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PARIS : Réseaux électriques – Le triple défi des grands consommateurs face à l’explosion de la demande

Le cabinet De Gaulle Fleurance publie un observatoire sur le défi du raccordement au réseau pour les grands consommateurs d’électricité.

Le cabinet d’avocats De Gaulle Fleurance a dévoilé ce mardi la 7ème édition de son observatoire des transitions énergétiques. Réalisée en partenariat avec un réseau de cabinets internationaux, cette analyse s’intéresse au triple défi auquel font face les grands consommateurs d’électricité : le raccordement au réseau, la flexibilité de leur consommation et la bancabilité de leurs projets. L’étude compare les approches réglementaires dans huit pays, dont la France, l’Allemagne, la Chine et le Royaume-Uni.

Une pression inédite sur les réseaux électriques

Dans un contexte d’électrification accélérée de l’économie, la demande mondiale en électricité devrait croître de 3,6 % par an d’ici 2030, soit un rythme 50 % plus élevé que celui de la décennie précédente, selon les chiffres de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) repris par l’étude. Cette électrification progresse 2,5 fois plus vite que la demande énergétique totale.

Les centres de données illustrent parfaitement cette tendance : leur consommation mondiale devrait atteindre 945 TWh en 2030, soit plus que la consommation actuelle du Japon. Cette explosion de la demande met les infrastructures sous une tension extrême. À l’échelle mondiale, plus de 2 500 GW de projets d’énergies renouvelables, de forte charge et de stockage sont actuellement bloqués dans les files d’attente des réseaux. Le décalage est criant entre le temps nécessaire à la construction de nouveaux réseaux (5 à 15 ans) et celui requis pour les projets industriels (1 à 3 ans).

Des approches nationales contrastées face à un enjeu mondial

L’observatoire révèle des cadres réglementaires très différents selon les pays pour gérer cet afflux de demandes.

En France, le cadre est jugé particulièrement structuré, avec des procédures claires et des outils innovants comme les zones de mutualisation des coûts ou le dispositif de « fast track » pour orienter les projets très consommateurs vers des sites pré-équipés. L’objectif est de renforcer la discipline de la file d’attente pour limiter les « projets fantômes ».

L’Allemagne présente un système plus fragmenté, avec plus de 860 opérateurs de distribution, rendant l’accès à l’information sur les capacités disponibles complexe. Face à la saturation, le pays s’oriente vers une meilleure transparence et une priorisation des projets en fonction de leur maturité.

Le Royaume-Uni, malgré un marché mature, fait face à l’allongement des files d’attente. Le gouvernement a lancé une réforme majeure pour passer d’un système de « premier arrivé, premier servi » à une logique de « premier prêt et nécessaire, premier connecté », favorisant ainsi les projets stratégiques.

D’autres modèles se distinguent : la Chine avec son pilotage très centralisé, la Colombie avec un cadre fortement régulé qui sécurise l’allocation de capacité, ou encore les Émirats arabes unis où l’approche décentralisée impose une négociation au cas par cas. En Inde, la situation varie fortement d’un État à l’autre, tandis que le Sénégal encourage l’implantation dans des zones économiques spécifiques où les infrastructures sont plus accessibles.

Un enjeu stratégique de compétitivité

Le raccordement au réseau n’est plus une simple formalité technique, mais un enjeu majeur de politique publique et de compétitivité. La capacité d’un pays à offrir un accès rapide, prévisible et financièrement viable à l’électricité devient un facteur clé d’attractivité pour les investissements industriels de nouvelle génération (intelligence artificielle, hydrogène, mobilité électrique).

« Cet observatoire montre que, face à la demande croissante d’électricité, le raccordement des grands consommateurs n’est plus une simple question technique, mais un réel enjeu stratégique de politique publique et de compétitivité économique », observent Sylvie Perrin, Béatrice Boisnier, Thierry Postif et Eléna Divry, avocats chez De Gaulle Fleurance.

« La bancabilité des projets reste très liée à la stabilité du cadre réglementaire, à la prévisibilité des coûts et des délais de raccordement, ainsi qu’aux dispositifs de planification lorsqu’ils existent. Le levier de la flexibilité, dont l’objet est de réguler la consommation d’électricité, reste encore peu exploité, alors qu’il pourrait contribuer à mieux équilibrer l’offre et la demande », concluent-ils.

L’observatoire complet est disponible en téléchargement sur le site du cabinet :

https://landings.news.dgfla.com/6470d0bc061c99390ab68151/pfI5H3nHRyCk–dgsoYNWQ/landing.html

À propos de De Gaulle Fleurance

De Gaulle Fleurance est un acteur majeur du droit des affaires. Ses équipes d’avocats, conseils juridiques et notaires accompagnent les entreprises, les familles d’entrepreneurs et les organisations publiques.

Le cabinet rassemble 200 personnes offrant une pratique *full service* pour conseiller ses clients dans leurs activités structurelles (fusions-acquisitions, financement) et opérationnelles (contrats commerciaux, marchés publics).

Bénéficiant d’une expertise reconnue par les classements internationaux et d’une forte culture internationale, De Gaulle Fleurance dispose d’une présence à Paris, Bruxelles, Genève, Abu Dhabi, Abidjan et Dakar, et s’appuie sur un réseau de partenaires sur tous les continents.

via Presse Agence.