Passer au contenu principal

PARIS : Odile de VASSELOT nous a quittés

Partager :

PARIS : Odile de VASSELOT nous a quittés

Elle avait eu 103 ans en janvier. Odile de Vasselot nous a quittés dans la nuit du 20 au 21 avril. C’est avec une profonde tristesse que nous écrivons ces lignes aujourd’hui.

En 2005, Germaine Tillion, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Lucie et Raymond Aubrac, Denise et Alain Vernay, Serge Ravanel, Stéphane Hessel et tous les membres de l’association Liberté-Mémoire avaient tenu à ce que son livre, Tombés du Ciel, paraisse dans la collection Résistance.

Nous, qui avons eu la chance de l’accompagner durant ces vingt dernières années, pouvons témoigner de son infatigable engagement. Toujours, une caisse de livres sous le bras, elle allait à la rencontre des jeunes pour leur rappeler qu’il ne faut jamais oublier, jamais renoncer.

En 1943, évoquant les martyrs — dont il serait — Pierre Brossolette disait : « Ce qu’ils attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, c’est un élan. » Voilà pourquoi, aujourd’hui, le souvenir de la Résistance et le message d’Odile de Vasselot ne doivent pas s’éteindre.

Lors de la réédition de ses mémoires en format de poche en 2005, Odile de Vasselot avait donné à son livre une nouvelle préface.

La voici en intégralité.

« Il y a près de 75 ans que s’est terminée la Seconde Guerre mondiale, et pourtant, le thème de la Résistance semble intéresser toujours autant de nos contemporains.

On me demande souvent de témoigner, devant des publics très divers, de ce que j’ai eu la chance de faire durant cette époque lointaine. Je le fais très volontiers, car je suis sûre de rencontrer toujours la même écoute attentive, le même intérêt passionné, que ce soit de la part d’élèves d’une école primaire, d’étudiants de classe préparatoire ou de personnes âgées résidant dans un EHPAD.

Bien sûr, il faut adapter son discours, non seulement à son auditoire, mais aussi aux événements que nous vivons aujourd’hui. Mais le fond de mon propos reste le même, et j’essaie de l’exprimer clairement au début : je ne suis pas ici pour évoquer des souvenirs d’anciens combattants, pour raconter les hauts faits d’armes de mes amis résistants.

Ce que je voudrais que vous reteniez c’est qu’il n’y a pas de situation irréversible, il n’y a pas de problème qui ne porte en lui sa solution. Alors qu’en juin 1940 la France semblait au fond de l’abime, les résistants ont contribué, avec les Alliés, à changer le cours de l’histoire ».

C’est donc, en bref, le message que je voudrais laisser ici à ceux qui me liront : Il ne faut jamais baisser les bras ».

Odile de Vasselot.