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PARIS : Othman Nasrou : « Le vrai rempart à LFI, c'est la droite, pas le RN »

PARIS : Othman Nasrou : « Le vrai rempart à LFI, c’est la droite, pas le RN »

Le secrétaire général des LR, Othman Nasrou, dénonce une « soumission politique » du PS à LFI dans les alliances pour le second tour des municipales.

À trois jours du second tour des élections municipales, la tension monte au sein de l’opposition de droite. Dans une déclaration transmise ce jeudi 19 mars, Othman Nasrou, Secrétaire général des Républicains (LR), fustige avec la plus grande fermeté les accords conclus entre le Parti Socialiste, les Écologistes et La France Insoumise dans de nombreuses grandes villes françaises. Il y voit une manœuvre nationale et une compromission dangereuse.

Une « soumission politique » à La France Insoumise

Pour le dirigeant LR, le constat est sans appel. « À Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon, Toulouse, Besançon, Brest, Tours, Strasbourg, Nantes, Tulle… partout, une même mécanique est à l’œuvre, les mêmes alliances se nouent », écrit-il. Selon lui, ces rapprochements, présentés comme des « fusions techniques », masquent une réalité bien plus sombre : « c’est en réalité une soumission politique qui s’organise ».

Othman Nasrou affirme que cette stratégie n’est pas nouvelle et avait déjà été observée dès le premier tour, où « dans 112 villes, les masques étaient déjà tombés, toute la gauche faisait campagne aux côtés de La France Insoumise ». Il dénonce aujourd’hui une généralisation de cette pratique, qu’il qualifie de « stratégie froide et cynique guidée par la seule obsession de conserver quelques postes au prix de toutes les compromissions ».

Un « barrage » à la droite, pas au RN

Le Secrétaire général des Républicains balaie l’argument traditionnellement avancé par la gauche d’un « barrage » à l’extrême droite. « On nous explique qu’il s’agirait de « faire barrage » au Rassemblement National mais la réalité est que le RN n’est même pas au second tour dans la plupart de ces villes », martèle-t-il. Pour lui, la motivation de ces alliances est ailleurs : « La vérité est simple : ces accords visent à empêcher la droite de gagner en manipulant les électeurs ».

Face à ces coalitions, il met en avant les candidats de son camp, les présentant comme la seule « alternative forte et crédible ». Il cite notamment Foulques Chombart à Nantes, Jean-Philippe Vetter à Strasbourg, Ludovic Fagaut à Besançon, Jean-Luc Moudenc à Toulouse, Guillaume Guérin à Limoges, Jean-Michel Aulas à Lyon ou encore Julien Bony à Clermont-Ferrand, estimant qu’ils « peuvent l’emporter face à ces coalitions mortifères de circonstance ».

Une « faute morale » et des promesses trahies

Au-delà de la stratégie politique, Othman Nasrou place le débat sur le terrain moral. Il accuse ses adversaires de renier leurs engagements passés, visant directement les responsables socialistes. Selon lui, la gauche est prête à « piétiner les engagements solennels pris par François Hollande et Olivier Faure, qui juraient encore la semaine dernière qu’il n’y aurait jamais la moindre alliance avec La France Insoumise ».

Il critique avec une extrême sévérité le parti de Jean-Luc Mélenchon, accusant la gauche de s’allier avec « une extrême gauche qui banalise la violence, attise les braises de l’antisémitisme, crache à longueur de journée sur la police et fracture notre République ». Pour Othman Nasrou, cette situation constitue à la fois une « faute politique » et une « faute morale ».

En conclusion, il lance un appel solennel à la mobilisation de son électorat pour le scrutin de dimanche. « Face à cela, nous avons une responsabilité immense. Dimanche, tout dépend de nous », insiste-t-il, avant de conclure : « Aucune voix ne doit manquer. Ensemble, faisons gagner la droite et préservons nos communes du fléau de La France Insoumise ».

via Press Agence.