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PARIS : Morningstar DBRS abaisse la note de la Ville de Lyo…

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PARIS : Morningstar DBRS abaisse la note de la Ville de Lyon à AA, la tendance est passée à stable

DBRS Ratings GmbH (Morningstar DBRS) a abaissé la note d’émetteur à long terme de la ville de Lyon de AA (élevé) à AA (élevé) et a changé la tendance de négative à stable.

Morningstar DBRS a également abaissé la note du programme d’obligations à moyen terme (programme EMTN) de Lyon (500 millions d’euros) de AA (élevé) à AA et a changé la tendance de négative à stable. Dans le même temps, Morningstar DBRS a confirmé la note d’émetteur à court terme de Lyon et la note de 150 millions d’euros de son programme de papier commercial européen négociable (programme NEU CP) à R-1 (élevée). La tendance sur l’ensemble des notations à court terme reste stable.

CONSIDÉRATIONS CLÉS EN MATIÈRE DE NOTATION DE CRÉDIT

La dégradation de la note émetteur à long terme de Lyon de AA (élevé) à AA et le changement de tendance de Négatif à Stable reflètent uniquement la dégradation de la note d’émetteur à long terme en devises étrangères et locales – Émetteur de AA (élevé) à AA et le changement de tendance de Négatif à Stable le 19 septembre 2025. Malgré les atouts intrinsèques de la ville, les notations de crédit de Lyon sont plafonnées par les notations de crédit de la France, car Morningstar DBRS considère que les gouvernements infra-souverains français ne sont pas éligibles pour être mieux notés que les États souverains.

La tendance stable reflète également l’opinion de Morningstar DBRS selon laquelle les risques liés aux cotes de crédit sont équilibrés. La stratégie financière claire de la ville et sa flexibilité budgétaire devraient lui permettre de mettre en œuvre son plan d’investissement pluriannuel de 1,318 milliard d’euros (« Plan d’investissement »), tout en maintenant un profil budgétaire favorable et un niveau d’endettement modéré. Et ce, malgré la contribution des gouvernements subsouverains français, dont Lyon, aux efforts d’assainissement budgétaire national.

La notation de crédit de Lyon reste soutenue par (1) la bonne performance financière de la ville et un niveau d’endettement très modéré ; (2) la qualité de sa gestion financière ; (3) une structure de dette saine, diversifiée et efficace et une situation de liquidité confortable ; et (4) une économie diversifiée qui constitue le deuxième pôle économique de la France. Morningstar DBRS porte également un regard positif sur le cadre institutionnel dans lequel Lyon évolue, en particulier sur les principes et procédures budgétaires applicables aux gouvernements infra-souverains français, qui contribuent à leur viabilité financière. Morningstar DBRS intègre également dans son analyse le soutien exceptionnel de la République française dont les administrations infra-souveraines françaises ont bénéficié par le passé, notamment à travers les enveloppes de financement exceptionnelles mises en place par la Caisse des Dépôts à partir de novembre 2008, lorsque les conditions de marché étaient défavorables.

FACTEURS DE COTE DE CRÉDIT

La note de crédit à long terme pourrait être relevée si la note de crédit de la République française était relevée.

Les notations de crédit pourraient être dégradées si l’une ou plusieurs des situations suivantes se produisaient : (1) les notations de crédit de la République française ont été dégradées ; (2) une détérioration de la performance budgétaire de la ville, entraînant une augmentation rapide et significative du niveau d’endettement.

JUSTIFICATION DE LA COTE DE CRÉDIT

Lyon bénéficie d’une bonne gouvernance et d’une gestion budgétaire ainsi que d’une grande flexibilité budgétaire

Les objectifs stratégiques de la Ville de Lyon en matière de politiques publiques ont été clairement définis dans le Plan de Mandat 2020-2026, avec la transition écologique comme fil conducteur de toutes les politiques. La mise en œuvre de ce plan de mandat s’est appuyée sur un plan d’investissement de 1,25 milliard d’euros, ajusté à 1,318 milliard d’euros. Le cadre financier du mandat a été validé par l’exécutif en septembre 2020 et reposait sur : (1) un objectif d’atteindre 800 millions d’euros de dépenses engagées liées au Plan d’investissement sur la période 2021-2026 ; (2) une croissance annuelle moyenne maximale autorisée de 2 % pour les dépenses de fonctionnement, dont 3 % en moyenne annuelle pour les dépenses de personnel. L’objectif concernant l’évolution des dépenses de fonctionnement a été révisé à la hausse en raison des effets budgétaires du coût de l’énergie, notamment en 2023, et de l’augmentation des coûts de personnel liée aux décisions du gouvernement central sur les compensations ainsi qu’aux propres décisions de la ville dans le cadre de sa politique d’attractivité et de recrutement des ressources humaines. Néanmoins, les objectifs d’endettement restent inchangés avec un excédent d’endettement inférieur à 10x à la fin du mandat en 2026. Morningstar DBRS est d’avis que la ville atteindra cet objectif financier. Les prochaines élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026.

La gouvernance et la gestion fiscale de la ville sont bonnes et sa transparence financière est élevée. Lyon a mis en place un suivi étroit de l’exécution de son Plan d’Investissement, avec des comités de suivi dédiés et des revues annuelles complètes de projets, opération par opération. La ville dispose de prévisions financières à long terme prudentes et détaillées, qui sont mises à jour au moins deux fois par an. La ville bénéficie également d’outils lui permettant d’assurer un suivi étroit et continu de l’exécution financière tout au long de l’année, avec un reporting régulier au niveau de l’Exécutif et du Chef de l’Administration. La ville renforce continuellement ses outils budgétaires de manière innovante, permettant un contrôle budgétaire strict par domaines politiques. Il met également en œuvre un plan budgétaire à moyen terme, notamment en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement. Ce dernier renforce le lien entre les budgets annuels et les prévisions financières à long terme.

La marge de manœuvre budgétaire de la ville demeure élevée et disponible pour atténuer les impacts potentiels des chocs externes sur la viabilité de sa trajectoire financière. Et ce, malgré la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales décidée par l’État. La taxe foncière est la principale marge de manœuvre et représente 44 % des recettes d’exploitation de Lyon dans son budget 2025. L’impôt foncier est constitué d’une assiette fiscale résiliente, qui est relativement à l’abri du cycle économique. De plus, malgré une augmentation de 9 % du taux d’imposition en 2023, le taux d’impôt foncier de la ville de 31,89 % est nettement inférieur à la moyenne nationale des municipalités (39,74 % en 2024). En outre, la ville dispose également d’une marge de manœuvre en matière de redevances.

La performance budgétaire de Lyon est solide et son niveau d’endettement très modéré

La performance budgétaire de la ville est bonne et elle a été relativement résiliente malgré les multiples vents contraires des dernières années. En 2024, le ratio des excédents d’exploitation aux revenus d’exploitation est demeuré favorable, s’établissant à 13,2 %, malgré une baisse de 16,7 % des revenus de droits de mutation immobilière. De 2020 à 2023, la ville a été en mesure de maintenir un ratio excédent d’exploitation sur revenus d’exploitation de 13,7 % en moyenne malgré divers chocs tels que la pandémie de COVID-19 et une période de forte inflation. La stratégie d’achat d’énergie de la ville lui a permis d’atténuer l’impact fiscal de la hausse des prix de l’énergie pour le gaz en 2022 et 2023. Morningstar DBRS est d’avis que Lyon devrait être en mesure de maintenir un ratio excédent d’exploitation sur revenus d’exploitation proche de 8 % en 2026. La trajectoire budgétaire de la ville sera impactée par la contribution des collectivités territoriales françaises à l’effort d’assainissement budgétaire national, avec un impact budgétaire de 10,2 millions d’euros en 2025, qui pourrait encore s’accentuer en 2026.

Au cours des cinq dernières années, la ville a dégagé un excédent de financement annuel moyen de 1,6 % de ses revenus d’exploitation, avec des dépenses d’investissement s’élevant à 116 millions d’euros par an en moyenne et culminant à 147 millions d’euros en 2024. La mise en œuvre progressive du Plan d’investissement avec des dépenses d’investissement engagées, qui devraient atteindre au moins 165 millions d’euros par an en moyenne en 2025 et 2026, conduira probablement la ville à enregistrer des déficits de financement plus élevés cette année et l’année prochaine.

Depuis 2017 et à nouveau en 2024, Lyon a été en mesure de réduire continuellement son encours de dette et d’améliorer son ratio dette/revenus d’exploitation, sauf en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19. À la fin de l’année 2024, les ratios d’endettement ajusté sur chiffre d’affaires d’exploitation et d’endettement sur excédent d’exploitation de Lyon étaient très favorables, s’établissant respectivement à 39,6 % et 3,0x. Ces ratios devraient se détériorer au cours des prochaines années avec la mise en œuvre du Plan d’investissement, mais les ratios ajustés de la dette aux revenus d’exploitation et de la dette aux excédents d’exploitation demeureront probablement à des niveaux relativement favorables, soit près de 55 % et 8x d’ici 2026, respectivement.

Lyon bénéficie d’une gestion efficace de sa dette et d’une situation de liquidité confortable

La structure de la dette de la ville est simple et efficace. Son exposition à un environnement de taux d’intérêt plus élevés est limitée, avec 87,8 % de la dette à taux fixe après couverture au 30 juin 2025. À l’époque, le taux d’intérêt moyen de la dette était faible, à 1,53 %. La gestion diversifiée et optimisée de la dette de la ville lui permet de contenir ses charges nettes d’intérêts à un niveau très bas, représentant moins de 0,6 % des revenus d’exploitation sur les 3 dernières années et susceptibles de rester sous la barre de 1 % des revenus d’exploitation d’ici 2026. Depuis 2022, la ville n’a cessé de diversifier ses instruments de dette en émettant des obligations vertes et durables.

La gestion des liquidités de la ville est prudente et diversifiée. La trésorerie de Lyon est à l’aise avec un solde de trésorerie moyen proche de 40 millions d’euros au premier semestre 2025. En outre, la ville dispose d’une ligne de liquidité d’un montant de 30 millions d’euros et d’un programme de billets de trésorerie « NEU CP » de 150 millions d’euros. En raison de la position de trésorerie excédentaire de la ville, le programme NEU CP n’a pas été utilisé entre 2022 et mars 2025. Néanmoins, Morningstar DBRS note que Lyon a par le passé été en mesure d’utiliser son programme NEU CP à des conditions financières favorables, parfois même en bénéficiant de taux d’intérêt négatifs, et a recommencé à émettre en avril 2025. Morningstar DBRS est d’avis que la Ville de Lyon disposera, à tout moment, de liquidités suffisantes (liquidités et/ou lignes de liquidité) pour couvrir les encours de son programme CP. La ville bénéficie également d’une enveloppe de financement de 50 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (notée AAA, stable).

Les procédures internes de la Ville pour surveiller le passif éventuel sont efficaces. Lyon est l’actionnaire majoritaire de deux fournisseurs de logements sociaux et abordables, la Société Anonyme de Construction de la Ville de Lyon (SACVL) et la Société Anonyme d’Habitations à Loyer Modéré pour l’Action Sociale (SAHLMAS). Morningstar DBRS considère que SACVL et SAHLMAS avaient respectivement un profil financier solide et satisfaisant à la fin de 2024.

Lyon est le deuxième pôle économique de la France

Avec une population de 520 774 habitants en 2022, Lyon est la troisième plus grande ville de France en termes de population. C’est le centre-ville de la Métropole de Lyon qui regroupe 58 communes et est le deuxième pôle économique de France après la métropole parisienne. La Ville de Lyon représente 36 % des habitants de la Métropole de Lyon mais représente 45 % de ses salariés. La population lyonnaise est comparativement plus riche que la moyenne nationale et bénéficie d’un taux de chômage structurellement légèrement inférieur.

L’économie lyonnaise est diversifiée, bien que principalement centrée sur les services aux entreprises et les services aux particuliers. Alors que le secteur de l’industrie ne représente plus que 7 % des emplois à Lyon, il se distingue par son dynamisme, notamment dans les domaines de la santé et des sciences de la vie. L’ouverture en décembre 2024 de l’académie de l’Organisation mondiale de la santé, qui pourrait accueillir 16 000 étudiants, devrait renforcer la position de Lyon en tant que pôle mondial de la santé.

Morningstar DBRS estime que l’économie lyonnaise continuera de croître à un rythme proche de celui de l’ensemble de l’économie française, tout en faisant preuve d’une résilience légèrement supérieure à la moyenne nationale face aux chocs externes potentiels, comme cela a été le cas lors de la pandémie de Covid-19 en 2020, lorsque les impacts économiques ont été les plus importants.

CONSIDÉRATIONS ENVIRONNEMENTALES, SOCIALES ET DE GOUVERNANCE

Les actions de notation de crédit de la France sont susceptibles d’avoir un impact sur cette notation. Les facteurs ESG et leur effet sur l’analyse du crédit de la France sont abordés séparément à la https://dbrs.morningstar.com/issuers/14372

Aucun facteur environnemental, social ou de gouvernance n’a eu d’effet significatif ou pertinent sur l’analyse de crédit.

Une description de la façon dont Morningstar DBRS tient compte des facteurs ESG dans le cadre analytique de Morningstar DBRS se trouve dans les Critères de Morningstar DBRS : Approche à l’égard des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les notations de crédit (16 mai 2025) https://dbrs.morningstar.com/research/454196

RÉSUMÉ DU COMITÉ D’ÉVALUATION

Le tableau de bord des sous-souverains européens de Morningstar DBRS génère un résultat dans la fourchette AAA – AA. Les principaux points abordés lors de la réunion du comité de notation comprennent la performance financière et les mesures de la dette de la ville en 2024, ses estimations budgétaires pour 2025, ses prévisions financières, son profil d’endettement et de liquidité, ainsi que la relation institutionnelle et financière avec le gouvernement central.

Pour plus d’informations sur les indicateurs clés utilisés pour la République française, veuillez consulter les indicateurs de tableau de bord souverain et les évaluations modulaires : https://dbrs.morningstar.com/research/462895/france-republic-of-scorecard-indicators-and-building-block-assessments

Les indicateurs nationaux du tableau de bord ont été utilisés pour la notation de crédit souverain. La notation de crédit de la République française a été prise en compte dans l’analyse de crédit de la Ville de Lyon.

Notes:

Tous les chiffres sont en euros, sauf indication contraire.

Pour plus d’informations, visitez dbrs.morningstar.com et pour planifier une entrevue, veuillez m’envoyer un courriel à north.american.communications@morningstar.com