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PARIS : Moral solide, préoccupations sur la sécurité, défis…

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PARIS : Moral solide, préoccupations sur la sécurité, défis persistants pour l’éducation, la santé et la vie quotidienne des expats

Avec plus de 16.600 réponses reçues pour les 4 enquêtes menées cette année, le Baromètre Expat Communication 2025 confirme la vitalité de la mobilité internationale tout en mettant en lumière certaines fragilités.

Moral, éducation, santé, vie quotidienne, expérience professionnelle, ou encore sécurité, les enseignements sont nombreux.

Un moral globalement bon, mais contrasté selon les parcours.

Le moral des expatriés se maintient à un niveau élevé, autour de 72/100. Les salariés expatriés, retraités et jeunes en VIE/VIA affichent une meilleure intégration et une stabilité rassurante. À l’inverse, les conjoints accompagnateurs restent les plus fragiles, souvent confrontés à l’isolement et à l’absence de perspectives professionnelles. Les familles de retour d’expatriation connaissent également une baisse notable du moral, liée à la perte de repères et aux difficultés de réadaptation.

Les données montrent que les phases de transition – arrivée, changement, retour – sont les plus sensibles émotionnellement, tandis que les périodes de stabilité favorisent la sérénité.

L’éducation internationale: entre réussite et inquiétudes.

L’enquête menée avec Ermitage Group révèle que 55 % des familles choisissent le système scolaire français, 36 % les écoles internationales et une minorité les systèmes locaux. La réputation académique, la proximité et le multilinguisme sont les critères les plus cités. Si 59 % des parents estiment que leurs enfants se sont bien adaptés, 21 % ont eu besoin d’un soutien spécifique, dont un tiers de nature psychologique. Le harcèlement scolaire est mentionné par près d’un parent sur cinq, souvent mal pris en charge par les établissements.

Le financement reste un défi majeur : 67 % des familles assument seules les frais de scolarité, 84 % ne reçoivent aucune aide et près de la moitié ignorent l’existence de bourses. Les verbatims traduisent une impression de solitude face à une dépense lourde et récurrente.

Santé: une couverture présente mais jugée insuffisante.

91 % des expatriés disposent d’une couverture santé, le plus souvent via le duo CFE + complémentaire privée.  Pourtant, seuls 29 % disent comprendre parfaitement leur contrat et 64 % demandent un meilleur accompagnement pour décoder garanties et exclusions. L’accès aux soins est globalement possible, mais 14 % rapportent des difficultés, notamment au Royaume-Uni, au Canada ou en Thaïlande. Le coût reste une préoccupation majeure : 34 % des expatriés renoncent à des soins ou les reportent par manque de budget. La satisfaction moyenne vis-à-vis des assurances est jugée « juste suffisante » (2,9/5). Les attentes pour l’avenir sont claires : plus de pédagogie, des outils digitaux performants, une offre plus flexible et adaptée aux réalités de la mobilité.

Vie quotidienne : l’amour et les finances au beau fixe.

Près d’un expatrié sur deux vit à l’étranger depuis plus de dix ans, mais les projets restent incertains : 39 % n’envisagent pas de retour, 31 % hésitent et 25 % prévoient de rentrer « dans quelques années ». L’intégration est jugée positive (3,6/5), mais la relation aux institutions françaises reste distendue : 85 % sont inscrits au registre consulaire, mais seuls 12 % utilisent régulièrement les services.

La sécurité et la liberté d’expression varient fortement selon les pays : si la Nouvelle-Zélande ou Singapour inspirent confiance, l’Ukraine, la Russie ou l’Afrique du Sud suscitent inquiétude.

Sur le plan financier, la majorité des expatriés améliore son niveau de vie et sa capacité d’épargne, mais l’avenir reste préoccupant : seuls 28 % se sentent sécurisés pour leur retraite et 71 % n’ont pas rédigé de testament.

Pour 64% des couples répondants, l’expatriation renforce leur relation amoureuse. Quant aux liens familiaux, ils sont renforcés pour 31% et stables pour 57%.

Richesse des parcours professionnels, mais quelques fragilités.

La vie professionnelle des expatriés apparaît comme l’un des piliers de leur expérience internationale, à la fois source d’opportunités et de défis. L’expatriation est largement perçue comme un accélérateur de carrière. 85 % des répondants estiment que leur séjour à l’étranger a répondu à leurs attentes initiales, qu’il s’agisse d’une montée en compétences, d’une ouverture culturelle ou d’une évolution hiérarchique.

Les compétences développées combinent management interculturel, adaptabilité, autonomie, prise de décision ou encore leadership pour les hommes. Les femmes soulignent particulièrement un renforcement de leur flexibilité et de leur capacité à gérer le changement. Pourtant, cette richesse n’est pas toujours reconnue au retour : seuls 55 % jugent leur expérience valorisée sur le marché du travail, révélant un décalage entre la réalité vécue et la perception des employeurs.

Alix Carnot

Le Baromètre met aussi en lumière la fragilité des conjoints, dont l’intégration professionnelle reste inégale (52 % exercent une activité dans le pays d’accueil, avec un écart marqué entre hommes et femmes), ce qui impacte directement l’équilibre du foyer.

Alix Carnot, Directrice Associée d’Expat Communication en conclut « pour que la mobilité internationale soit une opportunité durable et profitable à tous, les entreprises doivent dépasser l’accompagnement logistique. Elles doivent aussi investir dans des dispositifs plus complets, intégrant la carrière, l’identité et le soutien interculturel des salariés comme de leurs familles ».

Prix Expat Communication 2025 : 4 entreprises moteurs en matière de mobilité internationale distinguées.

Grande nouveauté de cette année, les Prix Expat Communication valorisent les politiques d’entreprises clairement engagées en faveur de l’expatriation et de l’interculturel. 4 prix ont été remis lundi 1er décembre au Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères :

  • Prix « Conjoint friendly », en faveur des politiques RH qui s’engagent à intégrer le conjoint comme acteur à part entière du processus de mobilité internationale : Alstom ;
  • Prix « International féminin », récompense les entreprises engagées pour améliorer la représentativité des femmes dans les postes internationaux : L’Oréal ;
  • Prix « Management interculturel », valorise les actions mises en œuvre pour améliorer la communication, renforcer la collaboration et prévenir les conflits dans un contexte international : Thalès ;
  • Prix « Coup de cœur Expat Communication » : l’AFD (Agence Française de Développement)

A propos d’Expat Communication :

Depuis 2001, Expat Communication prépare et accompagne les talents internationaux et leur famille pour ses clients, entreprises internationales.

Leur mission : identifier et partager les clés d’une expatriation réussie tout au long de la mobilité.

Expat Network : à travers le Club Expat Premium et le site femmeexpat.com, ils accompagnent plus de 30.000 expatriés dans le monde entier.

Coaching et formation : ils développent l’expatriabilité, l’employabilité et l’intelligence interculturelle des expatriés, partout dans le monde en 8 langues. Des programmes animés par les experts de la Coach Academy.

Expat Lab : études de référence sur le thème qui est au cœur de notre activité : l’élément humain dans la mobilité internationale. Baromètre, conférences, masterclasses et publications.