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PARIS : Saint-Valentin – Le bijou en or, un cadeau qu…

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PARIS : Saint-Valentin – Le bijou en or, un cadeau que 25% des Français envisagent de récupérer en cas de rupture

Une enquête révèle la double facette du bijou en or : cadeau d’amour pour la Saint-Valentin mais aussi actif financier à récupérer.

À l’approche de la Saint-Valentin, célébrée ce samedi, et alors que le cours de l’or atteint des sommets, une nouvelle enquête menée par l’institut FLASHS pour le courtier Ymanci lève le voile sur le rapport complexe des Français aux bijoux en or. Loin d’être un simple symbole affectif, le métal jaune s’impose de plus en plus comme un actif économique, dont la valeur est prise en compte dès l’achat et qui peut être réactivé en cas de besoin financier ou de rupture amoureuse. L’étude, réalisée en janvier 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes, révèle un pragmatisme croissant, notamment chez les jeunes générations.

Un cadeau d’amour… et de raison

Le rituel du cadeau de Saint-Valentin reste solidement ancré : 80 % des Français en couple déclarent offrir un présent à leur partenaire, au moins occasionnellement. Dans ce contexte, le bijou en or demeure un choix privilégié, puisque 72 % des sondés en ont déjà offert. Cette pratique reste cependant très genrée, avec 86 % des hommes ayant déjà franchi le pas, contre 60 % des femmes.

Mais derrière le geste amoureux se cache une rationalité économique de plus en plus assumée. Un Français sur deux (50 %) admet que la valeur de revente potentielle du bijou a compté au moment de l’achat. Cette proportion grimpe de manière spectaculaire chez les plus jeunes, atteignant 72 % chez les moins de 24 ans. Cette tendance illustre que, pour les nouvelles générations, le bijou en or combine plus volontiers le symbole affectif et le placement financier.

« Tu peux me le rendre ? » : le don conditionnel

Si le bijou en or est offert dans le cadre d’une relation, son statut peut être redéfini en cas de séparation. L’enquête révèle qu’un quart des personnes (25 %) ayant offert un tel cadeau envisageraient de le récupérer après une rupture. Cette intention est encore plus marquée chez les moins de 34 ans, où près d’une personne sur deux (49 %) l’envisage ou l’a déjà fait. Le cadeau d’amour se transforme ainsi de plus en plus en un don conditionnel, dont la valeur économique peut être réactivée une fois la relation terminée.

Un patrimoine largement féminin mais sous-estimé

L’étude confirme que les femmes sont les principales détentrices de bijoux en or (76 % en possèdent, contre 55 % des hommes), ce qui est cohérent avec le fait que les hommes en offrent plus souvent. Pourtant, cet actif reste largement perçu sous un angle sentimental plutôt qu’économique. Seuls 10 % des détenteurs de bijoux en or leur attribuent une valeur financière ou patrimoniale. Ce chiffre tombe à seulement 7 % chez les femmes, illustrant un rapport encore genré à l’investissement.

Cette sous-estimation se reflète dans la méconnaissance du cours de l’or. Interrogés sur le prix du gramme d’or pur (environ 130-135 euros en janvier 2026), près de sept Français sur dix (68 %) le sous-estiment, et seuls 5 % donnent une estimation proche de la réalité. « Le prix du gramme d’or est très mal maîtrisé. Ce qui frappe le plus, ce sont les écarts extrêmes : 36 % estiment son prix en dessous de 50 euros, tandis que 15 % le situent au-delà de 300 euros », souligne Hugues Rolland du Roscoät, Directeur Marketing et Communication chez Ymanci.

Le bijou qui dépanne, une ressource discrète

Malgré cette perception limitée de sa valeur, le bijou en or constitue une ressource financière concrète. Près de quatre Français sur dix (39 %) déclarent avoir déjà utilisé un bijou pour obtenir de l’argent, que ce soit par une revente définitive (27 %) ou une mobilisation temporaire comme le prêt sur gage (9 %). Ce dernier recours est d’ailleurs nettement plus fréquent chez les 18-24 ans (19 %).

Cette pratique, qui concerne toutes les catégories de revenus, se fait souvent en toute discrétion : plus de la moitié des personnes concernées (53 %) n’ont pas prévenu la personne qui leur avait offert le bijou. Les raisons invoquées sont principalement la gestion de trésorerie : faire face à un imprévu (34 %), gérer un besoin ponctuel (25 %) ou éviter de solliciter des proches (21 %) ou un crédit bancaire (14 %). Le bijou en or agit ainsi comme une épargne informelle, un levier financier discret et facilement mobilisable en dehors des circuits traditionnels.

L’enquête complète est disponible sur le site d’Ymanci (https://ymanci.fr/etude-statistique-ymanci-les-bijoux-en-or-symbole-intime-et-usage-economique/). Ymanci est un courtier spécialisé en regroupement de crédits, prêt immobilier et assurances.