PARIS : Saint-Valentin – La rose résiste mais le comm…
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PARIS : Saint-Valentin – La rose résiste mais le commerce en ligne explose
Une nouvelle étude révèle que si la rose reste indétrônable au 14 février, les consommateurs privilégient désormais massivement les commandes sur Internet.
À l’approche de la Saint-Valentin, les professionnels du végétal scrutent les habitudes des amoureux. VALHOR, l’Interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, conjointement avec FranceAgriMer, vient de dévoiler les résultats d’une enquête menée par l’institut KANTAR auprès de 7 000 foyers. Si la tradition perdure, les modes de consommation connaissent une mutation rapide.
Un marché stable malgré le contexte.
Le premier enseignement de cette étude est la résilience du marché. L’an dernier, ce sont 1,3 million de foyers qui ont procédé à l’achat de fleurs ou de plantes pour célébrer le 14 février, un volume strictement équivalent à l’année précédente.
Le budget moyen consacré à cette attention reste également très stable : les Français ont dépensé en moyenne 25,20 euros par foyer, contre 25,30 euros l’année d’avant. Une constance qui démontre l’attachement des consommateurs à cette célébration malgré les fluctuations économiques.
Le triomphe de la simplicité.
Sans surprise, la rose conserve sa couronne. Elle représente à elle seule 57 % des achats effectués pour l’occasion. Cependant, la manière de l’offrir évolue considérablement. Les acheteurs délaissent la composition sur mesure au profit de l’efficacité et de la simplicité.
Les chiffres sont éloquents : 75 % des sommes dépensées concernent désormais des bottes ou des bouquets de fleurs déjà prêts. Ce chiffre marque une rupture nette avec les habitudes passées, puisqu’il ne s’élevait qu’à 46 % auparavant. Le consommateur de 2026 cherche avant tout des solutions « clés en main ».
La percée spectaculaire du e-commerce.
C’est sans doute l’évolution la plus marquante pour la filière : le canal d’achat se digitalise à grande vitesse. Si l’artisan fleuriste demeure le lieu d’achat privilégié, captant encore la moitié des ventes (50 %), sa part de marché s’érode sensiblement, perdant 7 points en un an.
À l’inverse, les ventes en ligne connaissent une croissance exponentielle. La part de marché d’Internet a tout simplement doublé, passant de 6 % à 13 % des achats totaux. Cette tendance lourde force les acteurs traditionnels à repenser leur présence numérique pour capter une clientèle qui, si elle reste fidèle à la rose, change radicalement sa façon de se la procurer.


