PARIS : Santé – L’association HOPE lance une co…
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PARIS : Santé – L’association HOPE lance une collecte éclair pour aider les femmes face au cancer
L’association HOPE lance l’opération « 72H Chrono » du 10 au 12 mars afin de financer l’accompagnement post-cancer de centaines de femmes en attente.
C’est une course contre la montre qui s’engage pour répondre à une urgence à la fois sanitaire et sociale. Du 10 au 12 mars 2026, l’association HOPE, dont le siège est situé à Saint-Cergues (Haute-Savoie), réactive son dispositif de mobilisation nationale baptisé « 72H Chrono ». L’objectif est clair : lever des fonds en seulement trois jours pour offrir des perspectives de reconstruction aux femmes touchées par le cancer.
Cette quatrième édition revêt une importance capitale pour la structure qui œuvre depuis 2017. Alors que les besoins explosent, l’association doit impérativement accroître ses ressources pour ne laisser personne sur le bord du chemin. Le principe de l’opération repose sur une mobilisation intense et brève, à l’image de l’urgence ressentie par les patientes, pour financer des stages d’art-thérapie et d’équithérapie totalement gratuits.
Une précarité émotionnelle grandissante
Le constat dressé par les acteurs de terrain est alarmant. En France, le diagnostic tombe toutes les trois minutes pour une femme. Plus inquiétant encore, les données épidémiologiques récentes montrent une progression des cancers (sein, colorectal, pancréas) chez des femmes de plus en plus jeunes, âgées de 20 à 40 ans. Ces maladies viennent percuter des vies en pleine construction, tant sur le plan familial que professionnel.
Si la prise en charge médicale française reste performante sur le plan purement curatif, l’accompagnement psychologique et social fait cruellement défaut. C’est dans ce vide thérapeutique, souvent dénoncé par la Ligue contre le cancer, que l’association HOPE intervient. L’objectif n’est pas de soigner la tumeur, mais de soigner la femme, en l’aidant à se réapproprier son corps et son esprit après l’épreuve des traitements lourds.
Des listes d’attente qui s’allongent
Le succès de la méthode HOPE se heurte aujourd’hui à la réalité économique. En 2025, l’association a pu accompagner 223 femmes, portant le total à 900 bénéficiaires depuis sa création. Cependant, faute de budget suffisant, 100 femmes ont dû être placées sur liste d’attente l’an dernier. Sans un sursaut de générosité, les projections pour 2026 sont sombres, avec potentiellement 125 femmes supplémentaires qui pourraient se voir refuser une prise en charge immédiate.
« Derrière chaque femme en attente, il y a une histoire, une fatigue extrême, une solitude, une reconstruction qui n’a pas pu commencer », souligne Annabel Brourhant, fondatrice de l’association. Elle garde toutefois espoir face à la solidarité du public : « Nous avons la chance de compter sur de fidèles soutiens et notre opération rassemble tous les ans plus de monde, plus de dons. Preuve que la générosité des Français ne faiblit pas ».
Un maillage territorial à densifier
Pour cette édition 2026, l’association se fixe un objectif de collecte de 250 000 euros. Cette somme est vitale pour financer les stages, dont le coût de revient s’élève à 1 000 euros par participante. Au-delà du financement direct des séjours, HOPE nourrit une ambition logistique forte : qu’aucun centre ne soit situé à plus de 100 kilomètres d’une femme malade.
Cette stratégie de proximité vise à lever les freins géographiques et la fatigue liée aux déplacements. L’association prévoit ainsi l’ouverture de deux antennes supplémentaires par an jusqu’en 2029. Les régions Bretagne, Centre-Val de Loire, Hauts-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur sont ciblées prioritairement pour ce déploiement. L’ouverture récente d’une antenne à Pertuis (Vaucluse) témoigne de cette dynamique qu’il faut désormais accélérer pour accompagner 1 020 femmes supplémentaires d’ici trois ans.
Une mobilisation numérique et médiatique
Pour atteindre ces objectifs ambitieux, l’opération « 72H Chrono » s’appuie cette année sur la plateforme numérique DIFT. Ce choix technologique vise à simplifier le parcours du donateur tout en garantissant transparence et traçabilité des fonds. L’outil doit permettre de fédérer aussi bien les particuliers que les entreprises et les fondations.
L’association peut également compter sur des relais d’opinion puissants. La comédienne Elodie Fontan, marraine fidèle de l’association, porte ce combat, épaulée par des personnalités telles que l’artiste Richard Orlinski, le journaliste Xavier de Moulins, le présentateur Julian Bugier ou encore la chanteuse Fanny Leeb. Leur implication vise à briser le tabou de l’après-cancer et à inciter au don massif durant ces trois jours décisifs.


