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PARIS : Résidences secondaires – Une manne de 836 millions d’euros pour les 25 premières villes de France

Une étude de Green-Acres révèle que la taxe sur les résidences secondaires a rapporté 836 millions d’euros aux 25 communes françaises les plus prisées.

Posséder une résidence secondaire, un luxe qui rapporte gros aux collectivités. Selon les dernières données publiées par l’observatoire du portail immobilier Green-Acres, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires représente une manne financière considérable pour les communes les plus attractives du pays. Le produit total de cette taxe pour les 25 premières villes du classement s’élève précisément à 835,8 millions d’euros, soulignant le poids économique de ce parc immobilier particulier. Ce palmarès met en lumière une géographie très contrastée de la villégiature en France, dominée par la capitale, les métropoles dynamiques et les littoraux prisés.

Paris en tête, la Côte d’Azur en force

Sans surprise, Paris caracole en tête de ce classement avec des recettes s’élevant à 334,2 millions d’euros, soit près de 40 % du total du top 25. La capitale devance très largement ses poursuivantes, illustrant la concentration de biens de très haute valeur et l’application d’une fiscalité maximale. La Côte d’Azur confirme son statut de destination privilégiée pour les résidences secondaires, plaçant quatre de ses villes dans le top 10 : Nice arrive en deuxième position avec 63,8 millions d’euros, suivie de Cannes (44,2 M€), Marseille (43,0 M€) et Antibes (28,8 M€). Ces chiffres témoignent de l’attractivité persistante du littoral méditerranéen, qui continue de capter une part importante de ce marché immobilier de prestige.

Des coûts et des stratégies fiscales très hétérogènes

L’étude révèle de fortes disparités, non seulement dans les recettes totales, mais aussi dans le coût moyen supporté par les propriétaires et les politiques de majoration fiscale adoptées par les municipalités. Le coût moyen par résidence secondaire atteint des sommets à Paris (2 783 €), Nice (2 360 €) ou encore Bordeaux (2 356 €). À l’inverse, des villes comme Agde (828 €) ou Le Grau-du-Roi (824 €), bien que générant des recettes globales importantes, affichent un coût moyen par bien nettement inférieur.

Le niveau de la surtaxe, qui peut aller jusqu’à 60 %, est également un marqueur des stratégies locales. La majorité des grandes villes du classement, comme Paris, Nice, Marseille, Lyon, Bordeaux ou Montpellier, appliquent ce taux maximal pour lutter contre la pression immobilière et la vacance de logements. Fait notable, certaines destinations de luxe comme Cannes, La Baule-Escoublac, Le Touquet-Paris-Plage ou encore Megève ont fait le choix de ne pas appliquer de majoration (0 %), une politique visant probablement à ne pas dissuader les investisseurs et les villégiateurs fortunés.

Un palmarès diversifié entre mer, montagne et métropoles

Au-delà du duo de tête Paris-Côte d’Azur, le classement témoigne de la diversité des territoires attractifs en France. Les grandes métropoles régionales telles que Lyon (28,6 M€), Toulouse (21,4 M€), Bordeaux (19,9 M€), Montpellier (16,5 M€) et Nantes (15,1 M€) figurent en bonne place, prouvant que les résidences secondaires ne sont pas l’apanage des seules zones touristiques traditionnelles. Le littoral atlantique est également bien représenté avec des stations balnéaires réputées comme Les Sables-d’Olonne, Biarritz, Arcachon ou La Baule-Escoublac. Enfin, le luxe se décline aussi en altitude, avec la présence de stations de ski prestigieuses comme Megève (13,8 M€) et Chamonix-Mont-Blanc (13,0 M€), qui attirent une clientèle aisée en quête de grands espaces.

L’étude complète est disponible sur l’Observatoire Green-Acres.