PARIS : Menace sur 45 000 emplois français à cause des droi…
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PARIS : Menace sur 45 000 emplois français à cause des droits de douane américains
Les menaces américaines de hausse des droits de douane pourraient coûter plus de 45 000 emplois en France.
Face aux menaces répétées des États-Unis d’augmenter drastiquement les droits de douane sur les importations européennes, Asterès publie une étude inédite quantifiant les conséquences potentielles pour les secteurs français les plus exposés.
Des pertes d’emplois significatives
Selon cette analyse, une hausse des droits de douane américains à 20 % sur les produits français entraînerait une perte d’exportations proche de 1 milliard d’euros, soit la destruction de plus de 17 000 emplois. Si les droits atteignent 50 %, ce sont près de 2,5 milliards d’euros d’exportations et plus de 45 000 emplois qui pourraient disparaître.
Secteurs à haute valeur ajoutée en première ligne
Trois secteurs sont particulièrement visés :
• Vins et spiritueux (21 % de leurs exportations destinées au marché américain),
• Produits cosmétiques,
• Maroquinerie (cuir, bagages, chaussures).
Ces secteurs sont ciblés car ils affichent un fort excédent commercial avec les États-Unis, cumulant plus de 8 milliards d’euros en 2024.
Conséquences économiques dévastatrices
Les résultats de l’étude sont sans appel :
• À 20 % de droits, les exportations vers les États-Unis chuteraient de 11 % en moyenne.
• À 50 %, la baisse dépasserait 30 % pour le vin, provoquant à elle seule plus de 15 000 destructions d’emplois.
Une guerre commerciale perdante-perdante
L’expérience du premier mandat de Donald Trump montre que ce type de mesures a d’abord nui à l’économie américaine elle-même. Les études économiques estiment une perte de 51 milliards de dollars pour les États-Unis en un an, soit 0,27 % de leur PIB. Les projections à long terme prévoient même une perte de croissance de 6 % et une baisse des salaires de 5 %.
Éviter l’escalade pour protéger l’économie européenne
Face à cette menace, Asterès appelle à éviter toute stratégie de représailles commerciales qui aggraverait les effets négatifs pour l’économie européenne. À l’inverse, il est préférable de soutenir activement les secteurs exposés, renforcer les partenariats historiques et diversifier les débouchés à l’export.
Pour plus d’informations, consultez la note complète : Note Asterès | Article Les Échos


