PARIS : Notes de frais – Un salarié sur cinq fraude…
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PARIS : Notes de frais – Un salarié sur cinq fraude, l’IA devient le nouvel outil de falsification
Une étude de Perk révèle qu’un salarié français sur cinq falsifie ses notes de frais, avec une utilisation croissante de l’IA pour créer de fausses factures.
La fraude aux notes de frais en entreprise prend une nouvelle dimension avec la démocratisation de l’intelligence artificielle. Selon une étude publiée ce mercredi 17 juin 2026 par Perk, la plateforme de gestion des voyages et des dépenses, un salarié français sur cinq (22 %) admet falsifier régulièrement ses déclarations, qu’il s’agisse de factures gonflées ou de dépenses entièrement inventées.
Cette enquête, menée auprès de 1 000 salariés en France dans le cadre d’une étude internationale sur 8 000 personnes, met en lumière une pratique bien plus répandue qu’il n’y paraît : 62 % des employés reconnaissent avoir déjà fraudé au moins une fois, et 85 % affirment connaître un collègue s’étant déjà livré à cette pratique.
L’IA, complice d’une fraude généralisée
Le phénomène le plus marquant de cette étude est l’émergence de l’intelligence artificielle comme outil de falsification. En France, 7 % des salariés déclarent utiliser régulièrement l’IA pour générer de fausses factures. Ce chiffre place l’Hexagone à un niveau intermédiaire en Europe, entre le Royaume-Uni (5 %, le plus bas) et l’Allemagne (10 %, le plus haut).
Le préjudice financier, bien que non négligeable, reste plus mesuré en France. Le montant moyen des dépenses indûment réclamées par un salarié fraudeur s’élève à 250 euros par an. C’est le montant le plus bas de l’étude, à égalité avec l’Espagne, et bien en deçà des 290 euros constatés en Allemagne, des 320 livres au Royaume-Uni ou des 330 dollars aux États-Unis. Les catégories les plus touchées par la fraude concernent les repas personnels, les frais d’hébergement, les indemnités kilométriques et les frais de représentation.
Des processus manuels qui favorisent la triche
L’étude révèle une corrélation directe entre les processus de gestion et le taux de fraude. Plus d’un tiers des salariés français (35 %) soumettent encore leurs notes de frais manuellement, via des tableurs ou par simple courriel. Or, ces employés sont nettement plus enclins à la fraude (32 %) que ceux disposant d’un outil de gestion dédié (18 %).
Toutefois, les systèmes structurés ne constituent pas une garantie absolue. Près d’un salarié sur cinq (18 %) équipé d’un logiciel de gestion parvient tout de même à soumettre des demandes frauduleuses. L’étude montre également que la mise en place de contrôles par IA ne suffit pas à dissuader les fraudeurs : 18 % des salariés savent que leur entreprise utilise de tels outils, sans pour autant modifier leur comportement.
Incompréhension et sentiment de compensation
La fraude ne relève pas toujours d’une intention malveillante délibérée. Pour 26 % des salariés concernés, la falsification découle d’une simple erreur ou d’une mauvaise compréhension de la politique de l’entreprise. Par ailleurs, 21 % pointent du doigt des règles internes jugées peu claires.
Pour les experts, le problème réside dans une approche de contrôle a posteriori, qui intervient une fois la dépense déjà engagée.
« La plupart des outils de gestion des notes de frais sont conçus pour contrôler la dépense après qu’elle a eu lieu. À ce stade, la finance est déjà en mode rattrapage, à courir après les justificatifs et à corriger des demandes qui n’auraient jamais dû être soumises », analyse Nikita Miller, Chief Product Officer chez Perk.
« La solution consiste à intervenir plus tôt : intégrer la politique de l’entreprise directement dans le parcours de réservation, rapprocher les justificatifs des données de carte en temps réel, et faire de la conformité le chemin le plus simple à suivre », ajoute-t-elle.
Vers un contrôle proactif et intégré
Face à ce constat, l’étude de Perk dégage trois axes stratégiques pour les directions financières. Le premier consiste à construire un dispositif qui ne repose plus uniquement sur le justificatif papier ou numérique, devenu trop facile à falsifier. Élargir l’accès aux cartes professionnelles permet de faire de la transaction bancaire la preuve principale. Pourtant, 58 % des salariés français n’en disposent toujours pas.
Le deuxième axe vise à supprimer les frictions administratives qui incitent à la triche. En effet, 41 % des salariés renoncent à déclarer des dépenses légitimes car ils jugent la démarche trop fastidieuse, ce qui peut générer un sentiment de « compensation » sur d’autres postes.
Enfin, la mise en place de garde-fous proactifs, comme des plafonds de dépense et des contrôles par catégorie intégrés aux cartes, permettrait de bloquer les transactions non conformes avant même qu’elles ne soient effectuées.
L’étude complète est disponible sur le blog de l’entreprise (https://www.perk.com/fr/blog/gestion-depenses-ere-ia-controle).
À propos de Perk
Perk (https://www.perk.com/fr/), anciennement TravelPerk, est une plateforme intelligente conçue nativement autour de l’IA pour la gestion des voyages et des dépenses. Elle a pour but d’éliminer les tâches invisibles, répétitives et chronophages qui freinent la productivité.
En automatisant les réservations, les notes de frais et la gestion des factures, la solution permet aux équipes de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée. Elle a été adoptée par plus de 12 000 entreprises dans le monde, dont Breitling, On Running et Fabletics.
Fondée en 2015, l’entreprise a pour mission de libérer le potentiel des équipes en supprimant les tâches administratives. Perk est également partenaire officiel de l’écurie Audi Revolut F1Ⓡ.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).
