PARIS : Olivier LAMBERT (VATES) : « Reprendre la main est d…
Partager :
PARIS : Olivier LAMBERT (VATES) : « Reprendre la main est devenu une nécessité économique »
L’affaire Broadcom-VMware révèle que la dépendance aux géants de l’IT est un risque financier majeur, poussant les DSI à reconsidérer leurs choix.
Longtemps cantonné aux sphères stratégiques et politiques, le débat sur la souveraineté numérique prend une tournure beaucoup plus concrète pour les entreprises. Selon l’éditeur français VATES, l’urgence pour les Directions des Systèmes d’Information (DSI) n’est plus tant la protection des données que la maîtrise d’une facture informatique devenue explosive. L’affaire Broadcom-VMware, qui a secoué le secteur, agit comme un catalyseur, transformant une dépendance technologique acceptée en un risque financier immédiat.
De la souveraineté stratégique à l’urgence budgétaire
Si les discours sur la cybersécurité, la protection des données et l’extraterritorialité des lois restent d’actualité, la réalité du terrain impose une autre priorité aux DSI. Dans un contexte économique global sous tension, la préoccupation première est devenue l’arbitrage permanent entre la continuité des services et des budgets de plus en plus contraints. L’inflation des coûts logiciels et des contrats de licence relègue souvent les grands principes de souveraineté au second plan des décisions opérationnelles. La dépendance technologique n’est plus un concept abstrait, mais un poste de dépense qui pèse lourdement sur la performance économique des organisations.
Le cas Broadcom-VMware, un électrochoc pour le marché
La concentration croissante du marché des infrastructures informatiques autour de quelques acteurs dominants a considérablement réduit le pouvoir de négociation des entreprises clientes. Le rachat de VMware par Broadcom en est l’illustration la plus récente et la plus brutale. Cette opération s’est traduite par une refonte des offres, des hausses tarifaires spectaculaires et une perte de visibilité budgétaire à moyen terme pour de très nombreuses structures.
Selon les observations de VATES, l’impact est direct et quantifiable : « Dans plusieurs cas observés sur le terrain, les coûts de licences et de renouvellements ont été multipliés par 5 à 15 par rapport aux niveaux antérieurs, sans augmentation fonctionnelle notable ». Cet événement a agi comme un véritable signal d’alerte pour les DSI, désormais contraints de repenser en urgence leurs choix d’infrastructure pour éviter de subir les décisions unilatérales de leurs fournisseurs.
L’open source comme levier de reprise en main
Face à ce constat, VATES note une volonté affirmée de la part de ses clients de ne plus subir cette double peine technologique et financière. Cette prise de conscience se matérialise par l’activation de plusieurs leviers opérationnels. Le premier consiste à sortir de l’inertie et des choix par défaut en analysant de manière proactive les alternatives disponibles sur le marché, au-delà des solutions historiquement dominantes.
L’open source s’impose alors comme un outil stratégique majeur. Il permet non seulement de limiter le verrouillage technologique (« vendor lock-in »), mais aussi de diversifier les partenaires et, surtout, de retrouver une prévisibilité budgétaire. En redonnant aux DSI une réelle capacité de choix, il restaure un pouvoir de négociation et permet de piloter les infrastructures sur le long terme plutôt que de gérer les urgences imposées par des tiers.
« La souveraineté numérique ne doit pas être un slogan. Pour les DSI, elle commence par la capacité à maîtriser leurs coûts et à ne plus subir les décisions d’acteurs dominants. L’affaire Broadcom–VMware montre que reprendre la main est devenu une nécessité économique », souligne Olivier Lambert, CEO et co-fondateur de VATES.
À propos de VATES
Fondée en 2012 à Grenoble, VATES est une entreprise française spécialisée dans les solutions 100 % open source de virtualisation et de gestion d’infrastructures. Ses produits phares, XCP-ng et Xen Orchestra, sont utilisés par des organisations publiques et privées dans le monde entier pour optimiser leurs environnements informatiques. Forte de ses 100 collaborateurs et affichant un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros en 2024, l’entreprise se positionne comme un acteur clé pour aider les entreprises à préserver leur indépendance technologique. Le site de l’entreprise est accessible à l’adresse suivante : https://vates.tech/.