PARIS : Protéines végétales – Un plan à 10 millions d…
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PARIS : Protéines végétales – Un plan à 10 millions d’€ pour innover sur les légumineuses
Le gouvernement lance via FranceAgriMer un appel à projets de 10 M€ pour innover sur les légumineuses et renforcer la souveraineté protéique française.
Dans un contexte de planification écologique et de recherche de souveraineté alimentaire, le ministère de l’Agriculture a annoncé ce vendredi 3 juillet 2026 une initiative majeure pour dynamiser la filière des protéines végétales. Un appel à projets doté de 10 millions d’euros est officiellement ouvert pour soutenir l’innovation variétale des légumineuses. Cette mesure s’inscrit dans la stratégie nationale visant à réduire la dépendance de la France aux importations et à limiter l’usage des engrais azotés de synthèse.
Un levier stratégique de 10 millions d’euros
Piloté par FranceAgriMer, ce nouveau dispositif a pour ambition d’accélérer les progrès génétiques sur des cultures clés comme les lentilles, pois chiches, fèves ou haricots. L’objectif est clair : développer et mettre sur le marché de nouvelles variétés plus performantes, à la fois plus compétitives pour les filières et plus rémunératrices pour les agriculteurs. Il s’agit de relancer une dynamique de recherche et développement pour rendre la production française de légumineuses plus robuste et attractive.
Innovation et technologie au cœur du dispositif
Cet appel à projets s’adresse tant aux opérateurs économiques du secteur semencier qu’aux organismes de recherche spécialisés. La priorité sera accordée aux projets qui mobilisent des technologies de pointe pour créer des variétés répondant aux défis actuels. Sont notamment ciblées les innovations méthodologiques comme le phénotypage et le génotypage à haut débit, mais aussi le recours aux outils numériques et à l’intelligence artificielle pour optimiser les processus de sélection. Les caractéristiques variétales recherchées visent à répondre aux enjeux agronomiques, climatiques et économiques des filières, que ce soit pour l’alimentation humaine ou animale.
Des retombées concrètes pour toute la filière
Les projets sélectionnés devront générer des avancées significatives et mesurables. Pour les agriculteurs, les bénéfices attendus incluent une amélioration des rendements, une meilleure résistance aux stress climatiques (sécheresse, fortes chaleurs) et sanitaires (maladies, ravageurs), ainsi qu’une plus grande adaptabilité des cultures aux différents terroirs. Pour les acteurs de l’aval (transformateurs, distributeurs), l’enjeu est une meilleure valorisation des productions nationales. À terme, cette initiative doit contribuer à une hausse durable des surfaces cultivées en légumineuses sur le territoire national.
Modalités et calendrier du soutien
Les porteurs de projets pourront proposer des programmes s’étalant sur une durée de trois à cinq ans, une période adaptée aux cycles longs de la sélection variétale. Le dispositif est conçu pour soutenir des projets de tailles diverses, afin de structurer l’ensemble des filières concernées. Les dépenses éligibles sont larges et couvrent les frais de personnel, l’acquisition de matériels et consommables pour la recherche, ainsi que les prestations de service externes directement liées aux travaux. L’ensemble des modalités de dépôt et de sélection des dossiers est d’ores et déjà disponible sur le site de FranceAgriMer.
Un plan inscrit dans une stratégie globale
Cette mesure s’intègre pleinement dans la Stratégie nationale pour les protéines végétales, lancée par le ministère en 2020. Cette stratégie poursuit un double objectif : réduire la dépendance française aux importations massives de protéines, notamment le soja, et renforcer l’autonomie fourragère des élevages. Elle vise également à développer et structurer une offre locale et de qualité en légumes secs pour la consommation humaine.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

