PARIS : Quelles régions sont confrontées aux déserts vétéri…
Partager :

PARIS : Quelles régions sont confrontées aux déserts vétérinaires en France ?
Infonet a récemment mené une étude sur les déserts vétérinaires et notamment les régions françaises qui sont les plus confrontées à ce phénomène de désertification.
Parmi les informations clés :
- Avec plus de 16 millions de chiens et de chats recensés dans l’hexagone et un nombre d’animaux de compagnie multiplié par 2,5 depuis 1976, le manque de structures vétérinaires est criant dans certaines régions.
- Avec 912 structures, la région des Hauts-de-France est celle qui souffre le plus du manque d’offre de soins pour animaux. On y recense 1 726 607 chiens et chats, ce qui fait que chaque structure doit gérer 1 893 animaux si l’on compte uniquement les chiens et chats.
- Les régions Provence-Alpes Côte-d’Azur et Grand Est sont elles aussi en souffrance avec respectivement 1 715 et 1 523 animaux à gérer par structure vétérinaire.
- La Bourgogne et la Normandie sont les territoires les mieux pourvus avec respectivement 1 structure pour 1 133 et 1 173 chiens et chats.
- Le secteur vétérinaire a connu son pic de croissance et terme de création de sociétés en 2021 avec 691 nouvelles structures. Depuis, ce nombre ne fait que chuter, avec 598 entreprises en 2022, 571 en 2023 pour seulement 186 sur les 10 premiers mois de l’année 2024.

Déserts médicaux : pour nos animaux de compagnie aussi !
Avec plus de 16 millions de chiens et de chats recensés dans l’hexagone et un nombre d’animaux de compagnie multiplié par 2,5 depuis 1976, le manque de structures vétérinaires est criant dans certaines régions. Panorama de ces territoires où il est difficile de faire soigner ses animaux.
Reflet de l’engouement et de l’envie grandissante des Français d’accueillir un animal de compagnie, leur nombre ne cesse de croître. De plus en plus considérés comme des membres à part entière du foyer, leurs propriétaires sont aux petits soins pour eux et n’hésitent plus à pousser la porte du cabinet vétérinaire au moindre bobo.
Mais si la France est à la pointe en matière de médecine vétérinaire, dans certaines régions, il faut parfois parcourir des dizaines de kilomètres pour faire soigner son animal. A tel point que dans certains cas, on parle même de désert vétérinaire. Ainsi, en 2020, seuls 21% des vétérinaires exerçaient en zone rurale selon l’Ordre national des vétérinaires. Cette même année, le Sénat avait d’ailleurs adopté un dispositif inédit de lutte contre la désertification vétérinaire.
Selon Infonet, site d’informations financières et légales sur les entreprises, la France hexagonale compte 11 251 structures vétérinaires sur son territoire.
Avec 912 structures, la région des Hauts-de-France est celle qui souffre le plus du manque d’offre de soins pour animaux. On y recense 1 726 607 chiens et chats, ce qui fait que chaque structure doit gérer 1 893 animaux si l’on compte uniquement les chiens et chats ! Soit environ 400 animaux de plus que la moyenne nationale qui s’établit à 1 442.
Idem pour pour le Centre-Val de Loire, ses 812 227 chiens et chats identifiés et ses 434 structures. Soit 1 structure pour 1 871 animaux.
Les régions Provence-Alpes Côte-d’Azur et Grand Est sont elles aussi en souffrance avec respectivement 1 715 et 1 523 animaux à gérer par structure vétérinaire.
A l’inverse, la Bourgogne et la Normandie sont les territoires les mieux pourvus avec respectivement 1 structure pour 1 133 et 1 173 chiens et chats.
Une baisse considérable du nombre de sociétés créées sur les trois premiers trimestres 2024
Selon Infonet, le secteur vétérinaire a connu son pic de croissance et terme de création de sociétés en 2021 avec 691 nouvelles structures. Depuis, ce nombre ne fait que chuter, avec 598 entreprises en 2022, 571 en 2023 pour seulement 186 sur les 10 premiers mois de l’année 2024. Cette baisse notable peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Tout d’abord, le secteur vétérinaire connaît une tendance à la consolidation, avec le regroupement et l’agrandissement de cliniques existantes. Ensuite, les coûts d’installation sont élevés. L’ouverture d’une nouvelle clinique vétérinaire nécessite des investissements importants, pouvant varier de 200 000 à 1 million d’euros.
*Source : animaux enregistrés dans le fichier national ICAD et estimés vivant au 31 décembre 2022.
Méthodologie :
Ce décryptage a été établi à partir des chiffres disponibles sur le site www.infonet.fr, sur la base des données des entreprises inscrites au Registre du commerce et des sociétés déclarées entre 2022 et 2024.
À propos d’Infonet.fr
Infonet est une plateforme de référence d’informations légales, juridiques et financières sur les entreprises. À travers différents indicateurs, Infonet accompagne leurs responsables et les aide dans la prise de décision, l’anticipation des tendances du marché et dans la maximisation de potentiel de croissance. Plus de 7 milliards de données certifiées sont accessibles sur le site et via l’application. En rendant accessible en un point unique l’ensemble des données stratégiques d’une organisation, Infonet pallie le manque de transparence des entreprises. Elle décomplexifie la recherche d’informations complètes et poussées. La consultation est simplifiée, intuitive et ludique. Aujourd’hui, 200 000 entreprises se sont abonnées à la plateforme et 2 millions de visiteurs consultent les données disponibles chaque mois.

