PARIS : Protection de l’enfance – Le groupe RDS…
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PARIS : Protection de l’enfance – Le groupe RDSE au Sénat réclame un parquet spécialisé
Ému par la mort de la petite Lyhanna, le groupe RDSE au Sénat appelle à créer un parquet spécialisé pour protéger les enfants victimes de violences.
Le drame de la petite Lyhanna, dont le décès a provoqué une vive émotion, a mis en lumière de manière tragique les failles persistantes de la protection de l’enfance en France. En réaction, le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) au Sénat a publié ce mardi 9 juin 2026 un communiqué appelant à un sursaut collectif et à la création d’une structure judiciaire dédiée.
Cet appel intervient alors même que la chambre haute examine une proposition de loi visant à renforcer le contrôle de l’honorabilité des personnels encadrant des mineurs. Pour les sénateurs du RDSE, ce drame démontre que les mesures actuelles, bien que nécessaires, restent insuffisantes.
Un constat alarmant en chiffres
Le groupe sénatorial appuie sa demande sur des statistiques éloquentes qui soulignent l’urgence de la situation. Entre 2017 et 2024, 4 900 majeurs ont été mis en cause pour viol sur mineur et 8 600 pour agression sexuelle. Le chiffre le plus alarmant reste le taux de classement sans suite : 64 % de ces affaires n’ont connu aucune poursuite judiciaire.
Face à ce constat, le RDSE estime qu’il « n’est plus tolérable que des enfants victimes de violences restent trop souvent sans protection, sans réponse rapide, et sans accompagnement rigoureux ».
Des défaillances systémiques pointées du doigt
Les débats récents au Sénat ont mis en évidence les multiples carences du système actuel. Le communiqué du RDSE pointe des failles à tous les niveaux : dans la détection des violences, le contrôle des personnels en contact avec les enfants, mais aussi et surtout dans la transmission des informations entre les différents services (sociaux, éducation nationale, justice, forces de l’ordre).
Le groupe insiste sur la gravité de ces dysfonctionnements : « Chaque retard, chaque silence, chaque défaillance institutionnelle peut briser ou coûter la vie ». Pour les sénateurs, la protection de l’enfance ne doit plus être considérée comme un sujet technique ou une simple question de gestion administrative, mais comme une priorité absolue.
La proposition d’un parquet spécialisé
Pour remédier à la dispersion des actions et au manque de coordination, le RDSE formule une proposition forte : la création d’un parquet spécialisé pour la protection de l’enfance. Cette entité aurait pour mission de centraliser et de coordonner les signalements, d’assurer un suivi rigoureux des situations les plus sensibles et de fluidifier les échanges entre les départements, l’Éducation nationale, les Agences Régionales de Santé (ARS), la justice et les forces de sécurité.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une proposition de loi du RDSE, adoptée par le Sénat en 2024, visant à renforcer la protection judiciaire de l’enfant victime de violences intrafamiliales. Le groupe se félicite d’ailleurs que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, ait prévu de traduire cette loi dans son propre projet.
Un appel aux moyens et à la responsabilité collective
Enfin, le RDSE souligne que la réduction des délais de traitement des affaires doit devenir une « exigence absolue ». Le groupe appelle à un débat public sur la question des moyens alloués à la justice, refusant de « jeter en pâture les professionnels de justice, qui pour la plupart d’entre eux portent bien souvent l’institution judiciaire à bout de bras ».
Concluant sur un appel à un sursaut collectif, les sénateurs du groupe estiment que « le Parlement doit aller au bout de cette exigence car il n’y a pas de place pour les demi-mesures », engageant ainsi l’ensemble des acteurs politiques à prendre leurs responsabilités pour garantir une protection effective à tous les enfants.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


