PARIS : Salon de l’Agriculture – La filière vég…
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PARIS : Salon de l’Agriculture – La filière végétale veut s’imposer comme une infrastructure vitale
À l’approche du Salon International de l’Agriculture, l’interprofession VALHOR dévoile un manifeste ambitieux pour que le végétal soit enfin considéré par les pouvoirs publics comme une infrastructure essentielle à la résilience des territoires.
Le végétal ne doit plus être une variable d’ajustement ou un simple élément décoratif, mais une priorité structurelle. C’est le message fort que portera VALHOR, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, lors de la prochaine édition du Salon International de l’Agriculture (SIA). Présente aux côtés de SEMAE (interprofession des semences et plants) dans le Hall 4 (stand 4A059), l’organisation donne rendez-vous aux décideurs et aux médias les lundi 23 et mardi 24 février 2026 pour changer de paradigme.
Une réponse structurelle aux urgences climatiques
Dans la perspective des prochaines élections municipales, la filière entend peser dans le débat public. Florent Moreau, président de VALHOR, sera présent pour défendre cette vision portée par le manifeste « Territoires durables : place au végétal ! » (disponible ici).
L’enjeu est de taille : face aux canicules à répétition et à l’imperméabilisation des sols, les arbres et les plantes constituent des solutions techniques éprouvées. Ils permettent de rafraîchir l’air, de réguler les eaux de pluie et de préserver la biodiversité. « Le végétal n’est pas une option : c’est une infrastructure, un facteur d’équilibre et un projet collectif », rappelle Florent Moreau. Pour les professionnels, il est urgent de reconnaître le végétal au même titre que l’eau, l’énergie ou la mobilité dans les politiques d’aménagement.
Santé publique et règle des « 3-30-300 »
Au-delà de l’écologie, c’est une question de santé publique et de cohésion sociale. Les études citées par l’interprofession montrent que 93 % des Français considèrent l’accès aux espaces verts comme un droit civique. Pourtant, dans les grandes villes, un habitant sur deux ne dispose pas de parc ou de jardin à moins de cinq minutes de marche.
Pour remédier à cette fracture, la filière promeut la règle des « 3-30-300 » (https://nbsi.eu/coworker/cecil-konijnendijk/) : chaque habitant devrait pouvoir voir trois arbres depuis chez lui, vivre dans un quartier avec 30 % de canopée et résider à 300 mètres d’un espace vert. « Un territoire qui fait le choix du végétal prépare un avenir plus résilient, plus sain, plus attractif, plus humain », insiste le président de VALHOR.
Un poids économique majeur et des métiers qui recrutent
Cette transition repose sur une filière d’excellence française souvent méconnue. Le secteur représente une force économique considérable avec 47 000 entreprises spécialisées et plus de 205 000 professionnels, pour un chiffre d’affaires de 16,1 milliards d’euros. Du semencier au paysagiste concepteur, en passant par l’horticulteur, le pépiniériste et le fleuriste, ces métiers offrent des emplois non délocalisables et ancrés dans les territoires.
Cependant, la filière fait face à un défi d’attractivité et de recrutement. Le Salon de l’Agriculture sera l’occasion de mettre en lumière ces savoir-faire, notamment à travers des animations florales en direct réalisées par des fleuristes primés. L’objectif est double : séduire de nouveaux talents et convaincre les élus d’intégrer les compétences des professionnels du paysage dès la conception des projets urbains, et non plus en simple finition.
Des propositions concrètes pour les élus
Le manifeste porté par VALHOR ne se contente pas de constats, il avance des solutions pragmatiques pour les collectivités. Parmi les propositions phares figurent la désimperméabilisation des sols, la renaturation des cours d’école, ou encore une fiscalité incitative pour la végétalisation des espaces privés, qui représentent près de 80 % de la surface des espaces de nature en ville.
L’interprofession appelle également à une commande publique responsable, favorisant les productions locales (Label Fleurs de France) et les entreprises certifiées (Plante Bleue). En faisant du végétal un axe structurant de leur action, les maires et décideurs publics ont désormais les cartes en main pour transformer durablement leurs territoires.