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PARIS : Présidentielle 2027 – Le RN largement en tête des intentions de vote, Édouard Philippe en embuscade

Un sondage Ipsos bva pour Le Parisien place le candidat du RN, Jordan Bardella ou Marine Le Pen, en tête au premier tour de la présidentielle 2027.

À un an de l’élection présidentielle de 2027, une nouvelle enquête d’intentions de vote dessine un paysage politique dominé par le Rassemblement National. Réalisé par Ipsos bva en partenariat avec CESI École d’Ingénieurs pour le quotidien Le Parisien, ce sondage, mené du 27 au 28 mai 2026, positionne le candidat de l’extrême droite loin devant ses concurrents, quel que soit le scénario envisagé.

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Le Rassemblement National en position de force

Le principal enseignement de cette étude est la nette avance du Rassemblement National. Que le parti soit représenté par Jordan Bardella ou par Marine Le Pen, ses intentions de vote oscillent entre 31 % et 36 %. Cet étiage élevé le place largement au-dessus de toutes les autres candidatures testées. L’enquête révèle une nuance intéressante : dans des configurations similaires, l’hypothèse d’une candidature de Jordan Bardella recueillerait un score légèrement supérieur à celle de Marine Le Pen, confirmant la dynamique actuelle du président du parti.

Édouard Philippe, premier poursuivant de l’ex-majorité

Derrière le bloc d’extrême droite, c’est Édouard Philippe qui apparaît comme le mieux placé pour porter les couleurs du centre et de la droite modérée. Le maire du Havre est crédité de 17,5 % à 19 % des intentions de vote dans l’hypothèse où Gabriel Attal ne serait pas candidat. Sa position est toutefois fragilisée par une éventuelle candidature de l’ancien Premier ministre : dans ce cas de figure, son score chuterait entre 13 % et 14,5 %.

Gabriel Attal, quant à lui, semble pâtir de cette concurrence. Testé dans les mêmes configurations, il obtient des scores systématiquement inférieurs à ceux d’Édouard Philippe. Il est crédité de 14,5 % à 17,5 % en l’absence de ce dernier, mais tombe entre 8,5 % et 9,5 % si le maire du Havre est également dans la course, illustrant une forte compétition pour un même électorat.

Une gauche éclatée et sans leader incontesté

Le sondage confirme la fragmentation persistante des forces de gauche. Jean-Luc Mélenchon conserve un socle solide et stable, se situant entre 13 % et 13,5 % quelle que soit la configuration. Il est talonné par Raphaël Glucksmann, qui, fort de son score aux élections européennes, obtiendrait entre 11 % et 14 % des voix. L’ancien président François Hollande est également testé, mais recueillerait un score plus modeste, oscillant entre 7 % et 8 %.

De son côté, la candidate écologiste Marine Tondelier atteindrait le seuil des 5 % dans une configuration précise : une candidature de François Hollande (plutôt que Raphaël Glucksmann) et un seul candidat issu de l’ex-majorité présidentielle. Les autres personnalités de gauche testées n’atteignent pas ce seuil.

Les Républicains et les autres candidatures

Pour Les Républicains, Bruno Retailleau obtiendrait un score compris entre 7,5 % et 10 % selon les différents scénarios. Ce résultat le place en retrait par rapport aux principaux blocs, mais lui permettrait de peser dans le débat. L’ensemble des autres candidats testés dans cette enquête obtiennent des scores inférieurs à 5 %, soulignant la polarisation du jeu politique autour de quelques figures principales.

L’étude complète est disponible en ligne sur le site d’Ipsos.

via Presse Agence.