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PARIS : Miel – Près de 8 Français sur 10 incapables d…

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PARIS : Miel – Près de 8 Français sur 10 incapables d’identifier l’origine réelle sur l’étiquette

À quelques jours d’une nouvelle réglementation sur l’étiquetage, une étude révèle une confusion massive des consommateurs sur l’origine du miel.

Le miel bénéficie d’une confiance quasi-unanime auprès des Français, mais son origine reste un véritable mystère pour la plupart d’entre eux. Selon une enquête menée par l’institut FLASHS pour Alvadiem auprès de 2 000 personnes, près de huit consommateurs sur dix (78 %) ne parviennent pas à identifier la provenance réelle d’un miel, même lorsque celle-ci est correctement indiquée sur le pot. Un constat alarmant alors que la transparence en la matière est sur le point d’être renforcée.

Nouvel étiquetage européen : la promesse de transparence

Le flou actuel qui entoure l’origine des miels prendra fin le 14 juin 2026. À cette date, la directive européenne (UE) 2024/1438 imposera une nouvelle règle d’étiquetage. Fini la mention vague « mélange de miels UE/hors UE » qui permettait de commercialiser des miels de multiples provenances sans plus de détails. Les producteurs devront désormais afficher la liste des pays d’origine par ordre d’importance, en précisant le pourcentage que représente chaque pays dans le mélange final. L’objectif est clair : offrir une information complète et transparente pour permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés.

Des consommateurs largement induits en erreur

Pour évaluer la capacité des Français à décrypter les étiquettes, l’étude a présenté aux sondés un pot de miel dont l’origine réelle, la Hongrie, était inscrite. Cependant, d’autres indices visuels évoquaient une production locale : la mention « mise en pot dans les Pyrénées » ou encore une adresse française. Les résultats sont sans appel : 64 % des participants ont cru acheter un miel français. En ajoutant les 14 % d’indécis, ce sont donc 78 % des répondants qui n’ont pas su identifier la provenance étrangère du produit.

Le poids des apparences sur l’étiquette

Cette méprise s’explique par la prédominance des indices visuels et marketing sur l’information réglementaire. Interrogés sur les raisons de leur choix, 64 % des personnes pensant avoir affaire à un miel français ont été influencées par la présence de mots comme « France » ou « Pyrénées ». Le style perçu comme artisanal (37 %), le design du pot (30 %) et le fait que le conditionnement soit réalisé en France (25 %) ont également pesé lourdement dans leur perception. Ces éléments créent une image de produit local qui occulte l’origine véritable de la matière première.

L’origine, un critère d’achat paradoxalement prioritaire

Le paradoxe est d’autant plus grand que l’origine est le premier critère de choix pour 72 % des acheteurs de miel, bien avant le goût (51 %) ou le prix (46 %). L’étude révèle aussi une confiance excessive des consommateurs en leurs propres capacités, puisque 86 % d’entre eux estiment savoir lire et comprendre correctement les informations d’origine sur les emballages. Ce décalage entre la perception et la réalité souligne l’urgence et la pertinence de la nouvelle directive européenne. Henri Clément, apiculteur et porte-parole de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), est l’un des experts qui militent de longue date pour cette clarification.

Un aliment plébiscité mais méconnu

Cette confusion touche un produit extrêmement populaire : plus de 9 Français sur 10 (93 %) déclarent consommer du miel, que ce soit pour son goût (64 %), ses vertus pour la santé (55 %) ou comme alternative au sucre (51 %). L’étude complète, commandée par Alvadiem, une marque française spécialisée dans les soins dermatologiques à base de produits de la ruche, est disponible sur son site (https://www.alvadiem.fr/pages/etude-francais-et-miel). Elle met en lumière l’attachement des Français à ce produit tout en soulignant un besoin crucial de pédagogie pour que les nouvelles règles d’étiquetage atteignent leur objectif de transparence.

L’enquête a été réalisée par FLASHS pour Alvadiem du 23 au 28 avril 2026, via un questionnaire en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus.

SOURCE : https://www.alvadiem.fr/pages/etude-francais-et-miel

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).