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PARIS : Michel MASSET : « Le texte négocié par le Premier ministre reste un rendez-vous manqué »

Le groupe RDSE déplore l’échec du dialogue sur le budget 2026 et appelle l’Assemblée nationale à finaliser un texte jugé toutefois décevant.

Le Sénat a rejeté, vendredi, le texte budgétaire issu de l’Assemblée nationale et adopté via l’article 49.3. Ce vote confirme l’absence de consensus entre les deux chambres parlementaires sur le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Face à ce constat, le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) prend acte de l’impasse et s’en remet désormais aux députés pour doter la France d’un budget, condition sine qua non pour offrir de la visibilité aux acteurs économiques et aux citoyens.

Cependant, pour le groupe parlementaire, la copie finale ne répond pas aux exigences actuelles. Bien que le texte porte une attention accrue à la justice fiscale, il demeure insuffisant aux yeux des sénateurs du RDSE.

Le poids de la dette publique.

Au cœur des critiques formulées par le groupe figure la gestion des finances publiques. Le sénateur Michel Masset pointe du doigt une trajectoire budgétaire inquiétante. Selon lui, le projet de loi laisse « intacte la dynamique d’une « mauvaise dette » qui continue de rogner notre capacité à investir dans les priorités essentielles de la Nation ». Cette analyse souligne la difficulté de l’Exécutif à concilier redressement des comptes et investissements d’avenir.

Des avancées territoriales mais des priorités oubliées.

Le bilan tiré par le RDSE n’est pourtant pas entièrement négatif. Le groupe se félicite d’avoir pu faire entendre sa voix sur certains dossiers, obtenant des avancées qualifiées d’indispensables concernant les politiques territoriales de proximité. Néanmoins, le compte n’y est pas sur les grands chantiers nationaux. Les sénateurs déplorent un manque d’ambition et de moyens pour l’Éducation nationale, la santé, la transition écologique ainsi que pour le renforcement de l’autonomie stratégique, tant industrielle qu’agricole.

Une méthode contestée.

Au-delà du fond, c’est la forme des négociations qui suscite l’amertume. Le RDSE regrette que « le marchandage l’ait emporté sur un réel compromis ». Pour sortir de cette logique d’affrontement institutionnel, Michel Masset appelle à revoir la méthode de travail parlementaire. Pour l’élu, aboutir à une issue budgétaire responsable et cohérente relève d’« une forme certaine de devoir ». Fidèle à sa tradition, le groupe réaffirme son attachement au dialogue entre les institutions pour trouver des solutions équilibrées.