PARIS : Santé publique – Une nouvelle loi pour systém…
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PARIS : Santé publique – Une nouvelle loi pour systématiser la prévention des maladies cardio-vasculaires
L’Assemblée nationale a adopté une loi visant à renforcer la prévention des maladies cardio-vasculaires, un fléau évitable dans 80 % des cas.
L’Assemblée nationale a définitivement adopté, ce lundi 20 juillet 2026, la proposition de loi visant à accélérer la prévention des maladies neuro-cardio-vasculaires. Porté par le cardiologue et ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, le texte a fait l’objet d’un rare consensus politique, recueillant 462 voix pour et aucune contre lors du vote final. Cette unanimité parlementaire souligne l’urgence d’agir face à un enjeu de santé publique majeur.
Un enjeu de santé publique alarmant
Les maladies cardio-vasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France, juste derrière les cancers. Chaque année, elles sont responsables de 140 000 décès et de 1,2 million d’hospitalisations. Les chiffres révèlent une situation préoccupante : en moyenne, un infarctus survient toutes les deux minutes et un accident vasculaire cérébral (AVC) toutes les quatre minutes.
Les femmes sont particulièrement touchées, ces pathologies constituant pour elles la première cause de mortalité. En France, une femme en meurt toutes les sept minutes, soit près de 200 décès par jour. Au-delà de ces événements aigus, des facteurs de risque silencieux aggravent le bilan, avec environ six millions de Français souffrant d’hypertension sans le savoir. Pourtant, selon les autorités sanitaires, 80 % de ces accidents cardio-vasculaires pourraient être évités grâce à un dépistage organisé et une prévention efficace.
Le dépistage au cœur du nouveau dispositif
La nouvelle loi s’articule autour de plusieurs mesures phares pour améliorer le diagnostic précoce. L’un des piliers est la mise en place d’un dépistage annuel pour les salariés au sein même des entreprises. Le texte prévoit également des rendez-vous de prévention à des moments clés de la vie des patients, ainsi qu’un dépistage systématique de l’hypercholestérolémie familiale dès l’âge de six ans.
Pour faciliter l’accès à ces contrôles, le champ de compétences de certains professionnels de santé est élargi. Les pharmaciens et les masseurs-kinésithérapeutes seront désormais autorisés à mesurer la tension artérielle sans prescription médicale. La loi encourage aussi l’utilisation d’outils numériques scientifiquement validés, comme des questionnaires de repérage précoce, pour évaluer les risques de pathologies associées tel que le diabète.
L’entreprise, nouvel acteur de la prévention
Avec ce texte, l’entreprise devient un maillon essentiel de la chaîne de prévention. Les employeurs devront mettre en place des campagnes de sensibilisation et de dépistage des maladies neuro-cardio-vasculaires pour leurs collaborateurs. Un accompagnement spécifique est prévu pour les femmes, afin de mieux prendre en compte leurs facteurs de risque.
Pour déployer ces actions, les entreprises pourront s’appuyer sur un écosystème d’acteurs variés : médecine du travail, Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), infirmiers libéraux, structures privées ou encore associations agréées.
Cette nouvelle orientation semble répondre à une forte attente des salariés. Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour la plateforme deuxiemeavis.fr en février 2026 auprès de 1 180 personnes, les actions de prévention en entreprise arrivent en deuxième position (45 %) des mesures de santé les plus attendues, juste après un bilan de santé global (56 %) et devant les dépistages ciblés (41 %).
Pour Pauline d’Orgeval, cofondatrice et présidente de Prévention par deuxiemeavis.fr (https://www.deuxiemeavis.fr), un service spécialisé dans l’expertise médicale, cette loi place l’entreprise au centre d’une stratégie de santé proactive, essentielle pour inverser la tendance actuelle.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

