PARIS : Santé sexuelle – L’écart orgasmique per…
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PARIS : Santé sexuelle – L’écart orgasmique persiste, même dans les pratiques jugées réciproques
Une étude IFOP pour JOYclub, publiée à la veille de la Journée Mondiale du 69, révèle que l’écart de plaisir entre hommes et femmes demeure majeur.
À la veille de la Journée Mondiale du 69, qui se tient ce 9 juin, les idées reçues sur la réciprocité du plaisir sexuel sont mises à mal par une nouvelle étude. Menée en mars 2026 par l’IFOP pour la plateforme JOYclub auprès d’un échantillon représentatif de 2 210 Français de 18 ans et plus, l’enquête dresse un constat sans équivoque : l’« orgasm gap », ou écart orgasmique, reste une réalité structurelle en France.
Un « orgasm gap » structurel et tenace
Les chiffres bruts révèlent une disparité profonde dans l’accès au plaisir. Alors que 67 % des hommes déclarent atteindre l’orgasme « à chaque rapport sexuel ou presque », ce chiffre tombe à seulement 40 % pour les femmes. Cet écart de 27 points souligne une expérience du plaisir encore très genrée.
Contre toute attente, la position du 69, souvent perçue comme le symbole d’une simultanéité et d’une égalité dans le plaisir, ne parvient pas à combler ce fossé. L’étude montre que même dans cette configuration, 76 % des hommes atteignent l’orgasme, contre 54 % des femmes. L’écart, bien que réduit, reste très significatif avec 22 points de différence, démontrant que la mécanique d’une pratique ne suffit pas à garantir une réciprocité des sensations.
L’expérience, un facteur clé du plaisir féminin
L’un des enseignements les plus notables de l’étude est l’effet de l’âge sur le plaisir féminin. Le taux d’orgasme des femmes en position 69 connaît une progression spectaculaire au fil des ans : il passe de 41 % chez les moins de 35 ans à 66 % chez les plus de 65 ans.
Cette évolution suggère que la connaissance de son propre corps, une meilleure communication avec le partenaire et la levée progressive des inhibitions sont des facteurs déterminants pour l’épanouissement sexuel féminin. L’expérience et la maturité semblent ainsi être des alliées précieuses pour réduire cet écart de plaisir.
Quand l’ennui s’invite dans la chambre
Au-delà de la seule question de l’orgasme, l’enquête met en lumière une autre problématique : la monotonie. La moitié des répondants (50 %) avouent s’être déjà ennuyés au cours d’un rapport sexuel. Ce chiffre interpellant ouvre des pistes de réflexion plus larges sur l’importance du dialogue, de la créativité et de la connexion émotionnelle dans la qualité d’une relation intime.
Ces données, publiées par JOYclub, soulignent l’urgence de poursuivre les efforts en matière d’éducation sexuelle, de déconstruction des stéréotypes sur le plaisir féminin et de promotion d’une communication plus ouverte au sein du couple.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


