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PARIS : Olivier RAINGEARD : « L’impact de marché est…

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PARIS : Olivier RAINGEARD : « L’impact de marché est souvent temporaire »

Face à l’escalade militaire en Iran, Olivier Raingeard de Neuflize OBC livre son analyse et recommande aux investisseurs de maintenir leur stratégie.

Le week-end dernier a marqué un tournant géopolitique majeur au Moyen-Orient. Les États-Unis et Israël ont mené une série de frappes coordonnées contre l’Iran, entraînant la mort de plusieurs hauts dirigeants politiques et militaires, dont l’Ayatollah Khamenei. En réaction, Téhéran a lancé des attaques de représailles visant des bases américaines dans la région. Si le détroit d’Ormuz n’est pas officiellement fermé, la situation sur place reste extrêmement tendue avec une interdiction de passage imposée par les Gardiens de la Révolution et la suspension des couvertures par plusieurs assureurs maritimes.

Dans ce contexte incertain, Olivier Raingeard, directeur des investissements chez Neuflize OBC, apporte un éclairage indispensable pour comprendre les répercussions économiques de cette crise. Selon lui, si la guerre a des conséquences humaines dramatiques, « son impact sur les marchés financiers est souvent bien plus limité et se caractérise généralement par de courtes périodes de volatilité accrue ».

Une réaction boursière dictée par la logique économique

Les marchés financiers, guidés par une logique strictement économique, tendent à contenir leur réaction en l’absence d’effets systémiques durables. Pour illustrer ce propos, l’expert rappelle un précédent récent : « Un bon exemple est celui des bombardements américains contre des installations nucléaires iraniennes en juin 2025 ». Un mois après cet événement, l’indice S&P 500 avait progressé de plus de 5 %, contredisant les craintes initiales.

Néanmoins, l’onde de choc immédiate est palpable. Les marchés actions en Asie et en Europe ont ouvert en baisse de 1 à 3 %, tandis que les Bourses du Moyen-Orient gardent portes closes pour évaluer les dégâts. Les valeurs refuges jouent leur rôle plein et entier : l’or et le dollar se renforcent, tandis que les rendements obligataires baissent légèrement. Du côté des matières premières, la tension est vive avec une hausse d’environ 7 % pour le pétrole et de 4 % pour le gaz.

Les deux risques majeurs : le prix du baril et le détroit d’Ormuz

Pour les investisseurs, l’attention doit se porter sur deux points névralgiques susceptibles de peser sur l’économie mondiale. Le premier concerne les cours de l’or noir. Une flambée durable des prix éroderait le pouvoir d’achat et les marges des entreprises, tout en relançant l’inflation. Cependant, « l’OPEP+ a indiqué sa volonté d’augmenter l’offre de pétrole si nécessaire, ce qui pourrait atténuer une partie des tensions haussières », note l’analyse de Neuflize OBC.

Le second risque, plus logistique, est celui d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Ce goulot d’étranglement, crucial pour le transit mondial d’hydrocarbures, est au cœur des inquiétudes. Une paralysie de cette voie maritime perturberait gravement les chaînes d’approvisionnement. Olivier Raingeard souligne toutefois que les pressions diplomatiques seront intenses : « Les importateurs de pétrole (comme l’Inde et la Chine) tout comme les exportateurs (comme l’Arabie saoudite) exerceront une forte pression pour maintenir le détroit ouvert ».

Maintenir le cap malgré l’incertitude

Quelle attitude adopter face à ces événements ? La recommandation de la banque privée est claire : éviter la panique. « À ce stade, nous pensons que la meilleure approche pour les investisseurs est de rester fidèles à leur stratégie de long terme et d’éviter des changements significatifs dans leurs portefeuilles », conseille Olivier Raingeard.

Les fondamentaux économiques demeurent en effet solides. La croissance mondiale s’améliore, soutenue par des bénéfices d’entreprises attendus en hausse à deux chiffres pour l’année à venir. De plus, la Réserve fédérale américaine poursuit sa politique d’assouplissement monétaire, accompagnée par des mesures de relance budgétaire en Occident. L’expert conclut sur une note d’optimisme prudent : « Si le conflit se stabilise ou, mieux encore, commence à se désamorcer, nous nous attendrions à un rebond rapide des marchés ».

Un acteur historique de la banque privée

Cette analyse est fournie par Neuflize OBC (https://www.neuflizeobc.fr), la banque privée de référence en France, adossée au groupe ABN AMRO. Forte de plus de 350 ans d’histoire, l’institution propose un modèle unique fondé sur une vision intégrée des patrimoines privés et professionnels.

Neuflize OBC intervient sur la totalité des actifs de ses clients, qu’il s’agisse de conseil, de financement ou de gestion d’actifs. La banque a par ailleurs développé des expertises sectorielles pointues dans des domaines variés tels que la santé, le cinéma, l’immobilier, l’art ou encore les nouvelles technologies. Elle dispose de neuf centres de gestion patrimoniale régionaux, assurant un maillage territorial au plus près des entrepreneurs et des familles.