PARIS : Santé au travail – Le perfectionnisme, un sig…
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PARIS : Santé au travail – Le perfectionnisme, un signal faible d’addiction en entreprise
Ker & Co propose une approche inédite de l’addiction en entreprise, analysée comme une réponse à une souffrance et non comme une dérive.
Surengagement, perfectionnisme, besoin de contrôle… Ces comportements, souvent valorisés dans le monde professionnel, peuvent être les symptômes d’une souffrance profonde. C’est le postulat d’Hervé Kercret, fondateur de Ker & Co, qui propose une nouvelle lecture des conduites addictives en entreprise. Son approche, fondée sur la neurologie et son propre vécu, considère l’addiction non comme un manque de volonté, mais comme une tentative de régulation face à une anxiété durable.
L’anxiété, moteur des conduites addictives
Selon l’analyse de Ker & Co, le contexte de crises successives fragilise les repères et génère une anxiété diffuse. En entreprise, cette incertitude se traduit par une montée du stress. Pour y faire face, certains individus développent des stratégies d’adaptation qui peuvent devenir addictives. Le travail excessif ou un besoin constant de contrôle deviennent alors des moyens de soulager un malaise intérieur. L’environnement professionnel peut ainsi se transformer en un terrain addictogène, où la performance masque une dépendance comportementale.
Le piège neurologique du soulagement temporaire
Ces stratégies de régulation fonctionnent sur le même principe neurologique : elles apportent un soulagement immédiat. Cependant, cet effet est éphémère. Le cerveau s’habitue à ces mécanismes, ce qui diminue leur efficacité et pousse à leur répétition. Ce processus installe une dépendance dont il devient très difficile de sortir sans aide extérieure, enfermant l’individu dans un cercle vicieux où la « solution » devient elle-même le problème.
Un coût humain et économique souvent ignoré
Les conséquences de ces addictions discrètes sont multiples. Sur le plan individuel, elles affectent la santé physique et mentale, dégradent les relations sociales et peuvent briser une trajectoire professionnelle. Pour l’entreprise, l’impact est également majeur : baisse d’engagement, absentéisme, conflits internes et altération du climat de travail. Ces phénomènes représentent non seulement un coût financier important, mais aussi un risque psychosocial majeur qui témoigne d’un déséquilibre organisationnel.
Prévenir autrement : de la sanction à la compréhension
Face à ce constat, Ker & Co (https://www.ker-co.fr/) prône un changement de paradigme. Plutôt que de sanctionner le comportement à risque, il s’agit de comprendre le besoin de soulagement qui le motive. L’approche consiste à reconnaître que toute conduite addictive est liée à une souffrance, parfois associée à des troubles du neurodéveloppement (TDAH), des troubles psychiques ou des traumatismes, dimensions souvent ignorées des politiques de prévention. L’entreprise propose des interventions concrètes : ateliers de sensibilisation, formations pour managers afin de repérer les signaux faibles, et accompagnements individualisés. Ker & Co prévoit d’ailleurs d’élargir son action à la santé mentale dès septembre 2026.
Une expertise née de l’expérience personnelle
La légitimité d’Hervé Kercret repose sur son parcours singulier. Ancien cadre international, il a lui-même traversé une période d’addiction. Rétabli depuis dix ans, son expérience personnelle confère à son discours une crédibilité particulière. Ce vécu l’a conduit à se reconvertir, devenant coach, formateur et patient expert diplômé en addictologie de la faculté de médecine Paris-Saclay. Sa structure, créée en novembre 2022, intervient auprès d’entreprises et de collectivités, tout en collaborant avec le milieu hospitalier, notamment à l’Hôpital Paul Brousse. Plus d’informations sur son approche sont disponibles sur le site de Ker & Co (https://www.ker-co.fr/prevention-des-conduites-addictives-a-propos/).


