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PARIS : Saint-Valentin – Les amoureux délaissent la r…

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PARIS : Saint-Valentin – Les amoureux délaissent la rose pour des alternatives plus durables

À l’approche du 14 février, l’interprofession VALHOR note un engouement croissant pour les fleurs de saison et durables, véritables alternatives à l’indétrônable rose rouge.

C’est un rendez-vous incontournable pour près de 1,3 million de foyers français. La Saint-Valentin demeure une période cruciale pour la filière horticole. Si la tradition de la fleur coupée perdure, les attentes des consommateurs évoluent vers plus de sens et d’écologie. Selon les données communiquées par VALHOR (l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage), la célébration de l’amour en 2026 se place sous le signe de l’originalité et de la responsabilité environnementale.

La rose défiée par les fleurs de saison.

Les chiffres de 2025 parlent d’eux-mêmes : la rose capte encore 57 % des achats. Elle reste la fleur emblématique de la passion. Toutefois, une tendance de fond émerge. Les bouquets aux teintes pastel, composés de renoncules, de tulipes ou d’anémones, gagnent du terrain. Ces fleurs, souvent cultivées dans les régions françaises à cette période de l’année, répondent à une demande de fraîcheur et de naturalité.

La renoncule, avec ses pétales denses et ses nuances allant du blanc au vif, s’impose comme l’alternative raffinée par excellence. Elle permet aux consommateurs de conjuguer esthétique et soutien à la production locale, un critère de plus en plus décisif dans l’acte d’achat.

Le végétal durable a la cote.

Au-delà de l’éphémère, le durable séduit. Les plantes en pot, qu’elles soient d’intérieur, fleuries ou grasses, constituent une option appréciée pour symboliser un amour qui s’inscrit dans le temps. Ce choix traduit une volonté d’offrir un « souvenir vivant » plutôt qu’un simple objet de consommation.

Face à cette diversité, le rôle des professionnels (fleuristes, pépiniéristes, horticulteurs) reste central pour guider les choix en fonction de la symbolique et du mode de vie des destinataires. « En choisissant des fleurs et plantes de saison, pensées pour durer et, lorsque c’est possible, produites localement, les Français peuvent allier geste romantique, plaisir d’offrir et démarche plus responsable, sans renoncer à l’émotion », souligne Florent Moreau, Président de VALHOR.

Les habitudes de consommation en mutation.

Une étude réalisée par Kantar pour VALHOR et FranceAgriMer met en lumière des changements structurels dans les comportements d’achat pour cette    fête :

*   Stabilité du marché : Le volume d’achat et le budget moyen (environ 25,20 € par foyer) restent stables par rapport aux années précédentes.

*   La praticité avant tout : 75 % des dépenses concernent désormais des bouquets déjà prêts ou des bottes, contre 46 % en 2024. Les consommateurs cherchent la simplicité.

*   La percée du digital : Si le fleuriste reste le lieu d’achat privilégié (50 % de parts de marché), il recule légèrement au profit du commerce en ligne. Les ventes sur internet ont doublé en un an, passant de 6 % à 13 % des achats.

Pour plus d’informations sur la filière et les tendances, le site de l’interprofession est consultable à l’adresse suivante : www.valhor.fr.