PARIS : Paris Print Fair – Yvon Le BRAS, lauréat du P…
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PARIS : Paris Print Fair – Yvon Le BRAS, lauréat du Prix Henri Beraldi 2024
Yvon Le Bras, lauréat du Prix Henri Beraldi 2024.
À l’occasion de la troisième édition de la Paris Print Fair, qui s’est tenue du 21 au 24 mars 2024 au Réfectoire du Couvent des Cordeliers à Paris VIe, le prix Henri Beraldi a été décerné à Yvon Le Bras, historien de l’art, pour sa thèse soutenue le 9 janvier 2023 à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne sous la direction d’Emmanuel Pernoud : La gravure visionnaire, autour de Michel Random et de la galerie Michèle Broutta, des années 1970 aux années 2010 : une qualification artistique à l’épreuve du « grand récit ».
Créé en 2023 par le Comité national de l’estampe, l’association Les Amateurs d’Estampes et la Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin et du Tableau, le prix Henri Beraldi récompense annuellement une thèse de doctorat sur l’estampe, soutenue dans une université française, ou un ouvrage (essai ou catalogue raisonné) publié en France.
En présence de Mme Aubenas, directrice de la BnF – département des estampes et de la photographie -, des membres du jury, de membres de la CSEDT, ainsi qu’à un invité surprise – Antoine Beraldi, descendant d’Henri Beraldi -, le Prix Henri Beraldi a été remis à l’heureux récipiendaire par Philippe Sénéchal, président du Comité national de l’Estampe, de Christian Collin, président de la Chambre syndicale de l’Estampe du Dessin et du Tableau et de Joseph de Colbert, président de l’association Les Amateurs d’estampes.
LA GRAVURE VISIONNAIRE, VÉRITABLE QUALIFICATION ARTISTIQUE
Au milieu des années 1970, quelques jeunes graveurs, fidèles à l’image figurative et narrative, à contre-courant de la postmodernité, ont été qualifiés d’artistes « visionnaires ». On doit cette dénomination au critique Michel Random, qui la défendit avec la collaboration de la galerie Michèle Broutta. L’idée d’un art visionnaire, nouvellement établie dans le paysage artistique, a ainsi été le point de départ de ce travail de recherche. Il s’agissait d’en apprécier les manifestations et l’ampleur, sans céder à la tentation d’une reconstruction a posteriori.
La démarche a emprunté des voies multiples : celle de l’enquête pour établir la chronologie des événements ; celle de l’entretien avec les artistes, galeristes et collectionneurs ; celle d’un balayage terminologique, afin de préciser l’archéologie de ce terme, précocement utilisé par Henri Focillon ; celle d’une réflexion méthodologique pour éclaircir le principe de la catégorisation et la façon dont s’écrit l’histoire de l’art ; enfin, celle de la recomposition de l’écologie de l’image visionnaire pour en distinguer les influences, les voisinages et les emprunts à la culture savante et populaire. Il en ressort un paysage disparate, une théorie profuse, un imaginaire éclectique, propice à des lectures multiples.
À défaut de groupe ou de mouvement, il reste un « climat », avec une iconographie singulière, des marqueurs d’identité et des thèmes récurrents. Ainsi, en dépit de sa fragilité catégorielle, l’art visionnaire n’en possède pas moins quelques certitudes plastiques.
À PROPOS DE LA CHAMBRE SYNDICALE DE L’ESTAMPE, DU DESSIN ET DU TABLEAU (CSEDT)
La CSEDT est un syndicat professionnel fondé en 1919. Sous la direction de Christian Collin, son activité consiste à défendre les intérêts de la profession et de ses membres – marchands, éditeurs, experts ; à intervenir auprès des pouvoirs publics ; à faire respecter le Code de déontologie et la Charte de l’estampe originale ; et à informer ses adhérents des nouvelles dispositions législatives et règlementaires (fiscales, douanières, sociales).
csedt.org
CSEDT
11 rue Rameau
75002 Paris
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE
Département des Estampes et de la photographie
58, rue de Richelieu
75002 Paris
ASSOCIATION LES AMATEURS D’ESTAMPE
5 rue de l’Ancienne Poste
03230 Chevagnes


