PARIS : Santé périnatale – Familles de France alerte…
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PARIS : Santé périnatale – Familles de France alerte sur les risques de marchandisation du plan fertilité
L’association Familles de France salue les annonces sur la fertilité mais s’inquiète des risques de dérives commerciales liées au secteur privé.
Suite aux annonces de la ministre Stéphanie Rist, le 5 février 2026, concernant la santé périnatale et la présentation d’un plan national sur la fertilité, l’association Familles de France a réagi dans un communiqué. Si elle prend acte de mesures jugées nécessaires, elle exprime sa plus vive inquiétude quant à l’ouverture de l’autoconservation ovocytaire aux structures privées à but lucratif, craignant une « marchandisation de la souffrance ».
Un double constat alarmant
L’association rappelle l’urgence d’agir en s’appuyant sur des chiffres préoccupants. La situation périnatale en France est marquée par des niveaux élevés de mortalité néonatale et maternelle en post-partum. Parallèlement, le sujet de la fertilité est devenu un enjeu de santé publique majeur, avec 3,3 millions de Français directement touchés par l’infertilité. Selon les données, un couple sur huit rencontre aujourd’hui des difficultés à concevoir, une réalité qui appelle des réponses politiques fortes et structurées.
Des mesures attendues mais jugées insuffisantes
Familles de France salue plusieurs initiatives contenues dans le plan gouvernemental. La mise en place d’un groupe de travail d’experts sur la périnatalité, dont les conclusions sont attendues pour juin 2026, est perçue comme un pas dans la bonne direction. L’association se félicite également de mesures concrètes comme la création d’un portail national d’information dédié à la fertilité, le déploiement de 30 nouveaux centres spécialisés dans l’autoconservation des ovocytes sur le territoire, ainsi que le renforcement annoncé de la lutte contre l’endométriose, une pathologie longtemps négligée.
L’ouverture au privé, une ligne rouge
Le point de friction principal concerne la volonté d’autoriser les structures privées à but lucratif à pratiquer l’autoconservation ovocytaire. Malgré les garanties apportées par la ministre Stéphanie Rist sur le maintien de la gratuité de l’acte et l’absence de « logique marchande », Familles de France alerte sur un risque bien réel. L’association redoute que cette ouverture ne crée un marché autour de la détresse des couples et n’entraîne des dérives commerciales. Elle annonce qu’elle restera « extrêmement vigilante » sur ce point précis, qui constitue pour elle une ligne rouge à ne pas franchir.
Une vigilance sur les moyens et la mise en œuvre
Au-delà du risque d’un effet d’annonce, l’association prévient qu’elle portera une attention particulière au suivi des engagements pris. Elle exige des garanties sur plusieurs aspects fondamentaux : une gratuité et une égalité d’accès effectives à l’autoconservation ovocytaire pour tous, ainsi qu’un encadrement strict des futures structures privées autorisées. Familles de France insiste enfin sur la nécessité d’allouer des moyens budgétaires et humains conséquents à la périnatalité, notamment par le renforcement des effectifs dans les maternités et une actualisation des décrets de 1997-1998, jugés aujourd’hui obsolètes. L’association attend désormais que les promesses se traduisent par des actions concrètes et financées.
via Presse Agence.


