Passer au contenu principal

PARIS : Réduire l’absence au travail et améliorer la…

Partager :

PARIS : Réduire l’absence au travail et améliorer la prévention des arrêts et renforcer la lutte contre les comportements abusifs

La hausse des arrêts de travail constitue un enjeu majeur pour notre système de protection sociale et pour les entreprises.

Entre 2019 et 2024, leur nombre a augmenté de 10 %, pour atteindre 9,1 millions d’arrêts indemnisés. En 2025, les dépenses d’indemnités journalières (hors-fonction publique) s’élèvent à 17,9 milliards d’euros, en hausse de 7 milliards d’euros depuis 2016. Cette dynamique s’est accélérée depuis la crise sanitaire avec un rythme de progression moyen de près de 7% de la dépense entre 2021 et 2025.
Cette dynamique n’est soutenable ni pour les finances publiques ni pour les employeurs. Elle s’explique en partie par des facteurs économiques et démographiques, mais également par une hausse du recours aux arrêts et une augmentation de leur durée dans toutes les tranches d’âge.
Face à cet enjeu, le Gouvernement met en œuvre une stratégie globale mobilisant l’ensemble des acteurs -assurés, professionnels de santé et entreprises – autour de trois axes complémentaires.
Le premier axe vise à renforcer la prévention, notamment en matière de santé au travail, de risques professionnels et de qualité de vie et des conditions de travail, afin de réduire les arrêts évitables.
Le deuxième axe consiste à mieux accompagner les assurés et favoriser le maintien dans l’emploi, grâce à un suivi médical régulier, des parcours de santé renforcés, et à des dispositifs facilitant le retour à l’activité, afin de prévenir les situations de désinsertion professionnelle. Il vise aussi à mieux accompagner les médecins dans leurs prescriptions, à et renforcer la coopération entre médecins libéraux, médecins conseil de l’Assurance maladie et médecins du travail.
Le troisième axe repose sur le renforcement des contrôles et de la lutte contre les comportements abusifs, à travers la sécurisation des prescriptions, la sanction des comportements de nomadisme médical pour abuser d’arrêts de travail, l’intensification des contrôles et le développement d’outils de régulation.
Depuis 2024, plusieurs mesures ont été engagées : encadrement des arrêts prescrits en téléconsultation, sécurisation des formulaires d’arrêt, renforcement des contrôles des assurés et des prescripteurs, et intensification de la lutte contre la fraude. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 renforce ces mécanismes, notamment en limitant la durée des prescriptions et en améliorant le suivi médical.
Face à cet enjeu, une mobilisation collective est nécessaire pour préserver l’équilibre de notre système de protection sociale et garantir sa pérennité.
Le Gouvernement lance aussi un appel à l’ensemble des acteurs et sera à l’écoute de leurs propositions, dans une logique de concertation et de co-construction de nouvelles mesures structurantes pour retrouver la maîtrise des arrêts de travail, et donc de leur coût pour la collectivité.