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PARIS : Nathalie DELATTRE et Michel MASSET : « L’État doit être au rendez-vous de la reconstruction »

Face aux crues en Gironde et Lot-et-Garonne, les sénateurs Delattre et Masset réclament une mobilisation massive de l’État pour la reconstruction.

La situation est critique dans le Sud-Ouest de la France. Frappés de plein fouet par la tempête Nils et des crues historiques de la Garonne, les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne panse ses plaies alors que l’eau n’a pas encore fini de monter par endroits. Face à l’ampleur de la catastrophe, Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde, et Michel Masset, sénateur du Lot-et-Garonne, tous deux membres du groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen), sonnent l’alarme. Ils appellent ce mercredi à une « mobilisation totale » des services de l’État pour faire face à ce qui s’annonce comme une crise durable pour le territoire.

Un bilan matériel lourd malgré une gestion humaine saluée.

Si le pire a été évité sur le plan humain, c’est grâce à l’intervention rapide et coordonnée des secours. Les deux parlementaires ont tenu à saluer la « mobilisation exemplaire » de l’ensemble de la chaîne de sécurité : sapeurs-pompiers, gendarmes, services de l’État, ainsi que les agents municipaux et départementaux. Leur action a permis la mise en sécurité préventive de nombreuses familles menacées par la montée des eaux.

Cependant, le constat matériel est sombre. Des milliers de foyers demeurent privés d’électricité. De nombreuses habitations, entreprises, exploitations agricoles et bâtiments publics sont inondés ou directement menacés. Pour les élus, l’urgence est désormais de préparer l’après-crise, alors que les dégradations s’annoncent considérables pour l’économie locale.

« Dans ce contexte, ce sont souvent ceux qui ont le moins qui perdent le plus : l’État doit être au rendez-vous de la reconstruction, aux côtés des sinistrés et des territoires », soulignent Nathalie Delattre et Michel Masset.

Quatre mesures d’urgence pour le territoire.

Pour pallier les défaillances potentielles et accélérer le retour à la normale, les deux sénateurs ont dressé une liste de revendications précises adressées à l’exécutif. Ils demandent en priorité une accélération drastique de l’instruction des dossiers d’indemnisation, en activant notamment le régime des calamités agricoles, vital pour ce territoire rural. Le volet assurantiel est également au cœur de leurs préoccupations. Les élus exigent une vigilance accrue vis-à-vis des compagnies d’assurance, afin que ces dernières déploient « sans délai » des experts sur le terrain pour évaluer les pertes. Au-delà des particuliers, c’est la survie des services publics et du tissu économique qui est en jeu. Nathalie Delattre et Michel Masset réclament le déblocage de fonds exceptionnels pour les collectivités territoriales touchées, garantes de la continuité du service public. Enfin, ils plaident pour un accompagnement renforcé des entreprises industrielles et agricoles, estimant que les simples indemnisations ne suffiront pas à relancer l’activité économique locale.

Vers une réponse législative structurelle.

Cette crise remet en lumière la nécessité d’une politique de prévention plus ambitieuse. Nathalie Delattre interpellera le Gouvernement dès demain au Sénat sur la situation d’urgence dans les deux départements. Elle en profitera pour rappeler le travail de fond mené par son collègue Jean-Yves Roux, sénateur des Alpes-de-Haute-Provence et spécialiste de ces questions au sein du groupe RDSE.

Co-auteur du rapport alarmant intitulé « Adapter la France aux dérèglements climatiques à l’horizon 2050 : urgence déclarée », Jean-Yves Roux pousse pour l’adoption rapide de mesures législatives concrètes.

Deux textes majeurs sont actuellement sur la table : une proposition de loi visant à soutenir les collectivités dans la prévention des inondations, adoptée par le Sénat le 6 mars dernier, et une seconde proposition portant sur la gouvernance de la gestion des milieux aquatiques (GEMAPI). Ce dernier texte, jugé crucial pour clarifier les compétences et les financements, doit être examiné par la Chambre haute en avril prochain. Pour les élus du RDSE, la catastrophe actuelle démontre qu’il n’est plus temps de temporiser.