PARIS : Prix du neuf en bord de mer, dégringolade dans plus…
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PARIS : Prix du neuf en bord de mer, dégringolade dans plus de 7 villes sur 10 !
Les prix du neuf en bord de mer enregistrent une baisse significative dans plus de 7 villes sur 10.
Le portail spécialisé dans l’immobilier neuf Trouver-un-logement-neuf.com publie son baromètre annuel des prix du neuf sur le littoral. De Honfleur à Menton, la tendance baissière est quasi-généralisée sur un an, une bonne nouvelle pour les acquéreurs.
Un marché sous pression mais des opportunités à saisir
Avec la baisse progressive des taux d’intérêt et l’assouplissement des conditions de crédit, certaines communes du littoral proposent à nouveau des opportunités d’acquisition avec des budgets plus accessibles. Cette année, les villes du littoral atlantique et de la Manche affichent les reculs les plus modérés. Une exception notable est Capbreton dans les Landes, en recul de 25,86 %, possiblement en raison d’un stock à écouler ou d’une fin de cycle sur certains programmes phares.
Du côté de La Rochelle, Honfleur ou encore La Baule, les baisses de prix sont plus contenues, allant de 1,1 % à 1,6 %. Ces communes conservent leur attractivité grâce à leur qualité de vie et à la présence de gares TGV permettant de rejoindre Paris rapidement. Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, subit un repli un peu plus marqué avec -5 % en un an, à 326 600 € en moyenne pour un trois-pièces.
Des corrections de prix notables de la Normandie à la Méditerranée
Depuis un an, ce sont plutôt les communes du pourtour méditerranéen qui connaissent de fortes corrections. Par exemple, La Ciotat enregistre une baisse de 12,89 %, le prix moyen d’un T3 y chute de plus de 60 000 € en un an. Istres, également dans les Bouches-du-Rhône, en retrait de 12,53 % sur un an, et Saint-Raphaël, dans le Var, avec une baisse de 10,79 %, dont le prix moyen d’un trois-pièces perd 46 000 € sur la même période.
Menton, malgré sa situation frontalière et son attrait historique, connaît un léger recul de 2,29 %. On peut aussi citer Cagnes-sur-Mer avec une baisse de 1,41 % et Saint-Laurent-du-Var avec une baisse de 3,02 % qui suivent la même tendance. Toujours dans les Alpes-Maritimes, Antibes fait figure d’exception avec une hausse de près de 4 %, franchissant la barre des 430 000 € pour un trois-pièces.
Ces corrections peuvent s’expliquer en partie par une demande plus prudente, un contexte économique encore incertain, mais surtout un réajustement des prix après plusieurs années de flambée, précise Céline Coletto, la porte-parole de Trouver-un-logement-neuf.com.
Top 5 des stations les plus chères du littoral en 2025
Malgré les baisses observées sur la majorité du littoral, certaines stations balnéaires conservent des prix très élevés, reflet de leur prestige, de leur rareté foncière et de la forte demande touristique ou patrimoniale.
• Marseille 8e (13) : 568 400 €, + 22,03 % – Un marché atypique pour cet arrondissement marseillais qui mêle bord de mer et quartier résidentiel de standing dans la cité phocéenne.
• Nice (06) : 510 900 € pour un T3, en hausse de + 15,93 % – La ville affiche le plus fort rebond du classement, portée par un regain d’attractivité et des programmes haut de gamme.
• La Baule-Escoublac (44) : 484 500 €, malgré une légère baisse de 1,60 % – La station chic de Loire-Atlantique confirme sa place sur le podium.
• Cagnes-sur-Mer (06) : 453 300 €, –1,41 % – Station discrète mais recherchée, elle maintient des prix élevés sur la Côte d’Azur.
• Anglet (64) : 443 400 €, – 3,88 % – Une valeur sûre du Pays basque, qui reste parmi les plus chères malgré une baisse mesurée.
Des stations toujours accessibles… mais pour combien de temps ?
Pour les acquéreurs à la recherche d’un bien en bord de mer à un prix plus abordable, plusieurs destinations conservent une bonne accessibilité : Argelès-sur-Mer (274 200 €), Fréjus (278 400 €), Honfleur (290 200 €). La Bretagne reste la région la plus accessible avec des villes comme Perros-Guirec (285 200 €), Vannes (296 500 €), Brest (301 200 €) ou Guidel (319 600 €) qui proposent des prix inférieurs à 320 000 € pour un trois-pièces neuf, malgré des hausses annuelles jusqu’à + 5 %.
Avec des corrections de prix parfois spectaculaires, le moment semble propice pour investir dans le neuf en bord de mer, à condition de bien cibler son projet. Que ce soit pour un pied-à-terre, une résidence semi-principale ou un investissement locatif, les 5 500 kilomètres de littoral français proposent une grande diversité d’options.
Depuis maintenant bientôt deux ans, le marché de l’immobilier neuf en bord de mer continue de se normaliser, après plusieurs années de fortes hausses pré et post-Covid. Mais la rareté de l’offre crée des poches de tension. Dans ce contexte, la vigilance est de mise : comparer plusieurs cités balnéaires, rester attentif aux corrections de prix et anticiper la rareté des biens neufs restent les meilleurs leviers pour réaliser une opération pertinente, que ce soit pour habiter ou investir. L’immobilier neuf en bord de mer reste une valeur refuge, avec un potentiel de valorisation à long terme. La prudence est de mise, mais les opportunités, elles, sont bien réelles actuellement, précise Céline Coletto.

