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PARIS : Saint-Valentin – 40 % des femmes peinent à pa…

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PARIS : Saint-Valentin – 40 % des femmes peinent à parler de sexualité anale à leur partenaire

À l’approche de la fête des amoureux, une nouvelle étude de l’Ifop pour la marque LELO met en lumière un paradoxe persistant au sein des couples français, où la banalisation des pratiques ne s’accompagne pas toujours d’une libération de la parole.

Au-delà des dîners aux chandelles et des bouquets de roses, la Saint-Valentin est aussi l’occasion d’interroger la qualité du dialogue au sein du couple. Une enquête dévoilée ce mardi 27 janvier par LELO (https://www.lelo.com), marque spécialisée dans les produits de bien-être intime, révèle un décalage significatif entre les pratiques sexuelles et la capacité à en discuter. Si 62 % des Françaises déclarent avoir déjà expérimenté la pénétration anale, 40 % d’entre elles admettent ne pas parvenir à en parler facilement avec leur conjoint ou partenaire durable.

Camille Guerfi, sexologue et porte-parole de LELO en France, analyse ce phénomène : « Ces chiffres montrent que même dans l’intimité du couple, la sexualité anale reste un sujet difficile à aborder. La Saint-Valentin est l’occasion de rappeler l’importance du dialogue et de la communication dans la vie sexuelle ».

Un tabou qui isole, même chez le médecin

L’étude souligne que ce silence dépasse le cadre conjugal. La difficulté à verbaliser cette pratique s’étend au cercle amical, 70 % des femmes n’osant pas en parler à leurs amis proches. Plus préoccupant encore d’un point de vue sanitaire, 62 % des femmes (et jusqu’à 80 % des hommes) n’arrivent pas à aborder le sujet avec leur médecin.

Ce mutisme semble corrélé aux convictions personnelles et politiques des répondantes. L’enquête note que les femmes se définissant comme « conservatrices » éprouvent davantage de difficultés à communiquer sur le sujet (58 %) que celles se déclarant « progressistes » (35 %). À l’inverse, 70 % des femmes se disant « très féministes » parviennent à en parler aisément, confirmant que les couples adoptant des modèles plus égalitaires semblent favoriser une meilleure communication intime.

Les hommes, grands muets de la sexualité anale

Contrairement aux idées reçues, les hommes sont encore plus affectés par ce manque de communication. Parmi ceux ayant été pénétrés analement, près de la moitié (49 %) n’arrivent pas à en parler à leur partenaire durable. Ce chiffre grimpe à 84 % chez les hommes hétérosexuels lorsqu’il s’agit d’en parler à un professionnel de santé.

L’étude met en exergue le poids des normes sociales sur la gent masculine : 92 % des hommes percevant l’homosexualité comme une « perversion » restent totalement silencieux sur leurs propres expériences anales face à leur médecin.

Le dialogue, rempart pour le consentement

L’enjeu de cette libération de la parole dépasse le simple confort relationnel : il touche directement à la question du consentement. L’Ifop et LELO établissent un lien clair entre l’absence de communication et les expériences non désirées ou ambiguës.

Les chiffres sont éloquents : lors de leur première expérience de sodomie, seules 45 % des femmes la souhaitaient réellement, contre 74 % des hommes. Plus grave, 30 % des femmes ont accepté « pour faire plaisir à leur partenaire » sans en avoir envie, et 23 % par peur de le décevoir ou de le perdre.

« Ces chiffres montrent que l’absence de communication favorise les situations de non-consentement ou de consentement ambigu », alerte Amandine Ranson, responsable marketing et communication de LELO. « La Saint-Valentin doit être l’occasion de rappeler que le dialogue est la base d’une sexualité épanouie et respectueuse ».

Oser la parole pour plus de complicité

Face à ce constat, les experts encouragent les couples à profiter de cette période pour créer un espace de discussion sans jugement. Exprimer ses désirs, poser ses limites et ne jamais présumer du consentement de l’autre sont les clés identifiées pour transformer la relation.

« La Saint-Valentin ne doit pas être synonyme de performance sexuelle, mais d’intimité et de complicité. Et cela passe d’abord par la parole », conclut Camille Guerfi. Une invitation à considérer la communication verbale comme un préliminaire indispensable à l’épanouissement du couple.