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PARIS : Pouvoir d’achat – Jean-Pierre FARANDOU…

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PARIS : Pouvoir d’achat – Jean-Pierre FARANDOU valorise le travail avec une hausse de 50€

Dès le 1er avril 2026, trois millions de ménages bénéficieront d’une augmentation moyenne de 50 euros mensuels de leur prime d’activité, une mesure phare portée par le ministre Jean-Pierre Farandou.

C’est un arbitrage budgétaire attendu qui se concrétise. Dans le sillage de l’adoption du budget 2026 par l’Assemblée nationale le 2 février dernier, le Gouvernement met l’accent sur la « valorisation du travail ». Lundi 16 février 2026, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a dévoilé les contours d’une réforme qui impactera directement le porte-monnaie des travailleurs aux revenus modestes. L’objectif est clair : garantir que l’activité professionnelle soit toujours plus rémunératrice que l’inactivité.

Un gain concret pour 3 millions de foyers.

Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er avril 2026, ne se limite pas à des promesses lointaines. Selon les données du ministère, ce sont près de 3 millions de ménages qui verront leurs revenus augmenter. Pour illustrer cette mesure, le cabinet de Jean-Pierre Farandou avance des situations précises.

Prenons le cas de Vincent, célibataire sans enfant, percevant 2 032 euros nets par mois. Jusqu’à présent inéligible, il touchera désormais 56 euros de prime d’activité mensuelle. Même constat pour Amélie, mère isolée avec deux enfants gagnant 2 068 euros nets : alors qu’elle ne percevait rien, elle bénéficiera de 68 euros par mois.

Les couples ne sont pas en reste. Mikael et Virginie, parents de deux enfants avec un revenu total de 3 566 euros nets, verront leur prime passer de 115 euros à 169 euros, soit un gain de 54 euros.

« Un geste fort » pour ceux qui travaillent.

Pour Jean-Pierre Farandou, cette revalorisation constitue « un geste fort en faveur de celles et ceux qui travaillent ». Le ministre insiste sur la philosophie de cette réforme : le gain au travail doit être la boussole de l’action publique. Actuellement, la prime d’activité couvre déjà 4,52 millions d’allocataires, soit 8,76 millions de personnes protégées au total. Il est à noter que les femmes sont surreprésentées parmi les bénéficiaires (57 %), tout comme les jeunes de moins de 25 ans (16 %), souvent confrontés à des revenus salariaux plus faibles en début de carrière.

Ce complément de revenu, versé par les Caisses d’allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA), s’adresse aux actifs dès 18 ans résidant en France, qu’ils soient salariés ou indépendants, sous conditions de ressources. Le versement cesse, par exemple, au-delà d’environ 2 000 euros nets pour une personne seule.

Vers une refonte du système de solidarité

Au-delà de ce coup de pouce immédiat, Jean-Pierre Farandou prépare le terrain pour une transformation plus profonde du modèle social français. Le ministre a confirmé sa volonté de porter un projet de loi créant une « Allocation de solidarité unifiée » (ASU). Ce futur dispositif vise à regrouper la prime d’activité, le RSA et les APL pour simplifier les démarches et lutter contre le non-recours aux droits.

« Je crois au travail qui émancipe et à la solidarité qui protège », affirme Jean-Pierre Farandou. Cette grande réforme devrait aboutir, dès 2027, au déploiement d’un « compte social unique » en ligne. En attendant, les allocataires verront le montant de leur virement bancaire évoluer dès le mois d’avril, un soutien bienvenu dans un contexte économique où chaque euro compte.