter des initiatives de propagande, comme cette enseignante qui enrôlait des lycéens pour qu’ils aillent offrir leurs vêtements à des migrants clandestins, comme les spectacles de Drag Queen qui se montent même devant des enfants de 4 ans, comme la présence d’ONG pro-migrants dans des classes de collège…

J’ai comme projet de développer Parents Vigilants encore plus intensément au lendemain des élections européennes.

Diriez-vous que vous êtes un parti bourgeois ? Jadis vous avez travaillé pour Henri Guaino, l’ancien conseiller spécial du Président Nicolas Sarkozy, un politicien connu par son attachement aux classes laborieuses, un gaulliste de gauche peut-être même…

Je suis une fille du peuple, née dans les banlieues françaises, et Éric Zemmour aussi, lui qui est fils d’ambulancier. Venus d’en bas, nous avons réussi grâce aux études, aux livres, à la culture, lui dans le journalisme, moi au service de l’État. Si nous défendons une forme d’élitisme, nous voulons une élite au service du peuple.

Le problème de la classe politique française, c’est qu’elle considère que celui qui a le plus « la fibre sociale » est celui qui distribue le plus d’aides et de subventions. Autrement dit : celui qui est le plus à gauche. C’est un mensonge auquel nous refusons de participer. Nous disons que le pouvoir d’achat, ce n’est pas l’argent que l’État vous donne : c’est celui qu’il ne vous prend pas. Donc nous avons le programme de baisse d’impôts, de taxes et de charges le plus important de toute la classe politique.

Nous voulons que l’État français cesse de spolier ses forces vives. Chaque année, c’est 45% de taux de prélèvements obligatoires ! C’est-à-dire qu’à partir du 16 de chaque mois, les Français ne travaillent plus pour eux mais pour financer des dépenses publiques aberrantes. Les Français ne veulent pas vivre d’argent public, ils veulent vivre des fruits de leur travail. C’est leur droit le plus strict et avec Reconquête, nous voulons leur rendre ce droit.

On dit que les Français n’ont plus goût au travail…

Je déteste l’idée que les Français sont paresseux, veulent travailler le moins possible, préfèrent les petits arrangements bureaucratiques au travail bien fait. Cette vision extraordinairement dévalorisante est celle de la gauche.

Nous avons une femme politique française, Sandrine Rousseau, qui va même jusqu’à défendre « un droit à la paresse ».

Ces gens-là ne cessent de nous pousser au parasitisme. Ils rêvent de faire du peuple entier une masse démotivée de grévistes.

Le socialisme est une extraordinaire machine à handicaper les peuples, et la France est sa victime de prédilection. Nous assumons de vouloir détruire cette machine.

Vous êtes d’une tradition « souverainiste », vous êtes proche de Philippe de Villiers, de Marie-France Garaud. Avez-vous évolué sur ce point ?

Oui, je suis attachée à la souveraineté de la France et je veux que nous la défendions bec et ongles. Mais je veux rappeler que la souveraineté est un moyen. Il doit être mise au service d’un objectif : aujourd’hui, la défense de nos nations et de nos identités.

En tant que Française, je peux avoir la tentation d’en vouloir aux Allemands, parce qu’ils sont souvent plus forts que nous pour défendre leurs intérêts nationaux au sein de l’Union européenne ou parce qu’ils ont contribué au déclin de notre filière nucléaire. Mais je ne veux pas pour autant vivre dans un monde où Berlin devient une ville turque, où Cologne change de visage.

Nous sommes Européens, et même si nous ne sommes pas un même peuple, nous sommes une même civilisation. Cette civilisation brillante qui a tant apporté au monde est menacée. Alors je me sens Européenne et même une souverainiste comme moi affirme que nous avons un destin commun à défendre. Je veux continuer de vivre dans un monde où Paris reste Paris, Bruxelles reste Bruxelles, Rome reste Rome, Budapest reste Budapest.

Il y a en face la liste du Rassemblement national de Jordan Bardella… La division du vote nationaliste a-t-il du sens ?

Un pays où un seul parti a le droit de se présenter aux élections, ça s’appelle une dictature. La démocratie divise les voix par nature, parce qu’elle laisse le choix au peuple. Il faut savoir qu’en France, depuis 40 ans, nous avons une quinzaine de partis pro-immigration et un seul parti historiquement « contre » : le Rassemblement national.

Ce parti avait donc le monopole de la lutte contre l’immigration, mais il a également beaucoup de défauts qui empêchent de nombreux patriotes français de s’y retrouver. Cela explique que ce parti ait perdu toutes les élections présidentielles depuis sa création en 1972.

Donc Eric Zemmour a créé en 2022 un parti qui répond enfin aux attentes de millions de Français : Reconquête. Un parti qui lutte contre l’immigration et l’islamisation, mais qui a une approche bien plus sérieuse de l’économie, de l’Europe ; un parti moins démagogique, plus conservateur et sans doute plus courageux.

Quand j’entends Marine Le Pen affirmer que l’islam est compatible avec notre vieux pays, quand je l’entends défendre la taxation des profits alors que nous sommes déjà le pays le plus imposé du monde, quand je vois ses députés défendre la GPA, je me dis : heureusement qu’Eric Zemmour a créé Reconquête pour que les électeurs lucides aient leur maison.

Quels sont trois mots-clés de votre vision politique personnelle ?

Lucidité, vérité, simplicité.

La lucidité permet de voir le monde tel qu’il est, et non tel que les naïfs, les couards ou les hypocrites voudraient qu’il soit – parce que cela leur permettrait de baisser les bras.

La vérité permet de définir avec exactitude les problèmes les plus urgents de la France : avec sincérité et avec sang-froid, en misant sur l’intelligence des peuples, sans leur imposer de zigzags dictés par les sondages, ni de bavardages idéologiques.

Et la simplicité, parce que ma réflexion politique, mon expérience de l’État, ma passion pour les résultats, me démontrent que les meilleures solutions à la crise que nous traversons sont à notre portée, sous nos yeux, qu’elles sont simples, et qu’elles ne demandent qu’à être appliquées.

Regardez autour de vous. De quoi manque le monde politique ? De lucidité, de vérité et de simplicité. Ce manque, nous allons le combler.