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PARIS : Salon de l’agriculture – Renaud Muselier dévo…

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PARIS : Salon de l’agriculture – Renaud Muselier dévoile le plan BIO 2026-2028

Leader français de l’agriculture biologique, la Région Sud profite du Salon pour lancer une nouvelle stratégie ambitieuse visant à soutenir la consommation et renforcer ses filières d’excellence face aux défis climatiques.

Ce mardi 24 février, l’effervescence était palpable porte de Versailles. C’est une délégation de poids qui a inauguré le stand régional de 1 200 m², vitrine des savoir-faire du sud. Bénédicte Martin, Vice-Présidente de la Région en charge de l’Agriculture, et François de Canson, Vice-Président en charge du développement économique, ont ouvert le bal aux côtés des présidents de Départements, dont Jean-Louis Masson pour le Var, Dominique Santoni pour le Vaucluse, Charles Ange Ginesy pour les Alpes-Maritimes et Eliane Barreille pour les Alpes-de-Haute-Provence. À son arrivée, Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a immédiatement donné le ton en réaffirmant son soutien indéfectible à la profession.

Un leadership incontesté à consolider

Si la Région Sud bombe le torse dans les allées du Salon, c’est qu’elle présente un bulletin de notes exceptionnel. Avec 36 % de sa Surface Agricole Utile (SAU) consacrée au bio, elle se hisse à la première place des régions françaises. Ce ne sont pas moins de 5 042 exploitations qui sont aujourd’hui certifiées ou en conversion. La Provence-Alpes-Côte d’Azur domine notamment le classement national pour la production de fruits et légumes, l’huile d’olive et le vin rosé AOP.

Pourtant, pas question de se reposer sur ses lauriers. Face aux évolutions du marché, Renaud Muselier change de braquet. « Au Salon de l’Agriculture, la Région Sud porte une ambition simple : défendre ceux qui nous nourrissent et préparer l’avenir », a martelé le Président de Région. C’est tout l’objet du nouveau « Plan Bio Régional 2026-2028 » lancé officiellement lors de cet événement.

Trois piliers stratégiques pour l’avenir

Ce plan triennal ne vise pas seulement à produire plus, mais à consolider l’existant dans un contexte économique mouvant. La stratégie régionale s’articule autour de trois priorités claires. D’abord, il s’agit de           « stimuler la demande et renforcer la consommation de produits biologiques ». C’est un enjeu crucial : il faut que l’assiette du consommateur suive la charrue du producteur.

Ensuite, la Région entend « consolider et développer des filières biologiques résilientes ». Enfin, le troisième axe vise à « accompagner les opérateurs face aux enjeux sociétaux et environnementaux ». Ce plan se veut un levier majeur de la transition agroécologique, pour une agriculture décrite comme « forte, durable et ancrée dans ses territoires ».

De la formation à l’assiette

L’engagement régional dépasse la simple subvention ; il s’agit d’une vision globale incluant la formation. Le lycée agricole de Valabre, au cœur du Campus Nature Provence, en est l’illustration parfaite avec son exploitation pédagogique conduite en agriculture biologique et Haute Valeur Environnementale. C’est ici que se forment les 3 400 jeunes qui, chaque année, choisissent les métiers du vivant en région Sud.

Pour boucler la boucle, la Région mise sur la proximité via son pacte « En région Sud, consommons et produisons responsable ». L’objectif est de rapprocher producteurs et consommateurs grâce, notamment, au label « 100 % Valeurs du Sud », qui regroupe déjà 227 produits et 45 entreprises. En sécurisant les débouchés et en structurant les filières, Renaud Muselier et son équipe entendent prouver que l’écologie peut rimer avec économie et souveraineté alimentaire.