Passer au contenu principal

PARIS : Partage du profit – Une prime record de 6 010…

Partager :

PARIS : Partage du profit – Une prime record de 6 010€ par salarié pour le SBF 120 en 2025

Le baromètre 2026 d’Eres révèle que le partage du profit dans le SBF 120 reste à un niveau record malgré un contexte économique et politique incertain.

Malgré une année 2025 marquée par une forte incertitude économique internationale et une instabilité politique nationale, les grandes entreprises françaises ont maintenu un niveau élevé de redistribution des richesses à leurs salariés. Selon l’édition 2026 du Baromètre du Partage du Profit publié ce jour par Eres, spécialiste de l’épargne salariale et retraite, la prime collective moyenne (participation, intéressement, abondement) par salarié au sein du SBF 120 a atteint un montant record de 6 010 €, en hausse de 2 % sur un an.

Cette résilience confirme l’ancrage de ces dispositifs dans les politiques de rémunération des grands groupes, qui ont redistribué au total près de 7,4 milliards d’euros à leurs salariés en y incluant les dividendes.

Un niveau historiquement élevé malgré un contexte tendu

Bien que le montant total des primes versées par le SBF 120 accuse une légère baisse de 3,84 % par rapport à 2024 pour s’établir à 6,23 milliards d’euros, la prime moyenne par tête progresse, témoignant d’une volonté de préserver le pouvoir d’achat. Ce maintien s’inscrit dans un environnement économique complexe, lié notamment aux tensions sur les tarifs douaniers et à la dissolution de l’Assemblée nationale en France.

« Malgré un contexte économique compliqué, les entreprises du SBF 120 renouvellent leur attachement au Partage du Profit et ont versé en 2025 une prime moyenne par salarié record. Cette dynamique témoigne de la volonté des entreprises de maintenir un niveau élevé de partage du profit et confirme le rôle croissant de l’épargne salariale dans les politiques de rémunération », explique Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres.

L’abondement, levier de compensation et de fidélisation

La performance la plus notable de l’année 2025 est la hausse spectaculaire de l’abondement moyen par salarié, qui a bondi de 22 %. Selon Eres, cette augmentation s’explique par trois facteurs combinés : l’engagement des entreprises envers ces dispositifs, leur utilisation comme mécanisme compensatoire lorsque les résultats économiques freinent la participation et l’intéressement, et un taux d’épargne des ménages français demeurant à un niveau record (17,7 % au 4ème trimestre 2025, d’après l’INSEE).

D’importantes disparités sectorielles

Derrière la moyenne de 6 010 €, se cachent de fortes disparités. Si 17 % des entreprises du SBF 120 ont versé moins de 1 000 €, 20 % d’entre elles ont distribué plus de 10 000 €, avec un pic atteignant 31 593 € pour la plus généreuse. En 2025, le secteur Pétrolier et Parapétrolier s’est particulièrement distingué avec près de 13 000 € par salarié. Sur la période 2021-2025, c’est toutefois le secteur du Luxe qui s’affirme comme le plus constant dans sa générosité, utilisant le partage du profit comme un outil stratégique d’attractivité et de fidélisation.

L’indice EquiProfit, créé par Eres pour mesurer la part du résultat net redistribuée, montre que les entreprises du SBF 120 ont reversé en moyenne 7 % de leurs bénéfices, avec des variations allant de 2 % à 13 % selon les secteurs.

« Notre indice EquiProfit montre que la culture d’entreprise compte davantage que les résultats financiers. Certaines entreprises considèrent le partage du profit comme une composante structurelle de leur politique de rémunération, quand d’autres l’abordent davantage comme une variable d’ajustement liée à la conjoncture », commente Mathieu Chauvin.

La RSE, nouveau pilier de l’intéressement

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) s’impose définitivement comme un critère clé des dispositifs d’intéressement. En 2025, 95 % des entreprises du SBF 120 ont intégré au moins un critère RSE dans leurs accords, contre 80 % en 2024. Les indicateurs les plus fréquents sont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution des taux d’accidents du travail.

« Les accords d’intéressement évoluent rapidement. Les entreprises ne souhaitent plus seulement récompenser la performance économique, mais également les progrès réalisés en matière environnementale, sociale ou sociétale. La généralisation des critères RSE confirme que l’épargne salariale devient un levier d’engagement au service d’une performance plus durable », poursuit Mathieu Chauvin.

Le baromètre a été réalisé à partir de l’analyse des données publiques de 70 entreprises du SBF 120. Pour plus d’informations, Eres est un groupe indépendant de conseil et de gestion en épargne salariale, retraite et actionnariat salarié.

Plus d’informations sont disponibles sur leur site : www.eres-group.com.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).