Skip to main content

PARIS : Nuit européenne des musées avec Artificial Dreams

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
18 Avr 2024

Partager :

PARIS : Nuit européenne des musées avec Artificial Dreams

L’exposition-événement au cœur de l’IA.

Un panorama inédit de la création artistique assistée par l’IA :

Artificial Dreams à vivre, en nocturne, notamment pendant la Nuit européenne des musées

Rendez-vous samedi 18 mai prochain, dans le cadre de la 20ème Nuit Européenne des musées 2024, pour le week-end inaugural d’Artificial Dreams — L’IA au cœur de la création artistique : le meilleur de la création assistée par l’intelligence artificielle dans une plongée grand format au cœur d’un monde poétique et spectaculaire pour une exposition-performance immersive unique présentée par le Grand Palais Immersif avec le soutien de Microsoft.

Ce soir-là, Artificial Dreams ouvrira gratuitement ses portes !

(Réservation en ligne obligatoire – à partir du 1er mai – pour obtenir la gratuité, dans la limite des 100 billets disponibles cf. les informations pratiques ci-dessous)

Entre fascination et inquiétude, l’IA interroge et soulève des débats éthiques et esthétiques.

Les artistes doivent-ils se méfier de la possible concurrence de l’IA ou doivent-ils la dompter pour en libérer tout le potentiel ?

Artificial Dreams est l’exposition-événement – pendant 12 nocturnes dont la Nuit européenne des musées – qui invite à découvrir des œuvres fabuleuses, parfois déroutantes, fruits de collaborations entre 12 artistes et les supercalculateurs.

Artificial Dreams est une immersion dans le monde onirique des machines qui interroge le spectateur sur la fulgurante expansion de l’intelligence artificielle au cœur de la création artistique.

­« En quelques mois seulement, la fulgurante projection de l’Intelligence Artificielle au centre de tous les débats a plongé le monde dans de grands questionnements tout droit issus de la Science-Fiction. Ses récentes évolutions et sa propagation dans tous les secteurs sans exception fascinent et inquiètent à la fois : les contours mouvants d’une révolution se dessinent sans que l’on puisse comprendre son cheminement ni délimiter son emprise.. L’IA est-elle en train de prendre le contrôle d’un monde devenu trop complexe comme dans les romans de Philip K-Dick ou au contraire, le dote-t-elle des nouveaux outils qui lui éviteront son extinction annoncée ?

Les spéculations et les craintes se présentent et renvoient l’Homme à des questions éthiques sur les responsabilités que nous sommes en train de lui déléguer avec le contrôle de nombreuses professions, des administrations, de la finance, de l’armement.

Avec la profusion récente d’outils de création assistée par IA, le secteur artistique que l’on croyait réservé à l’esprit humain n’est pas épargné – au contraire – il devient un terrain d’exploration d’avant-garde. Ces transformations majeures du monde questionnent l’essence même de la vie, scrutent nos âmes, nos rêves et l’existence possible d’un imaginaire artificiel.

Conçue comme une série de plongées immersives et spectaculaires dans le monde onirique des machines, l’exposition-performance Artificial Dreams dresse un panorama de la création artistique assistée par l’IA et les algorithmes, à ce moment décisif qui représente à la fois l’émergence symbolique de l’IA et aussi son expansion accélérée. »
Charles Carcopino – commissaire de Artifical Dreams

Focus sur 5 artistes

Quand l’IA assiste des artistes de la scène internationale, un monde onirique et vertigineux s’ouvre…

Artificial Dreams réunit – dans le cadre d’une projection immersive spectaculaire de créations artistiques créées grâce à l’IA, dans la grande salle du Grand Palais Immersif ainsi que d’un parcours d’installations dans les étages du Grand Palais Immersif : une sélection d’artistes internationaux parmi les plus créatifs du moment (États-Unis, Canada, France, Japon…) qui ont choisi d’explorer l’IA pour bousculer notre perception du monde et de l’art.

Appelés dans les plus grands festivals et exposés dans les musées du monde entier, 12 artistes interrogent, avec leur singularité artistique, le rapport de l’homme avec la machine : Markos Kay • Andy Thomas • Tryphème & Ulysse Lefort • Ryoichi Kurokawa • IMMERSIVE ARTS SPACE/ZHdK • Mots • Daito Manabe • MSHR • Sabrina Ratté • Justine Emard • Visual System • Emi Kusano • Iconem • Niceaunties

Également, une série d’évènements “lives” et de conférences (table-rondes, performances…) permettra de rassembler autour des œuvres présentées.

­Marcos Kay (Royaume-Uni/Chypre)

­Markos R. Kay (né Christodoulou) est un artiste et réalisateur multidisciplinaire axé sur l’art, la science et l’art génératif. Sa pratique de l’art et du design s’étend des médias sur écran à l’impression et a été présentée dans des musées, des expositions, des festivals et des publications telles que le ArtScience Museum, la Fondation Bill et Melind Gates, Ars Electronica… Son travail peut être décrit comme une exploration continue de l’abstraction numérique à travers l’expérimentation de méthodes génératives. Ses expériences explorent souvent la complexité des mondes invisibles et mystérieux de la biologie moléculaire et de la physique des particules. Un thème majeur de son travail est le paradigme informatique des sciences naturelles, tel qu’il apparaît dans la relation entre l’observation scientifique, la simulation et la visualisation. En 2014, Kay a lancé un laboratoire d’art expérimental dans le but d’explorer les intersections du numérique et de la physique en combinant des simulations informatiques et des techniques procédurales avec la peinture, les textiles, la céramique et la sculpture. En 2016, il est devenu handicapé en raison d’une maladie neuro-immunitaire chronique connue sous le nom d’EM/CFS qui, en 2019, l’a rendu définitivement confiné à la maison et en grande partie alité. Il continue de créer des oeuvres d’art, des illustrations scientifiques et des images animées dans les limites de son handicap et a commencé en 2020 à publier son carnet de croquis personnel développé alors qu’il était alité.

­Andy Thomas (Australie)

­Au cours des deux dernières décennies, Andy Thomas a développé un langage visuel emblématique qui lui est propre. Utilisant une combinaison de technologie numérique et d’aquarelles, le travail de Thomas est une représentation symbolique de la collision de la nature avec la technologie. Inspiré par la beauté de la nature et par ses nombreux voyages dans certaines des forêts tropicales les plus anciennes du monde, Thomas fusionne des images de flore et de faune dans des formes abstraites évoluées. Des compositions complexes de plantes et d’animaux témoignent clairement de l’impact de la technologie sur la planète Terre et de la manière dont les progrès de la société affectent les systèmes naturels de vie. Ces dernières années, Thomas a commencé à expérimenter des logiciels audio numériques, ouvrant ainsi une nouvelle branche de sa pratique. Cette nouvelle série d’installations vidéo animées représente visuellement les voix de la nature et crée un environnement étrange de son et de lumière. Grâce à cette nouvelle voie d’investigation artistique, Thomas trouve une fois de plus le moyen de créer des oeuvres dans lesquelles nature et technologie se combinent.

­Tryphème & Ulysse Lefort (France)

­Tiphaine Belin est née le 7 mai 1993, dans la Drôme aka Tryphème qui s’amuse des codes et usages établis en créant des sphères musicales inspirées de paysages fantasmés, de récits de vie et d’oeuvres oniriques. Ses recherches esthétiques influencées par l’electronica, la musique expérimentale, le trip-hop et le shoegaze qui infusent dans chacune de ses productions.. Du show audiovisuel LAVA réalisé en collaboration avec Ulysse Lefort à l’oeuvre totale qu’est La Caresse, l’artiste puise dans des ressources aussi variées que le cinéma, la danse et le théâtre. Il faudra participer à l’une des différentes performances de Tryphème pour entendre et ressentir ce langage intuitif et passionné.

Ulysse Lefort est né le 17 Avril 1984 à Paris. il est diplômé du Master Arts Graphiques à l’ESAG Penninghen – promotion 2008. Il s’oriente durant son cursus vers l’animation, la 3D, le travail autour de l’interactivité et des ponts entre l’image et le son, ce qui l’amène à l’apprentissage d’outils tel que Pure Data et VVVV dans un premier temps, puis lors de son essor comme environnement de création et d’expérimentation autour de l’imagerie, le Deep Learning. En parallèle à ces recherches, qui l’amèneront à travailler sur des projets scénographique au sein du collectif Quart Avant Poing notamment et tout d’abord avec le collectif Souk Machine puis Pedro Winter ou encore Tryphème, il co-réalise des courts métrages d’animation (5 ans après la guerre, La grenouillère, Bruit Rose pour Pink Noise).

­Ryoichi Kurokawa (Japon/Allemagne)

­Ryoichi Kurokawa est né au Japon, en 1978 et vit et travaille à Berlin, en Allemagne. Les oeuvres de Kurokawa prennent de multiples formes telles que des installations, des enregistrements et des pièces de concert. Il compose la sculpture temporelle avec les enregistrements de terrain et les structures générées numériquement, et reconstruit architecturalement le phénomène audiovisuel. Ces dernières années, ses oeuvres sont exposées à travers le monde» dans des festivals et musées internationaux, notamment TATE Modern [UK], Centre Pompidou [FR], Biennale de Venise [IT], Pinakothek der Moderne [DE], Palais de Tokyo [FR], Barbican Center [UK], ARS Electronica [AT], Mutek [CA/ MX/JP/ES], Tretyakov Gallery [RU], Minsheng Art Museum [CN], YCAM [JP], EMPAC [US], LABoral [ES] , FACT [UK], Palais des Beaux-Arts [BE], National Taiwan Museum of Fine Arts [TW], National Center for Contemporary Arts [RU], CTM/Transmediale [DE], ACC [KR], Espace Culturel Louis Vuitton [FR] et Sonar [ES/UK/JP] En 2010, il reçoit le Golden Nica du Prix Ars Electronica dans la catégorie Musiques Numériques & Art Sonore.

­Daito Manabe (Japon)

Daito Manabe a fondé à Tokyo Rhizomatiks en 2006, une organisation spécialisée en Art digital. Il enseigne à l’Université Keio SFC. Les oeuvres de Daito Manabe qui s’étendent dans des domaines variés, adoptent une nouvelle approche des matériaux et des phénomènes quotidiens. Cependant, son objectif final n’est pas simplement d’obtenir un réalisme détaillé et haute définition mais plutôt de combiner ces éléments familiers. Sa pratique s’appuie plutôt sur une observation minutieuse pour découvrir et élucider les potentialités essentielles inhérentes au corps humain, aux données, à la programmation, aux ordinateurs et à d’autres phénomènes, sondant ainsi les interrelations et les frontières délimitant l’analogique et le numérique, le réel et le virtuel.

­Samedi 18 mai

Exposition Artificial Dreams — L’IA au coeur de la création artistique, dans le cadre de la Nuit européenne des musées 2024

+ 19:30 à 23:00

+ Réservation en ligne obligatoire pour obtenir la gratuité, dès le 1er mai : ICI

+ Dans la limite des 100 billets gratuits disponibles

+ La Nuit européenne des musées est organisée par le ministère de la Culture, en liaison avec les Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) – elle bénéficie du patronage de l’Unesco, du Conseil de l’Europe et de l’ICOM et de nombreux partenariats institutionnels et médias

——— 16 mai au 08 juin

Exposition Artificial Dreams — L’IA au coeur de la création artistique

+ Présentée par Le Grand Palais Immersif avec le soutien de Microsoft

+ Commissariat de l’exposition : Charles Carcopino

+ 3 soirées par semaine : jeudi, vendredi et samedi – 19:30 à 23:00

+ Adresse : 110 rue de Lyon, Paris 12 – Métro Bastille

+ Billetterie : ICI

Tarif unique de 14 euros (le billet pour Artificial dreams ne donne pas accès à l’exposition Loading, l’art urbain à l’ère numérique

Tarif Early Bird de 12 euros (offre temporaire – dans la limite des stocks disponibles)

+ Partenaire média : Fisheye Immersive